III, —— KYSTES DE LA BASE DE LA LANGUE
Comme toutes les tumeurs de la base de la langue dont ils empruntent la symptomatologie générale, leur début peut être absolument latent, et c’est le plus souvent à l’occasion d’un examen laryngoscopique qu'on les découvre fortuitement, Lorsque le kyste à acquis un volume plus important, il se manifeste par des signes mécaniques d'obstruction pharyngée : troubles de la parole : dysphonie et nasonnement : bredouil-
lement des mot : ÿ S par maladresse de la langue ; trou-
bles de la respiration surtout nocturnes (ronflement) pouvant aller de la dyspnée la plus légère à l’asphyxie intense ; troubles de la déglutition et assez fréquemment une sialorrhée abondante et pénible.
A cette période l’indolence est absolue.
Examiné au miroir on note une tumeur lisse, arrondie, recouverte par une muqueuse saine, Au toucher digital on perçoit une tumeur arrondie pouvant être molle et pseudo-fluctuante ou au contraire rénitente.
Tous ces signes peuvent s’accentuer d’une façon passagère sous l'influence de poussées congestives fugaces, à l’occasion des périodes menstruelles par exemple.
La tumeur de la base de la langue reconnue, il faut essayer de l'identifier, Les lipomes, fibromes, angiomes et gommes syphilitiques ont des caractères propres. L'absence d’adénopathie permettra d’éliminer une tumeur maligne.
Le diagnostic le plus intéressant mais qui reste souvent impossible, est de distinguer un goître d’un kyste : leur évolution est analogue ; les kystes sont parfois plus rénitents ; la muqueuse qui les recouvre est un peu moins rouge, Ce sont là des nuances souvent difficiles à noter.
La ponction pourrait résoudre la difficulté si elle n’avait des inconvénients : hémorragie et infection secondaire de la cavité kystique à point de départ buccal.