‹ Le Traitement de l’Amibiase Hépatique par les iodiques SolublesChapitre 21 sur 24 · LES RESULTATS DE L'EXPÉRIMENTATION · texte numérisé non relu

LES RESULTATS DE L'EXPÉRIMENTATION

Nous avons à dessein essayé les médicaments iodiques sur toutes les formes cliniques de l’amibiase hépatique ; nous les résumons brièvement :

1° Hépatite survenue au cours d’un épisode intestinal amibien confirmé : Observations N° 1, 3, 4, 6, 14 ; ou au décours d’un épisode intestinal : Observation N° 13 ;

2° Hépatite isolée, sans participation intestinale, ou avec participation minime : Observations N° 2 et 9;

3° Hépatite révélatrice d’une amibiase latente absolument méconnue : Observations N°: 7 et 15 ;

4° Hépatite dissimulée derrière un tableau clinique d’épanchement pleural ou d’affection pulmonaire : Observations N°° 8, 12, 15 ;

5° Hépatite aiguë à la phase d’abcès collecté : Observation N° 10;

6° Abcès du foie ouvert dans les bronches : Observation N° 11 ;

7° Hépatite à rechute : Observation N° 5 (3° rechute).

— Les Iodiques solubles sont parfaitement susceptibles de guérir l’amibiase hépatique dans sa phase pré-suppurative et de stériliser l’amibiase hépatique aiguë dans sa phase d’abcès collecté. Tous les malades ainsi traités ont vu leur état de santé rapidement transformé ; la reprise de poids est générale. Ils nous ont quitté en excellent état général et local, comme en témoignent, pour chaque malade, un retour à la normale de la courbe de température, de la leucocytose, de la vitesse de sédimentation.

— Nous ne saurions trop insister sur l’action immédiate et spectaculaire vis-à-vis de la douleur, tant spontanée que provoquée : la douleur spontanée est très atténuée dès le deuxième jour du traitement, quelquefois même dès le premier jour. Quant à la douleur provoquée, elle est plus lente à régresser et cela se conçoit aisément, puisque la régénération et la cicatrisation sont progressives, mais en général elle s’estompe vers le cinquième ou sixième jour, pour disparaître à la fin du traitement. Cette action revêt à nos yeux une importance extrême, puisque le malade demande à être soulagé, et c’est avant tout le devoir du médecin de ly aider le plus rapidement possible.

EN

EDS

LA POSOLOGIE

— En ce qui concerne la posologie des Iodiques solubles, nous avions, pour nos deux premiers malades, donné des doses faibles, puis lentement progressives, dans le but prudent de ménager la réceptivité du sujet : nous avions donné, «en iode actif, 0 g 12 le premier jour, 0 g 20 le deuxième jour, puis 0 g 40 les 9 jours suivants, soit en tout 4 g 32 d’iode. En fait, au cours des essais suivants, nous avons donné davantage et en dernier lieu la dose optima nous semble être la suivante : 0 g 10 par kilo de poids corporel, pour une cure, la dose journalière étant de 0 g 40. (Tous les iodiques solubles n’ayant pas la même teneur en iode, la posologie se rapportant à la quantité d’iode libre nous a paru la plus séduisante, puisqu'elle est ainsi valable pour toutes les spécialités.)

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