Texte dn traité de Catean-Cambrésis
doresnavant enr repos et tranquillité, vous pouvant asseurer de nostre amitié et qu'en tous lieux et endroits où nous aurons moyen et pouvoir de faire pour vous et les vostres, nous nous y employerons d'aussi bon cueur que le meilleur et le plus parfait ami que vous ayez^. >
Livrés à eux-mêmes, sans alliés, sans secours, les chefs du parti français prirent la résolution héroïque de poursuivre à eux seuls la guerre de rindépendance. Pendant que Jourdain des Ursins passait la mer pour demander au roi les sommes nécessaires à la solde des gens de pied, Sampiero Corso appelait aux armes les durs montagnards du Rotondo, les proscrits, les victimes des Génois, les hommes qui s'étaient compromis en faveur de la France, les capitaines de profession que la paix jetait sur le pavé. Les premiers Génois qui débarquèrent furent reçus à coups d'arquebuse. Déjà les soldats des places fortes de l'Ile s'étaient joints aux rebelles. Le duc d'Âlbe, retenu encore à la cour de France par le mariage d'Elisabeth de Valois, pressentit la gravité de la sédition. Aussi perspicace que son maître, il reconnut dans le mouvement l'intervention déguisée de la cour de France. Il s'inquiéta surtout des agissements de Jourdain des Ursins, qui allait et venait de Marseille à