‹ Le Traitement des Polynévrites alcooliques par l'ÉlectrothérapieChapitre 7 sur 41 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Magnus Uss fut le premier en 1852 à faire mention d'accidents paralytiques au cours de l’alcoolisme chronique. Dans la plupart des cas rapportés, il s’agit en réalité de troubles passagers plus que de paralysie véritable. Cependant, une bonne partie de la symptomatologie décrite correspond aux syndromes isolés aujourd'hui. En outre, il établit une comparaison entre les accidents observés et ceux déterminés par d’autres substances toxiques telles que le plomb et l’arsenic.

La véritable description des paralysies alcooliques fut l’œuvre de LANCEREAUX, dans son « Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales » paru en

En 1867, LEuDET dans son Mémoire sur la forme hyperesthésique de l’alcoolisme chronique insiste également sur les accidents paralytiques.

En Angleterre, c’est Reginald THomPsON qui fournit le premier travail sur cette question. HANDFIELD Jones, en 1871, Wirixs, en 1872, rappellent les principaux signes de la paraplégie alcoolique.

Leur origine due à l’atteinte des nerfs périphériques ne fut bien mise en évidence qu’en 1881 par

PLAAS—

LANCEREAUX dans la « Gazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie ».

En 1884, dans une leçon recueillie par Gilles de la TOURETTE, CHARCOT, expose les caractères connus de l'affection et insiste sur l’état mental particulier des malades. Plus tard, KORSAKOFF, dans son Mémoire initial publié en 1890, décrit la psychose polynévritique à laquelle il devait donner son nom.

OETTINGER, dans sa thèse parue en 1865, consacre une part importante à l’exploration électrique. Le courant faradique lui montre l’ordre d’apparition des lésions et le courant galvanique lui révèle l’existence des modifications qualitatives. Il cite, en particulier, la réaction de dégénérescence décrite par ERB, réaction contestée à l’époque par beaucoup d’auteurs.

Un nom domine l’anatomie pathologique de la polynévrite, celui de GOMBAULT qui, dès 1880, avait dans les archives de neurologie minutieusement analysé les lésions de la névrite parenchymateuse subaiguë ou chronique. C’est en 1886 qu’il étudia spécialement celles de la névrite alcoolique.

Mentionnons aussi les recherches de DÉJÉRINE et de ses élèves, ies articles de PITRES et VAILLARD, qui ont complété nos connaissances sur la polynévrite et ses différents aspects.

Nous n’aurons garde d'oublier RAYMoND dans cette brève énumération car c’est à lui que revient le mérite d’avoir insisté sur les altérations du système nerveux central qui conditionnent les lésions périphériques. Ba-

BINSKI et Pierre MARIE se sont fait également les défenseurs de cette hypothèse.

Enfin, ce sont les problèmes pathogéniques et la question de terrain qui semblent avoir surtout inspiré les derniers ouvrages et plus particulièrement ceux de VILLARET, JUSTIN-BESANÇON et KLoTz.

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