‹ Le Traitement d'Attaque de la Syphilis par le BismuthChapitre 9 sur 21 · RÉSULTATS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS THÉRAPEUTIQUES

Il nous fût donné, à la polyelinique du D' Hudelo, de suivre une centaine de malades atteints de syphilis primaires et secondaires; avant de résumer succinctement leurs observations, nous voulons don-

ner un aperçu général de l’action du bismuth sur les lésions objectives :

1° Action sur le chancre. — Elle est variable suivant les dimensions et l’infiltration de la lésion, et il ne semble pas y avoir de différence très grande dans l’action des divers sels. Dès la deuxième injection, les tréponèmes ont disparu de sa surface, quelquefois, dès la-première injection, on ne les retrouve plus, et ce n’est que dans des cas exceptionnels que l’on a pu encore les mettre en évidence à la troisième ou à la quatrième. Da

Cette disparition superficielle et profonde du tré-

ponème, précède de peu de temps la cicatrisation du chancre qui survient généralement entre la troisième et la huitième injection ;

2° Actionsur lesaccidents secondaires.— Les lésions

secondaires obéissent d’une façon différente suivant qu’il s’agit de plaques muqueuses ou de lésions cutanées. En moyenne, pour voir disparaitre les lésions muqueuses, il faut environ 4 injections de curaluès

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insoluble, 6 de muthanol, 2 de quinby, 3-de luatol ou de trépol : tandis que, pour les lésions cutanées (roséole ou syphilides papuleuses) il faut environ 5 injections de quinby ou de trépol, 7 injections de muthanol et 6 de curaluès. Ceci nous montre que les lésions muqueuses disparaissent sensiblement ‘plus vite que la roséole et surtout que les syphilides papuleuses. o.

D'autre part, les oxydes (curaluëès insoluble et muthanol) sont en retard sur les autres sels, tandis que le quinby, se révèle comme ayant une action remarquablement rapide sur les plaques muqueuses, | qu’il sèche parfois après la deuxième injection. Quant au sigmuth, nous pouvons considérer son action comme nettement inférieure aux préparations précitées. Nous avons en effet vu, avec lui, persis-, ter des chancres après la neuvième injection, et des roséoles augmenter d'intensité et prendre une teinte plus foncée après la dixième injection.

Les autres manifestations secondaires sont également. très rapidement influencées par ie bismuth. Une paralysie faciale et un iritis traités par le quinby guérirent complètement: la première à la troisième injection, le deuxième dès la première injection. à | |

3° Action sur la sérologie. — Outreson action, en quelque sorte superficielle, de blanchiment, dont nous venons de parler, il nous faut maintenant en visager l’action du bismuth sur la réaction de Wasser. mann, et sur la marche générale de la sérologie. Si nous jetons un coup d'œil sur les différentes obser-

vations que nous citons, nous voyons que, dans la presque totalité des cas, le: Wassermann, s'il était positif, au début devient négatif dès la première série. Dans les syphilis primaires également avec Wassermann négatif, la réaction reste toujours négative au cours du traitement.

Pour mieux illustrer ce que nous venons de dire nous diviserons nos malades en trois catégories, suivant que ceux-ci ont été mis au traitement dès la période présérologique, à la période primaire avec sérologie positive, ou en pleine efflorescence secondaire.

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