ACTE QUATRIÈME
JEANNE, la rejj-ardant.
Madame!
LA BARONNE (I), retombant assise sur le canapé. Ah! (a. elle-même.) Ah! mou Dieu!
JEANNE (2), courant s'agenouiller devant elle. Madame!
LA BARONNE, se ressaisissant.
Je n'ai rien, mon enfant, je n'ai rien !... c'est... c'est le récit de tes malheurs .. de ton infortune... qui me trouble... qui m'émeut!... Tu... tu dois comprendre cela, n'est-ce pas? et... tu me pardonnes? Tu me pardonnes ?
En disant cela, elle l'attire à elle et la couvre de baisers. J E A N N !•: .
Ah! (Elles se tiennent enlacées. — ■ Jeanne, la tête appuyée sur son épaule.) Ah! madame! Que je vous aimerai !... Que je vous aime!... Que n'êtes-vous ma mère?
LA BARONNE
Ta mère?... Moi?.. .Teanne... tais-toi! Ne dis pas cela! (Tout à coup.) Ah ! quelle est... cette femme, dont tu me parlais tout à l'heure? (Avec terreur.) Ce n'est pas moi, n'est-ce pas?
Elle se lève.
JEANNE, l'imitant.
Vous ?
LA BARONNE
Non! non ! je divague!... je deviens folle!... Tu le vois! (a elle-même en passant au numéro 2.) Ah ! je souffre, mou Dieu! Je souffre à en mourir!
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