‹ Le Traitement des Dermatoses par l'Ionothérapie ÉlectriqueChapitre 11 sur 29 · LA TECHNIQUE DE L'IONISATION · texte numérisé non relu

LA TECHNIQUE DE L'IONISATION

Le Matériel

Le Courant, — La source de courant nécessaire à l’introduction électrolytique des médicaments est une source de courant continu : courant continu qui pourra être fourni par le secteur d'éclairage, mais ce mode de courant est en réalité fort peu pratiqué car il nécessite une installation soigneusement isolée et d’ autre part la constance du courant n’est pas suffisante pour les applications médicales à de faibles résistances. On pourra recourir pour-oblenir le courant continu aux piles que l'on mettra en batterie en tension : c’est là un procédé très pratique pour le domicile du médecin mais lorsqu’ il faut transporter l’appareillage au domicile du malade, ce mode de fourniture du courant devient relativement encombrant car pour obtenir le.

voltage et l’'ampérage nécessaire il faut déplacer les piles en assez grand nombre.

C'est done le plus souvent aux batteries d’accumulaleurs que l’on aura recours : batteries d’accumulateurs d'environ 30 éléments qu'il est très facile de recharger sur le courant de la ville et de transporter ensuite si le besoin s’en f4it sentir : c'est à ce mode de production du courant que nous avons eu recours pour le traitement des malades dont nous publions les observations à la fin de ce travail. ;” |

Le courant continu obtenu d’une de ces trois manières ik est absolument nécessaire d’en mesurer les différences d'intensité el pour ce faire on emploiera un galvanomètre dont la graduation atteindra cent milliampères mais en pratique on dépassera rarement 15 milliampères. |

Enfin pour varier l'intensité du courant employé au. cours de la séance d’ionisation- on se servira d’un rhéostat et à défaut d’un simple collecteur de piles ou d’accumulateurs permettant de mettre en série un nombre plus ou moins grand d'éléments.

Les Electrodes. — Le choix des électrodes est variable selon l'usage ; nous étudierons Pélecirode active et l’électrode indifférente. =

L’électrode active peut être constituée de différentes manières. : NE

On peut avoir recours {out d'abord au bain électrolytique qui offre d'ailleurs surtout dans le traitement des dermatoses de gros inconvénients car il ne permet pas

de.

NO

d'être sûr de la bonne pénétration du médicament au niveau des tissus immergés ; le courant ayant tendance à passer par le bain électrolytique el la partie des tissus soumise à l’action de l’ionisation est formée par une simple bande située au niveau de la ligne d'immersion et s'étendant plus ou moins profondément vers la profon- : deur.

IL est donc infiniment préférable de recourir pour l'électrode active aux Corps spongieux qui pourront retenir dans leurs mailles la solution destinée à subir action du courant : on aura donc recours pour ce faire aux tissus. Pour les malades que nous avons traités par ce procédé nous avons employé des tissus de coton hydrophile soigneusement lavés à l'eau distillée. Car pour la bonne marche de l'ionisation il est nécessaire que les tissus constituant l’électrode soiént chimi- ‘quement purs. On trouve d'ailleurs dans le commerce des tissus de coton hydrophile chimiquement purs préparés selon les indications du professeur Leduc, de Nantes.

Les tissus destinés à former l’électrode active seront formés de plusieurs épaisseurs dix, douze, vingt-quatre, atteignant ainsi 4 em. d'épaisseur de façon à retenir une quantité suffisante d’électrolyte. Ces tissus seront recouverts d’une plaque métallique qui ne devra pas dépasser la surface du tissu : cette plaque devra être de : préférence une plaque du même métal que celui dont -on emploie le sel: Dans notre pratique nous nous SOMmes servis de plaques d’étain de un à deux millimètres d'épaisseur qui offrent l'avantage de pouvoir être découpées extemporanément à la grandeur nécessaire

A et

et qui se modèlent parfaitement sur les diverses parties du corps.

La plaque métallique sera maintenue sur les tissus imbibés de l’électrolyte à l’aide de bandes modérément serrées mais surtout appliquées avec une pression uni- . forme pour éviter l’assèchement de certains points de “la surface d’électrolyse et obtenir ainsi une bonne répartition de l’ionisation.

Enfin dans certains cas pour localiser exactement l'action de l’électrolyse, on découpera dans un papier imperméable un orifice de la dimension requise et on l’appliquera directement sur Ja peau entre celle-ci et les tissus de l’électrode.

L'électrode indifférente : comme son nom l’indique sera constituée par une plaque de métal mais dans le cas où l’on veut calculer la quantité de médicament introduite selon la technique du professeur Leduc, il est nécessaire d'utiliser une vaste plaque de tissu hydro-

paille imbibé de chlorure de potassium.

Les solutions, — Les solutions destinées à imbiber les tissus des électrodes doivent être préparées avec de l’eau absolument pure bidistillée, fraichement PTÉRAT Ce et conservée à l'abri de l'air.

La concentration des solutions n’a pas un Fétand eftet sur l'ionisation qui dépend seulement de l'intensité du courant, en règle générale, sauf pour. les acides et les bases, les solutions sont titrées de 1 à SAS

Pour le traitement de nos malades. Nous avons aie ployé des solutions au titre suivant :

Page 1