‹ Le traitement des aliénés dans les familles (volume 2)Chapitre 25 sur 60 · IMBÉCILES ET IDIOTS · texte numérisé non relu

IMBÉCILES ET IDIOTS

conseillé par Weir Mitchell et Playfair devient surtout efficace (1).

Les psycho-névroses infantiles peuvent aussi tirer le plus grand bénéfice de ce genre de traitement. Le séjour chez des étrangers bien pénétrés de leur rôle permet d'obtenir en même temps que des soins assidus une discipline réglée, bien difficile à obtenir dans la maison paternelle où le principal obstacle se trouve souvent dans l'inéluctable tendresse des parents. Bien souvent, comme le fait justement remarquer Weir Mitchell, la mère est plus difficile à mener que l'enfant; en se soumettant à ses moindres désirs, elle fait fréquemment d'une affection légère une maladie incurable.

Les imbéciles et les idiots trouvent dans les asiles spéciaux un personnel et un matériel plus appropriés au développement intellectuel dont ils sont capables et une émulation qui fait défaut dans les maisons privées où ils ne peuvent se trouver en contact qu'avec des enfants bien dé-

(1) Weir Mitchell, Du traitement méthodique de la neurasthénie et de quelques formes dliystérie; Paris, 1883.

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veloppés qu'ils ne sauraient ni suivre* ni imiter (Irlande, Langdon Down) (1). Le traitement dans l'isolement familial a pourtant pour ces sujets l'avantage de les préserver de la contagion des nabitudes vicieuses et de permettre une surveillance plus efficace à cet égard. — Enfin ce traitement peut convenir aux idiots absolument inéducables.

Les épileptiques à accès peu fréquents et sans impulsions dangereuses peuvent aussi profiter de l'isolement dans les habitations privées.

Les folies toxiques et celles qui se développent dans des conditions spéciales comme la puerpéralité, ont beaucoup de chance de ne pas se reproduire si l'on peut éloigner les circonstances étiologiques qui les ont provoquées; elles mériteraient particulièrement d'être traitées en dehors des asiles, pour éviter la publicité, et le souvenir d'un accident passager. Lorsqu'un individu a été séquestré dans un asile, il ne peut avoir aucun doute sur sa maladie, tandis que s'il a été traité dans une

(1) Langdon Down, On some of the mental affections of childhood and yotith; 1887, p. 132.

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