‹ Le Traitement des Collections Purulentes: Protéinothérapie LocaleChapitre 11 sur 35 · SR OR · texte numérisé non relu

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avec de la vaseline. La crème est parfaitement stérilisable. Il faut seulement prendre la précaution de l’agiter pendant le refroidissement, ce qui évite la dissociation de ses divers éléments ainsi que nous l’a enseigné notre collègue et ami Laurent, interne en pharmacie à Saint- Louis.

Nous avons essayé des concentrations plus fortes à 15 ou 20 %. Les guérisons n'ont pas été plus rapides, et nous avons noté le caractère douloureux de l'injection, la possibilité d’irritation des muqueuses. Nous sommes donc revenu à l'emploi de nos premières formules que seules nous préconisons.

Il. — Oonduite générale du traitement

La conduite à tenir est différente en cas de collection fermée et de collection ouverte.

1° Collections fermées. — Tous les deux jours, ponctionner la collection, évacuer le pus, injecter à sa place de l’eau peptonée stérilisée à 10 % en quantité moitié moindre.

Il nous est souvent arrivé d’injecter un volume d’eau peptonée égal ou même supérieur à celui du pus retiré, en raison de l'écoulement qui se produit toujours lorsqu'on retire l'aiguille. Mais nous n'avons jamais dépassé la dose de 6 cm* d’eau peptonée. Deux à quatre injeetions sont suffisantes dans la plupart des cas. Nous pensons qu'il est indispensable de pratiquer au moins trois injections, même si le pus ne s’est pas reproduit après la seconde. C’est là le minimum nécessaire,

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Nous avons aussi injecté.de l’eau peptonée dans les nodules ou placards fibreux qui persistent après guérison de la collection : la disparition en a été hâtée.

Ainsi aux collections fermées s'adresse la seule injection d’eau peptonée. Malgré les heureux résultats qu'a donné une injection de crème pepltonée dans un Cas d’hidrosadenite non fistulisée (obs. n° 3) nous ne saurions trop déconseiller une telle pratique qui peut être justiciable de complicalions inflammatoires (obs. bartholinites n° 20). La conservation de ce produit ne peut être en effet entourée des mêmes garanties d’asepsie que celle de l’eau peptonée.

2° Collections ouvertes. — (qu'il s'agisse de fistulisation ou d’incision chirurgicale). Tous les jours vider la cavilé par expression ou aspiration à la seringue, la remplir de crème peptonée à 10 % préalablement liquéfiée au bain-marie el sur le point de se raffermir. Suivant le calibre de l’orifice de fistulisation, on la fera pénétrer à la seringue munie de son aiguille ou seulement de son embout. Nous avons dans quelques cas fait précéder l'injection de crème d’un lavage de la cavité à l'eau peplonée. La guérison survient en moyénne entre le 5et le 15° jour du traitement.

3° Toutes ces injections devront naturellement être pratiquées avec des instruments stériles, après asepsie rigoureuse des mains et du champ opératoire.

APPLICATION DE LA PROTEINOTHÉRAPIE LOCALE A DIVERS TYPES DE COLLECTIONS PURULENTES

BUBONS CHANCRELLEUX

Le traitement du bubon chancrelleux n’a cessé d’être « l'opprobre ‘de la vénéréologie » que du jour où le vaccin de Nicolle a été introduit dans la thérapeutique. Le petit nombre d'observations que nous présentons, prouve à la fois la faveur incontestée de cette médication et la rareté de ses insuccès.

Nous ne songeons donc pas à lui substituer les injections locales de peptone. Mais il faut bien reconnaître, d’une part que les violentes réactions fébriles provoquées par les injections de Dmelcos ne peuvent être supportées sans mal par tous les organismes et que, d’autre part, à côté de ses brillants résultats, [a méthode de Nicolle compte aussi des insuccès.

C'est donc surtout en cas de contre-indication à l'emploi du Dmelcos ou d'échec de ce traitement qu’il faudra avoir recours à la protéinothérapie locale. D'ailleurs même dans les cas de bubons traités exclusivement par cette méthode, la rapidité de la guérison ne le cède en

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