‹ Le Traitement des Lésions intestinales trouvées au cours des Interventions pour Hernies étrangléesChapitre 21 sur 68 · III. — L’EXTÉRIORISATION · texte numérisé non relu

III. — L’EXTÉRIORISATION

L’extériorisation n’est même pas considérée comme une méthode de traitement. On la tient pour un procédé de nécessité, pour une opération inachevée.

On lui reproche, même en faisant un anus immédiat au thermocautère permettant la vidange des anses sus-jacentes, de laisser en place des tissus sphacélés qui continueront à résorber en masse des toxines. Aussi, Bonneau préconise-t-il la résection d'emblée de l'intestin mortifé et l’abouchement à la peau en canon de fusil des deux anses saines.

Or, d’une part, nous avons vu que la résection constituait un choc qui peut n'être pas négligeable chez ces malades. D'autre part, Leriche insiste beaucoup sur le fait que dans l’occlusion, les phénomènes toxiques ressortent plus d’une absorption intra-péritonéale que d’une absorption intra-intestinale « l’anse extériorisée, les phénomènes toxiques, les phénomènes péritonéaux disparaissent, alors que l'absorption intra-intestinale demeure possible » (Bauer).

Enfin, après extériorisation d’une anse, on a vu des lésions qui paraissaient irrémédiables, rétrocéder.

Dans les jours qui suivront l’extériorisation, cette anse retrouvera sa vitalité ou au contraire se flétrira, se perforera en un ou plusieurs points réalisant une fistule, voire un anus sur le grêle.

L'anus sur le grêle, écrivent de nombreux auteurs, est un pis aller. C’est en le redoutant qu'ils refusent l’extériorisation et pratiquent la résection suivie de suture termino-

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les moyens dont nous disposons pour remédier aux incon- pe vénients de ce dernier. er

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Les fistules et anus du grèle.

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