‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 65 sur 96 · I. — RÈGLES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

I. — RÈGLES GÉNÉRALES

Jamais un mal de Pott n’entre dans la période de convalescence avant trois ans, et le plus souvent il faut attendre davantage la consolidation du rachis. Or, c’est seulement quand la réparation du foyer tuberculeux pottique est avancée (grande souplesse rachidienne au-dessus et au-dessous de la région malade) que rien n'indique une activité quelconque du bacille tuberculeux (on voit souvent se déclarer des abcès chez de vieux pottiques dont le rachis est cependant consolidé : on ne peut parler de convalescence que lorsqu'il y a un an que l’abcès a disparu ou que les fistules pottiques sont fermées) qu'on pourra appliquer moins strictement les règles du traitement orthopédique du mal de Pott.

Le repos horizontal devient moins nécessaire : on autorisera le malade à se lever et à rester debout ou assis pendant un temps progressivement plus long.

L'immobilisation du rachis sera moins rigoureuse : un appareil de contention est encore nécessaire, mais il pourra être enlevé la nuit ou en général quand le malade sera en position horizontale.

Enfin, l’hyperextension du segment rachidien auquel appartient la région malade sera rendue compatible avec la station verticale, tout en restant effective.

En pratique il n’y a guère que dans le mal de Pott dorsal que la courbure rachidienne thérapeutique a besoin d’être modifiée à la période de convalescence. En effet, une lordose lombaire exagérée rendrait difficile la station verticale.

Dans les autres variétés de mal de Pott, au contraire, les positions de l’hyperextension thérapeutique que nous avons indiquées n’empêchent nullement le malade de se tenir debout. Cependant le pottique convalescent ne doil pas être laissé, surtout dans la station verticale, sans appareil de soutien.

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