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furoncles. Douleurs très intenses. Nous voyons, pour la première fois, la malade le 16 février.
16 février. — Traitement local habituel par éraillure et pansement et injection sous-cutanée d’un centimètre cube de bactériophage. Six heures après la malade a constaté une amélioration très sensible. Les douleurs s’atténuent. La malade a pu dormir toute la nuit.
17 février. — Grosse amélioration, les furoncles se flétrissent. Pas de réaction locale ni générale à l'injection. On refait une nouvelle injection de ? centimètres cubes et un pansement local habituel.
18 février. — Les furoncles sont affaisés ; on explore le conduit au stylet très facilement sans éveiller la moindre douleur. L’injection précédente de bactériophage a donné lieu à une légère réaction douloureuse au niveau de la cuisse, mais à aucune réaction générale. On continue seulement le traitement local.
19 février. — Guérison complète. On mobilise le pavillon de l’oreille dans tous les sens.
Guérison en trois jours.
B:.., Reine,?25 ans.
2? mars. — Furonculose importante du conduit auditif droit datant de quinze jours, très douloureuse, empêchant la malade de dormir. À plusieurs reprises les furoncies furent incisés el traités par des pansements à la glycérine phéniquée. Actuellement œdème assez important du tragus qui est rouge, chaud et très douloureux. La réaction œdémateuse s'étend vers la joue et la région sous angulo-maxillaire, on peut à peine toucher le pavillon de loreille. Le conduit est rouge, boursouflé avec trois furoncles non suppurés qui obstruent la lumière du conduit.
Pansement local par application de mèche imprégnée de bactériophage et injection sous-cutanée d’un centimètre cube de bac-
tériophage.
3 mars. — Aucune réaction générale à l'injection, mais la malade accuse une très légère douleur au niveau de l'injection, sans rougeur.
-La malade a pu dormir pour la première fois après 15 jours. Disparition des douleurs spontanées. Localement, grosse amélioration. Disparition de l’œdème, de la rougeur du tragus et des régions situées en avant et en bas de lui. Le pavillon peut être palpé sans éveiller de douleur. Le conduit n’est plus boursoufflé. Il est encore légèrement rouge et à peine douloureux, on introduit facilement
un spéculum et l’on voit le tympan.
Traitement local habituel et injection de ? centimètres cubes
et demi.
Do
5 mars. — Guérison complète. La deuxième injection cependant a donné lieu à une réaction locale douloureuse qui a empêché la malade de venir plus tôt à l'hôpital. Pas de réaction générale.
Guérison en trois jours.
N.., Ernest, 14 ans et demi.
3 mars. — Furonculose du conduit et du pavillon gauche. Début il y à dix jours par un petit furoncle à l'entrée du conduit. Depuis lors, nombreux furoncles au niveau du conduit, de la conque et du tragus. Elancements.violents. Dort mal, depuis trois jours. Actuellement, gros furoncle non suppuré au niveau du tragus, lequel est rouge et œdematié. Trois furoncles dans la conque dont un suppuré. Un furoncle sur le lobule. Le conduit est complètement obstrué. Grosse lymphangite du pavillon, lequel est augmenté de volume et donne l'impression d’être déjeté. La lymphangite et l’cœdème se propagent à la région mastoiïdienne. Adénopathie prélobulaire. Eraillure et mèche de bactériophage au niveau du conduit. Pansement du pavillon avec des petites compresses imprégnées de bactériophage, injection sous-cutanée de un centimètre cube et demi.
4 mars. — Très grosse amélioration. Disparition de la lymphangite du pavillon qui a repris son volume normal. Disparition des douleurs spontanées. Le malade a pu dormir. Très légère douleur encore à la traction du pavillon. Les furoncles de la conque et du tragus sont flétris et presque complètement asséchés. Il n°y à plus la moindre inflammation. Le conduit est dégagé et a une bonne lumière. Il est encore un peu enflammé. Aucune réaction locale ni générale à l'injection.
Traitement identique à celui de la veille.
5 mars. — Très bon état du pavillon. Résorption complète des furoncles à l'exception de celui du lobule dont on voit une goutelette de pus sous l’épiderme. Bonne lumière du conduit qui est à peine douloureux. Aueune réaction au traitement. Pansements comme les jours précédents. Pas de traitement général.
2evu le 7 mars complètement guéri. On note une légère desquamation du conduit et du pavillon.
Guérison en quatre jours.
R:, Emile, 39 ans:
Furonculose à rechute du conduit auditif gauche. Soigné depuis décembre 1924. Présente en plus une otite moyenne du même côté. Vu pour la première fois le 10 mars, avec un conduit dbstrué, boursouflé, mais relativement peu douloureux. On éraille et fait