INTRODUCTION
Il ÿ a déjà huit ans que d’Herelle annonçait pour la première fois la découverte du bactériophage. Il s'agissait d’un principe nouveau extrait des selles d’un convalescent de dysenterie bacillaire et qui possédait la propriété de dissoudre les cultures de bacilles de Shiga. D'Herelle considérait ce principe comme un virus filtrant et vivant.
Bientôt'fut mis en évidence l’existence de bactériophages actifs contre d’autres microbes et en particulier le staphy- : locoque. |
Si le phénomène de la lyse microbienne décrit par d’Herelle est indiscutable et a pu être répété d'innombrables fois, il n’en soulevait pas moins d'innombrables controverses quant à la nature du bactériophage. En effet, l’existence du bactériophage en temps qu'être vivant devait modifier ou tout au moins accroître les notions habituellement admises sur l’immunité et sur la guérison des maladies infectieuses. Û
Quoi qu'il en soit, la découverte de d’Herelle ne devait pas rester dans le seul domaine de la bactériologie, elle devait rechercher les applications thérapeutiques.
C'est notre faible contribution personnelle que nous apportons dans cette étude, en ayant cherché à appliquer le bactériophage en oto-rhino-laryngologie.
Mais avant d'aborder notre sujet, nous tenons à remercier M. le Professeur agrégé Lemaître qui nous a conseillé l'emploi de cette thérapeutique auprès des malades de la consultation de l'Hôpital Saint-Louis. Nous lui exprimons toute notre reconnaissance pour son précieux enseignement et pour toute la sollicitude qu'il a eue pendant près de trois ans à notre égard.
Nous remercions également notre ami, le docteur Paul Hauduroy, chef du Laboratoire de Bactériologie de la Faculté, qui nous a constamment aidé de ses conseils et nous