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NÉVllALGIES Eï NÉVRITES

Le traitement des névralgies et des névrites a fait, dans ces dernières années, soit au point de vue médical, soit au point de vue chirurgical, l’objet de nombreuses, nouvelles et intéressantes tentatives. L’étude plus approfondie des névrites, de leurs causes, de leur retentissement sur le système nerveux central a permis de mieux concevoir, sinon de comprendre d’une façon tout à fait exacte, l’action de certains moyens thérapeutiques. Sans doute, aujourd’hui comme autrefois, la recherche de la cause, soit générale, soit locale de la névralgie garde toute son importance. Elle constitue l’indication primordiale du diagnostic et du traitement. Les tares d’ordre général : syphilis, impaludisme, diabète, goutte, anémie, etc. restent Capitales à dépister. Les intoxications par le plomb, l’arsenic et surtout par le tabac ou par l’alcool n’ont pas une importance moindre. Mais les causes les plus diverses, les mieux caractérisées, peuvent aboutir à la même lésion locale. La névrite produite n’est que le résultat banal d’une infection, d’une intoxication déjà ancienne, impossible à enrayer ou à combattre efficacement. Pour prendre l’exemple le plus.

net, les injections de sérum antitoxique ont une valeur préventive réelle conlre les névrites de la diphtérie. Elles ne sauraient avoir aucune action conti'e la névrite une fois constituée et déjà, ancienne. Le traitement spécifique causal conserve un intérêt inappréciable. Mais il suffit rarement seul. 11 doit presque toujours être aidé par des moyens purement symptomatiques, combattant les accidents les plus gênants (douleurs, paralysies, troubles trophiques) ou purement locaux, agissant sur le nerf lui-même. Le traitement devra donc être mixte et complexe.

« De ce qu’une névrite, dit très justement le professeur Raymond, s’est développée sous l’influence d’une cause spécifique, de ce que vous lui avez reconnu une origine syphilitique, paludéenne, diabétique, n’allez pas conclure que vous en viendrez à bouta l’aide d’un traitement antisyphilitique, antipaludéen, antidiabétique. Je vous ai dit à propos de la polynévrite paludéenne, qu’un pareil essai n’aboutirait qu’à un échec. 11 serait tout aussi erroné de croire qu’une polynévrite syphilitique soit justiciable du seul traitement iodomercuriel. En aucun cas, le traitement causal ne saurait suffire. Toujours il y aura lieu de lui adjoindre un certain nombre de moyens thérapeutiques. »

Cette réserve capitale une fois faite, voici les principales indications d’ordre étiologique.

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