Oalendars, 1563; lettres de mai et de jain
dit le prince de Gondé. Le 1 juin 1 563, la cour était venue à Paris et avait assisté à la procession de la Fête-Dieu. Après la cérémonie, elle rentra à Vincennes. La porte Saint-Antoine était occupée par 600 bourgeois armés, décidés à faire un mauvais parti au prince. Us arrêtèrent le cortège, mais, en reconnaissant le roi, ils ouvrirent leurs rangs. Le coche de la princesse de Gondé était resté en arrière. Ils l'attaquèrent Tépée à la main, et la princesse ne dut son salut qu'à la vitesse de ses chevaux. En vain, les gentilshommes criaient aux assaillants que le coche renfermait les filles de la reine mère. Un capitaine, nommé Coupé, qui galopait à la portière, fut renversé de cheval et percé de coups ^ Le soir, Gondé s'épancha en imprécations contre les catholiques. Il voulait quitter la cour et, sous prétextç de réunir une garde, il envoya des émissaires à ses plus dévoués partisans. Le retour de Robertet calma sa colère. Le 16 juin, l'habile secrétaire d'État raconta à la cour le mauvais accueil d'Elisabeth, ses paroles de mépris contre le prince de Gondé et assura qu'elle avait dit c que ce n'estoit ni pour cause de religion, ni par respect pour aucune personne, ni pour ayder le roi qu'elle avoit pris le Havre, mais que c'estoit la