CONCLUSIONS
La thérapeutique classique du delirium tremens, par le chloral et les bromures de sodium ou de potassium, il faut le reconnaître, n’est pas toujours efficace, surtout dans les formes aiguës; et très souvent l’on devait en ultime ressort avoir recours à la camisole de force.
De plus, les doses fortes parfois nécessaires pour aboutir à un résultat, ne sont pas sans présenter certains risques chez les malades à foie plus ou moins déficient que sont les alcooliques chroniques.
La strychnine, bien que remarquablement tolérée par ces malades nous paraît surtout utile durant la convalescence, de même que la médication vitaminique.
Au contraire, le bromure de magnésium, préconisé par notre Maître Félix RAMoND, paraît être destiné à
devenir le médicament de base du traitement du delirium
tremens, tant dans la phase prémonitoire de celui-ci, que durant la période d'état.
Administré à temps, il permet en effet de faire avorter la crise.
En plein accès délirant, il calme rapidement l’agita-
- reprend plus rapidement qu'avec les autres médications.
dans les cas graves où l’on doit avoir recours à de fortes
ht TR é doses.
+ : s fa x « = 2 Sr Il n’existe après le traitement aucune fatigue ou *4 dépression physique, aucune obnubilation.
& Enfin les solutions, dont nous disposons actuellement,
2 L a . CE EP .
: ER sont désormais d’une stabilité parfaite.
Ro : La supériorité du bromure de magnésium dans le 1 traitement du delirium tremens paraît donc évidente. +41 Nul doute qu’il ne soit utilisé de plus en plus, et que Fe à d’autres affections du système nerveux ne viennent à bé- LT néficier aussi de l’action bienfaisante de ce médicament
: ne d’avenir.
RT
vd et RAR Vu Vu > fa < LRU *« Ne Le Doyen : Le Président de la Thèse :
M TIFFENEAU BAUDOUIN
Vu et permis d’imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris