‹ Le traitement de la coxalgie [electronic resource]Chapitre 50 sur 62 · COXALGIQUES « GUERIS » AVEC DES DIFFORMITÉS · texte numérisé non relu

COXALGIQUES « GUERIS » AVEC DES DIFFORMITÉS

H y en a seize qui ont été traités par la méthode du redressement forcé, d'après la technique exposée dans le dernier chapitre de cet ouvrage.

Dix sont déjà remis sur pied et cinq sont encore couchés cl immobilisés dans le grand appareil plâtré.

De ceux-ci nous ne parlerons pas, ne voulant pas préjuger le résultat définitif.

Les premiers, qui présentaient des raccourcissements de 12, 15, 20, 25 centimètres depuis Plusieurs années, ont vu leur raccourcissement ''',llMl à 2, à 4 centimètres en moyenne, el leur boitene à peu près supprimée. Mais l'on trou-

vera de longs détails sur ces malades dans le chapitre XIV.

Nous n'avons jamais observé d'abcès chez ces enfants redressés sans le secours de la ténotomie.

Mais nous en avons perdu un de méningite deux mois et demi après l'opération.

Encore ici il est impossible d'établir, ce me semble, qu'aux manœuvres du redressement doive être imputée l'éclosion de cette méningite.

Enfin huit des malades de ce groupe ne sont pas encore redressés, mais le seront prochainement.

En résumé, sur 186 malades, nous en avons perdu 4.

Trois sont morts de méningite. Je dirai que c'est la cause de mort la plus fréquente poulies coxalgiques; et malheureusement ce danger est impossible à conjurer. Tous les coxalgiques, qu'ils aient subi ou non une opération, y sont exposés.

Le quatrième décès est imputable à des accidents urémiques. Nous avons discuté ce cas de mort

I Au moment où nous corrigeons les épreuves de ce livre, nous venons de perdre une cinquième malade qui a succombé non pas à la tuberculose de la hanche, mais à une maladie in tGrcurrGntc .

II s'agissait d'une fillette de trois ans qui avait été frappée à l'âge de seize mois d'une coxalgie suppurée à forme grave,

Donc la mortalité est minime : à peine 2 1/2 pour 100.

Quant aux résultats orthopédiques obtenus par notre méthode, conservatrice à outrance, il n'est pas nécessaire de démontrer à nouveau qu'ils sont supérieurs à ceux que laissent les grandes interventions....

déjà flstuleuse lorsqu'elle est arrivée à Berck. Sous l'influence du séjour de Berck, l'état général et l'état local se sont rapidement transformés, et nous escomptions déjà sa guérison on apparence très prochaine, lorsque a éclaté 'subitement une osteomyehte foudroyante au niveau de l'extrémité inférieure du fémur du coté malade.

Cette ostéomyélite à gros staphylocoques et à streptocoque examen lait par le D- Pierre, chef du laboratoire de bactérioogie du dispensaire de Berck), a, dans l'espace de quarantehuit heures, frappé de mort les trois quarts inférieurs de la diaphyse fémorale. Quatre couronnes de trépan appliquées par nous jusque dans la cavité médullaire de l'os n'ont pas pu le sauver. .Mon cher maître, le professeur Berger, à qui j'ai montré * ce «moment la petite malade, m'a conseillé d'enlever la totalité du fémur et de gratter les surfaces articulaires de ' "S !h«l 1 du ^'bia, re que j'ai fait : opération qui n'a jamais été pratiquée en France, que je sache, et a élé laite une seule fois à I étranger. Je n'ai pas besoin d'insister sur la gra- Vlté du traumatisme; mais la petite malade n'a pas perdu une cuillerée de sang el grâce à cela, die n'a présenté qu'un choc post-opératoire très léger....

. était bien remisc de cette terrible opération, lors

•est produite une localisation sur les feins de l'infection à

staphylocoques el àstreptoco, s; et vingt-deux jours après

1 ">"»«>» de la totalité du fémur, elle a été subitement empote par une apoplexie séreuse, de nature urémique

TABLE DES MATIÈRES

Sommaire. — Si la coxalgie est réputée plus grave que les au li es tumeurs blanches, c'est parce qu'elle est plus mal soignée.

Pourquoi les médecins sont si peu familiers avec le traitement de la coxalgie; c'est que les spécialistes ne s'entendent sur presque aucun des points essentiels du traitement.

Ayant étudié et appliqué les diverses méthodes, nous indiquerons celles qui nous ont donné, aux diverses périodes de la maladie, les résultats les meilleurs.

Supériorité du traitement par nous adopté et modifié prouvée par nos statistiques, qu'il est permis de contrôler à l'hôpital Rothschild et à l'hôpital Cazin-Perrochaud de Rerck. ... r

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