‹ Le traitement des kystes du mésentèreChapitre 41 sur 44 · DE PAT · texte numérisé non relu

DE PAT

3° Des quatre méthodes qui ont été proposées pour le traitement de ces kystes, seule la ponction est actuellement abandonnée.

La marsupialisation, méthode de nécessité, garde encore de nos jours ses indications.

L’énucléation est la méthode de choix lorsqu'elle est facilement réalishble ; mais la tendance actuelle est de pousser ses indications moins loin qu’autrefois.

La résection en bloc du kyste et de l’anse intestinale adjacente ne doit être utilisée qu’en cas d’énucléation impossible ou trop dangereuse pour la vitalité de l’intestin, et si le malade est assez résistant pour la supporter.

4° D'une façon générale, les kystes entéroïdes sont les plus difficiles à énucléer et nécessitent le plus souvent la résection en un seul bloc du kyste et de l’anse intestinale adjacente. Les kystes dermoïdes, au contraire, peuvent être énucléés presque toujours facilement. Quant aux kystes lymphatiques, certains sont facilement énucléables, d’autres le sont très difficilement et doivent être extirpés par résection en un bloc du kyste et de l’anse intestinale adjacente.

5° La mortalité dans les interventions pour kystes du mésentère semble en voie d'amélioration. Le jeune âge des opérés et l'intervention en période de crises aiguës sont des facteurs de gravité.

6° Le traitement des kystes du mésentère ne doit . pas comporter de formule rigide. La tactique opéra-

toire doit être suffisamment souple pour s'adapter à chaque cas.

Vu :

Nancy, le 30 mars 1936.

Le Président de Thèse, MICHEL.

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