‹ Le Traitement d'Attaque de la Syphilis par le BismuthChapitre 18 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous voyons donc, d’après l'étude clinique, que: nous venons d'en faire, que le bismuth se montre un agent anti-syphilitique puissant.

La constance des résultats et leur rapidité, permetlent de le considérer, non comme un médicament de remplacement ou d'usure, mais bien <omme une arme puissante contre l'infection tréponémique.

Il ne doit plus rester au second plan, réservé aux

malades intolérants ou résistants aux arsenicaux. Il peut et doit rivaliser avec ces derniers, puisqu'il fait, comme eux, disparaître rapidement les tréponèmes des lésions sur lesquelles ils se trouvent et entraine rapidement une cicatrisation des lésions suintantes.

Le bismuth exerce une action profonde sur l’organisme, puisque, dans les syphilis, avec Wassermann négatif, on ne constate pas d’ascension de la courbe sérologique.

Dans les syphilis plus anciennes, on assiste rapidement à la négativation de la sérologie qui, une fois obtenue, se stabilise définitivement.

Sans doute, les diflérentes préparations ne présentent pas la même activité. Les sels solubles, en général, nous ont donné des résultats très incons-

tants et peu durables, tandis que les sels insolubles, et plus spécialement : oxydes et iodo-bismuthates, pous ont étonnés par leur fidélité et leur stabilité.

Cependant, la période d'observation de ces malades qui fut au maximum de dix-neuf mois, pour les plus anciens, est encore insuffisante pour tirer des conclusions définitives. Le bismuth préserve-t-il le malade des accidents ultérieurs de la syphilis, mieux que l’arsenic ? L'avenir nous le dira. |

Pour le moment, nous restons impressionnés, au point de vue prophylactique, par deux résultats du bismuth, d’une part l’assèchement rapide des lésions suintantes, source constante de contagion, et,d’autre . part, l'absence de récidives, après les traitements de début incomplets, ce qui a son importance, avec l'éducation insuffisante du public hospitalier.

Ces avantages réels sont en outre complétés par l’innocuilé, qu’on peut dire äbsolue de la bismuthothérapie, ce qui est d'importance, quandron la compare aux trop nombreux accidents dus aux arséno-

benzènes.

Vu : le Président de la thèse, JEANSELME Vu : Le Doyen, ROGER ° Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l'Académie de Paris

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