Calendan, t563, p
droit sur Calais. Pendant deux mois, les conférences se succédèrent. La régente, les secrétaires d'État, le connétable, les cardinaux de Lorraine et de Bourbon, le chancelier de l'Hospital reçurent tour à tour ou simultanément Smith et Throckmorton . À chaque entretien, les négociateurs reproduisaient les mêmes arguments, formulaient les mêmes déclarations.
Chacun s'obstinait dans ses exigences et se retirait chaque jour plus irrité des répétitions de l'adversaire. Personne ne produisit une idée nouvelle, excepté la reine, qui laissa négligemment tomber ces mots : c Je regrette que le roi ou le duc d'Orléans ne puisse épouser la reine Elisabeth. Un mariage clôturerait toutes les querelles. > C'était le secret de Catherine, le mobile de sa politique vis-à-vis de l'Angleterre. Smith ne releva pas la proposition*.
La conciliation paraissait impossible quand les ambassadeurs anglais abandonnèrent d'euxmêmes la revendication de Calais. À la fin de février, dans leurs innombrables dépèches, Smith et Throckmorton ne parlent plus que de l'indemnité oflFerte par la régente pour la liberté des otages. Les Anglais demandaient 500,000 couronnes; Catherine en accordait 1S10,000. On disputa longtemps sur ce chiffre.