CONCLUSIONS
1° Le traitement d'attaque de la syphilis doit être le plus précoce, le plus actif contre le spirochète et en même temps, le moins nocif possible pour l'organisme.
2° Dans ce travail, après avoir indiqué l’infériorité du mercure et du bismuth par rapport à l’arsenic dans le traitement d’attaque, nous avons démontré l'insuffisance et les'‘inconvénients du traitement arsenical isolé.
3° Ainsi que l’a proposé M. Ravaut en 1910, il était rationnel d'essayer l’attaque de la syphilis, à la fois par les deux médications spécifiques actives alors en cours et d’associe: l’action de l’arsenic et du mercure.
4° Dès 1910, cet auteur est arrivé à une méthode d'injections parallèles de mercure et d’arsenic, employée «ensuite couramment par lui jusqu’à l'apparition du bismuth qui l’amena à modifier cette méthode pour former le traitement arseno-bismuthique.
5° Nous avons également montré les avantages du traitement mixte simultané : activité thérapeutique supérieure, innocuité et facilité d'application, rapidité et régularité plus grandes des résultats cliniques et sérologiques, enfin action remarquable sur les réactions méningées décelées par ia ponction lombaire.
6° Cette méthode, créée en 1910, dont les avantages, certains ave: sa première modalité, sont encore plus nets depuis la substitution du bismuth au mercure, a été adop- à tée depuis, par un nombre croissant de syphiligraphes,
Vu : le Doyen, H. ROGER.
Vu : le Président, JEANSELME.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris LAPIE.