‹ Le traitement conservateur dans les salpingo-ovaritesChapitre 5 sur 48 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les traitements conservateurs visent tous à atteindrele méme but : ils doivent ménager le plus possible les fonctions physiologiques de l'organe auquel ils génitale de la femme qu'on cherche à sauvegarder. Mais

s'adressent. En gynécologie, c'est la fonction

si le but est le même, les moyens différent pour arriver au résultat cherché : les uns, joignent à la conservation physiologique, la conservation anatomique et utilisent le traiternent des annexites, complété par de petits moyens agissant sur l'utérus, cause de tout le mal. D'autres font de la chirurgie conservatrice, el ici encore s'impose une division : les petits moyens tels que la salpingostomie, la salpingorraphie, la salpingo-ovoro-syndèse, les déchirures d'adhérences forment parfois la partie essentielle de l'opération ; nous les appellerons des moyens plastiques parce que dans ces cas, l'exérèse et nulle ou à peu près.

Dans d'autres cas ce sont des interventions d’ur-

gence se bornant à ouvrir des abcès, mais ne traitant

pas la cause de la maladie : ce sera par exemple la colpotomie. Enfin certains chirurgiens emploient de plus grands moyens et font une intervention plus large, en enlevant une annexe entière, une annexe et une partie de l'annexe opposée, une partie d'annexe.

Ce sont ces dernières interventions qui ont été pratiquées chez les femmes dont nous présentons ici les observations au nombre de 46 : les opérations plastiques n'ont été qu'un temps complémentaire de l'intervention dont le principal but à été l'ablation partielle des annexes.

La grande majorité de nos observations provient de malades opérés à la Clinique de M. le Professeur Pollosson. Des interventions conservatrices beaucoup plus nombreuses ont été pratiquées à la Clinique, mais nous n'avons pu avoir le résultat éloigné que de ces 46 opérations. Les opérées ont recu un questionnaire (1) leur demandant de mentionner les troubles qu'elles présentaient encore, on les priait de venir se faire examiner à la Clinique. Les 46 malades qui feront la base de ce travail ont répondu ou sont venues se faire examiner. On a pu se rendre compte par le toucher, dans certains cas, du résultat anatomique de l'intervention.

C’est à l'aide de ces données que nous avons entre-

pris notre travail. Après avoir parcouru dans l'his-

(1) Nous adressors nos remerciements à M. Violet qui a bien voulu nous confier 4 de ses observalions ; el à M. Murard, interne du service, qui a mis aimablement à notre disposition les résultats éloignés qu'il avail recueillis, el qui doivent faire l'objet d'un prochain travail.

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