BrantAme, t. VI, p
3. Les instmctioiis de la reine Catherine à Florimond Robertet sont consenrées dans le yoI. 17832 du fonds français.
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Robertet partit de Paris le %% mai et s'arrêta à Chantilly auprès du coDuétable. Il y trouva Goodéy qui lui offrit avec instance Tadjonction du s. de la Haye. La demande pouvait cacher une surprise. Robertet consulta la régente.
Catherine accepta avec empressement dans Tespoir qu'un refus d'Elisabeth, adressé au négociateur attitré du prince de Gondé, paraîtrait plus offensant aux réformés. Les deux ambassadeurs arrivèrent à Londres et eurent une audience de la reine le 3 juin. Ils réclamèrent la restitution du Havre. — c  une condition, dit Elisabeth . — Laquelle ? — Mon droit sur Calais, > reprit-elle. — Robertet objecta que les huit ans stipulés par le traité de Cateau-Cambrésis n'étaient pas encore écoulés. Elisabeth proposa de réunir des commissaires à Calais et de suivre leur décision. Robertet exigea préalablement la restitution du Havre. La conférence s'aigrit. Elisabeth ne sut pas modérer ses emportements. Robertet, fier et hautain, riposta par des menaces. Les deux ambassadeurs sortirent du cabinet de la reine en se félicitant d'avoir, conformément aux instructions de Catherine, amené une rupture * .
Catherine de Médicis se louait déjà de sa politique agressive, quand un accident refroi-