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début de l'épidémie, puis dans 95 % lorsqu'elle devient sporadique. Voici les résultats de l'expérience : au cours de l’épidémie de typhose aviaire qui sévit en France dans l'Est et dans le Sud-Ouest, en 1919 et 1920, alors que les poulaillers perdaient 50 % de leurs bêtes en très peu de temps, des essais d'application de bactériophage à titre préventif furent faits sur 2.100 poules. Toutes les poules qu reçurent du bactériophage (600 prirent un centimètre cube par ingestion et 1500 un demi centimètre cube en injection sous-cutanée) résistèrent à l'infection et la malodie s'arrêta, Elle continua au contraire à évoluer avec intensité dans les poulaillers où l’on ne fit pas usage de bactériophage.
Deuxième lechnique. — Le barbone des buffles ou septicémie hémorragique des buffles est une maladie qui évolue fatalement vers la mort chez l’animal.
L’injection de bactériophage à l’animal lui confère une immunité qui est voisine de l’état réfractaire (résistance à 2.000 doses mortelles). Mais, fait très curieux, plus la dose injectée est forte, plus l’immunité est longue à s'établir. Avec 20 centimètres cubes l’immunité n'apparaît qu'après 60 jours environ. Avec 1/25 de centimètre cube, elle apparaît après quatre Jours. Dans ce cas, il semble que ce n’est plus le bactériophage qui agisse comme élément d'immunité. Celui-ci, en effet, s’élimine de l'organisme 48 heures après l'injection, L’immunité doit donc être rapportée à l’action des produits microbiens lysés. Il y a vaccination. L'expérience le prouve. Si on laisse le bactériophage anti-barbone au contact prolongé de glycériné concentrée (qui a le pouvoir de le détruire) et si on injecte un quart de centimètre cube de ce mélange à un taurillon, on constate qu'après 40 jours l’animal à acquis une immunité qui lui permet de résister à l'injection de 50 doses mortelles de la bactérie du barbone. Le bactériophage serait donc un agent précieux d'immunité pouvant conférer une immunité immédiate en milieu contaminé par action directe du principe lvtique ebune immunité plus tardive par action des produits microbiens 1ysés, à la manière d’un vaccin.