EMPOISONNEMENTS, PLAIES
les acides, la magnésie, Teau de savon, Teau de chaux, les bicarbonates de soude et de potasse, le lait, l'huile, Feau albumineuse, Feau gommeuse. Parmi les substances qui ont le plus de chances de tomber entre les mains des malades, il faut citer le sel d'oseille (boissons émoUientes, chlorure de calcium), le phosphore (eau albumineuse, eau de chaux, lait, inhalations d'oxygène), la strychnine (vomitifs, café, bromure de potassium, 6 ou 8 gr.), le sublimé (vomitifs, eau albumineuse, eau sulfureuse, stimulants).
Lorsque les aliénés se font des plaies dans un but de suicide ou de mutilation, il faut être en mesure de leur porter un secours immédiat. Si la plaie est superficielle, n'atteint que la peau et ne donne lieu qu'à un écoulement de sang en nappe, on peut se borner, après avoir nettoyé la plaie, à exercer une légère compression avec du linge imbibé d'un liquide antiseptique ou d'eau alcoolisée ; si l'écoulement sanguin est plus abondant, il faut essayer des applications d'eau froide ou de glace ou d'eau aussi chaude que le malade peut la supporter; si le sang s'écoule en jet, il faut
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comprimer au-dessus et au-dessous de la plaie, en tâtonnant, jusqu'à ce qu'on arrive à supprimer l'écoulement; alors on maintient la compression avec le doigt ou avec une clef enveloppée de linge, jusqu'à ce qu'un médecin puisse venir porter secours.
Dans le cas de fracture, de luxation, d'entorse, il faut se contenter découcher le malade sur un lit, débarrasser la partie malade des vêtements qui la couvrent, en les décousant ou en les coupant, de telle sorte que le membre soit aussi peu déplacé que possible, et on se contente de le mettre sans effort dans une position aussi rapprochée que possible de celle que le même membre du côté opposé occupe spontanément.
L'asphyxie peut se produire chez les aliénés par des procédés très divers. Quelques-uns, en particulier les déments et les paralytiques généraux, mangent souvent avec gloutonnerie, avalent des morceaux démesurés et non mâchés ; il peut en résulter une obstruction de la partie supérieure des voies aériennes. Il faut placer le malade la face en bas, la tête penchée, et introduire le doigt
IgQ - SUICIDE
dans le fond de la gorge, en suivant la paroi latérale de la bouche, de façon à pouvoir accrocher le corps étranger latéralement.
Les malades peuvent faire des tentatives de pendaison ou de strangulation, enfin ils peuvent se noyer. Dans ces différents cas, il peut être nécessaire de faire la respiration artificielle le plus rapidement possible. Pour cela, après avoir débarrassé la bouche de tout ce qui peut obstruer le passage de Fair, on met à nu le cou et la poitrine ; le corps couché à plat sur le dos est revêtu de couvertures légères et chaudes. Pendant qu'un aide tient la bouche ouverte et attire la langue en avant pour que sa base ne tombe pas par son propre poids sur Forihce des voies aériennes, on se place derrière la tête du sujet, on saisit ses deux bras au niveau des coudes et on les attire fortement en dehors vers soi pour élever les côtes aussi fortement que possible, puis on ramène les bras contre les côtes en les pressant pour provoquer Texpiration. On répète cette manœuvre dix-sept à vingt fois par minute, et tant qu'on a lieu d'espérer la survie, on la prolonge pendant 20 ou 30 minutes.