‹ Le traité de Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559):Chapitre 82 sur 98 · Négociations soui FrançoU II, p · texte numérisé non relu

Négociations soui FrançoU II, p

duc de riofantado de ne rien changer au service de la reine jusqu'à Guadalaxara ^ . La comtesse d'Urèna, de la maison de la Gueva, soeur du duc d' Albuquerque , surintendante géoérale, rejoignit sa mattresse à Pampelune. L*entrevue fut pleine de tendresse. La comtesse ne tarissait pas d'hommages et Elisabeth d'éloges. Les dames espagnoles voulurent voir la reine parée à la mode de France et admirèrent si naïveaient son élégance que la princesse, pour leur plaire, reprit pendant quelques jours les toilettes qu'elle avait quittées.

Les premières relations de la dame d'Urèna et de la comtesse de Glermont furent cordiales et affectueuses. Hais la camerera mayor n'avait pas vu sans dépit la faveur de sa rivale. A Tudele, au moment du départ, Elisabeth commanda à Lansac de Saint-Gelais d'offirir à la comtesse une place dans la litière royale. La comtesse s'épancha en protestations dévouées, mais déclina cet honneur. La reine appela madame de Glermont. Au premier mouvement du cortège, la dame d'Urèna lance ses estafîers à la suite de la reine et renverse les porteurs des demoiselles de Montpensier et de Rieux.

1. Négociation» ums FrançoU II, p. 175, 184, 191 et 192. — Relations de Lansac, de L'Haillier et relation anonyme. Voyez aussi Vinstmction de Philippe U an duc de l'Infantado (Arch. nat., K. 1643, n* 31).

11 y eut UD moment de trouble* Les pages et les varlets des deux races s'iusultaient avec émulation. Au bruit du désordre, la reine fît arrêter sa litière et conmianda à Lansac de représenter à la comtesse que les demoiselles de Montpensier et de Rieux étaient des princesses de la maison de Bourbon, non sujettes du roi d'Espagne. La comtesse répondit avec une soumission affectée et rejeta la faute sur ses gens qu'elle promit de faire châtier, c mais je congneus à son visage, dit Lansac, qu'elle estoit un peu troublée^. >

Après l'installation de la reine à Tolède, Philippe II désira qu'elle fût c entièrement servie et acomodée à la façon du pays. » Sébastien de l'Âubespine, qui connaissait les inclinations du roi, conseilla lui-même le rappel des dames françaises c pour les dix mille petites riottes et difficultés » que la rivalité des deux nations engendrait journellement^. Plus la reine pourra

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