‹ Le traitement des kystes du mésentèreChapitre 38 sur 44 · AN DOME · texte numérisé non relu

AN DOME

moiïdes depuis les travaux de PAkowski, lequel a été un défenseur de l’énucléation dans cette variété de kystes et a montré les avantages de cette méthode sur la marsupialisation.

Les kystes lymphatiques, tout en étant également énucléables dans plus de la moitié des cas, sont ceux dont l’extirpation peut présenter le plus de difficultés, aussi ont-ils été assez souvent traités par la résection d'emblée. Notons également que les sept kystes, pour lesquels il n’a pu être fait autre chose qu’une laparotomie exploratrice, étaient des kystes lymphatiques (lymphangiome le plus souvent).

Les trente-trois kystes lymphatiques que nous avons rassemblés ont été en effet traités par :

Enucléations -4.,14: 2:04. 18, soit 54 % HÉSCCHOMS eee eux 6, soit 18 % Marsupialisations ....... 2, soit 6% Laparotomies exploratr... 7, soit 21 %

3° Facilité de l’énucléation dans un grand nombre | de kystes du mésentére.

L’énucléation du kyste a pu être réalisée dans trente-six de nos soixante-dix observations, soit dans cinquante-et-un des cas.

Elle a été facile pour seize kystes, a nécessité quelques difficultés pour dix kystes et pour les dix autres, il n’est pas précisé dans les observations si

PMU EE

l’énucléation a été facile ou difficile, mais ce manque de précision laisse penser que, dans ces cas, elle a dû se faire facilement.

Sur les dix cas d’énucléations difficiles, quatre fois seulement on a dû compléter l’extirpation du kyste par la résection d’une portion plus ou moins longue d’anse intestinale adjacente, dont la nutrition avait été compromise au cours de l’intervention. Cette résection intestinale complémentaire, tout en allongeant la durée de l'intervention, ne l’a pas aggravée et ces quatre cas ont été suivis de guérison. 4° La mortalité dans les différentes interventions

pour kyste du mésentère.

Notre statistique nous donne peu de renseignements sur ce point et nous pensons que cela tient au fait que ce sont surtout les observations ou la guérison est obtenue qui sont publiées et que les mauvais cas sont souvent passés sous silence.

Cependant, sur nos soixante-dix observations, nous avons bien dix cas de décès, ce qui fait une mortalité de 14 %. Mais parmi ces dix morts, six sont survenues après simple laparotomie exploratrice, deux après résection du kyste et de l’anse intestinale adjacente (et ce sont des observations déjà anciennes: BucawaLp 1887 et QUENSEL 1898), enfin deux autres après énucléation du kyste (Von SCHIRMER 1924, enfant de cinq ans opéré d’urgence avec le diagnostic d’ap-

AU LS ren

pendicite aiguë et qui présentait en réalité un kyste du mésentère dont l’énucléation s'était faite facilement et Broca 1898, kyste séreux chez un enfant de six ans, dont l’extirpation avait nécessité une véritable dissection au cours de laquelle avait été faite une perforation intestinale qui ne fût révélée qu’à l’autopsie).

Pour compléter cette lacune de notre statistique, nous rappiellerons ici celles données par FLYNN en 1930, et par WaARFIELD en 1932.

Pour FLynN, la mortalité de l’énucléation serait de 16 %, celle de la résection du kyste et de l’anse intestinale adjacente, de 60 %.

Pour WARFIELD, l’énucléation aurait une mortalité de 9 % ; la marsupialisation de 16 % ; la résection du kyste et de l’anse intestinale, de 27 %.

Mais faisons remarquer que ces auteurs ont fait entrer dans leur statistique les kystes des différents mésos (mésocolon, mésosigmoïde, etc) ; c’est ainsi que sur cent vingt neuf observations rassemblées par WARFIELD, cinquante-huit seulement concernent des kystes du mésentère de l’intestin grêle.

5° Les facteurs de gravité des interventions pour

kyste du mésentère.

Parmi les dix cas de décès que nous avons retrouvés, huit concernent des enfants en-dessous de huit

Page 1