Le traitement opératoire du ptosis: par la méthode de Parinaud
C’est au cours de la dernière année de nos études médicales qu'il nous a été donné d’assister, à la clinique du docteur Pariaun, aux leçons que, il y a si peu de temps encore, il aimait prodiguer à tous ceux qui venaient l’entendre.
Sa mort n’a pas laissé que d'immenses regrets parmi ses amis et parmi ses malades; elle est aussi pour la science une perte irréparable.
Nous n’avons pas à rappeler ici les nombreux travaux qui avaient fait universellement connaître et estimer.
C’est toujours à la discussion des problèmes les plus ar-
dus etles plus compliqués de l’ophtalmologie qu’il s’attachait ;
et ilne les abandonnait jamais sans leur avoir trouvé une solution satisfaisante.
Depuis quelques années, il avait entrepris de doter enfin
la chirurgie oculaire d’un procédé nouveau qui permit d’ap-
porter une cure certaine et durable à cette infirmité trop
répandue encore que constitue la blépharoptose. Ses efforts avaient été couronnés de succès et c’est le pro-
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cédé même que nous allons exposer plus loin avec l’espoir de contribuer à sa vulgarisation dans l'intérêt de tous : chirurgiens et opérés.
Avant de commencer sa description, nous considérons comme un devoir d'adresser ici nos hommages de reconnaissance aux docteurs Bertaeux et Dayor, nos premiers maîtres
de l'Ecole de Rennes, au docteur LEnonnieR, professeur de
clinique chirurgicale à la même Ecole; au docteur Laurssier, que nous avons assisté pendant un an comme prosecteur à son cours d'anatomie.
Au docteur Bruré ne RémuR, qui guida nos premiers pas dans l'étude del’ophtalmologie, et à son collaborateur, le docteur Assicor,nous offrons nos sentiments de sincère gratitude.
Enfin nous adressons tous nos remerciements aux docteurs Rocue et Counour, les dévoués assistants du docteur ParINAUD dans ses dernières années.
C’est au docteur Rocme tout particulièrement que nous devons la plupart des indications qui nous ont aidé dans ce travail et qui sont venues compléter celles de notre maître commun. Puissions-nous avoir, comme il l’aurait désiré, mené à bien le dernier chapitre de l’œuvre à laquelle il s’était consacré pendant ces derniers temps.
Nous prions enfin M. le professeur De LAPERSONNE d’agréer nos plus vifs et sincères remerciements pour le grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.