II. DIELECTROLYSE TRANSCEREBRO-MEDUL- LAIRE
Le problème thérapeutique de la polynévrite se réduit à une course de vitesse entre la dégénérescence du cylindre-axe atteint et l’activité de la cellule nerveuse, qui doit réparer les lésions périphériques.
I1 faut donc stimuler le centre cellulaire dont dépend le cylindre-axe en dégénérescence qui se réparerait beaucoup trop lentement si on le laissait abandonné à lui-même après suppression de la cause toxique; entre temps des troubles trophiques graves pourraient se produire qui compromettraient l’avenir fonctionnel du membre lésé.
La grosse difficulté était de localiser le courant au canal médullaire. BOURGUIGNON trouva la solution en soignant des hémiplégiques de guerre trépanés. Chez ces malades il obtint des améliorations considérables en mettant l’une des électrodes sur la brèche osseuse. Le courant pénétrait ainsi dans la masse cérébrale, au lieu de contourner la tête dont les os forment une barrière presque infranchissable.
Il eut alors l’idée de se servir des orbites comme