‹ Le Traitement par le cinnamate de benzyle cholestérine dans les asthénies et les convalescencesChapitre 14 sur 24 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Mme G.., Louise, 42 ans.

Malade se relevant d’une convalescence pénible de fièvre typhoïde grave, avec deux hémorragies intestinales, dont l’une particulièrement abondante. Amaigrissement progressif depuis l'achèvement de la période aiguë. La malade n'arrive pas à reprendre le dessus et s’affaiblit progressivement; anémie pro- - fonde, la numération globulaire montre 4.300.000 de globules rouges et une augmentation considérable des polynucléaires, augmentation des éosinophiles. Aucun traitement médical, aucune précaution ne peuvent avoir raison de cet état inquiétant.

On institue le 24 mars 1931 un traitement par le C. C. C.: 10 injections de 10 c.c., puis 50 injections de 5 c.c., réparties sur deux mois, à raison d’une injection chaque jour. Au bout de la première semaine, l’état qui s'était amélioré lentement devient plus rapidement meilleur; le poids remonte pour la première fois depuis six mois et passe de 49 kilogr. 700 à 50 kilogr. 100, soit une augmentation de 400 grammes, remarquable dans ce cas particulièrement grave. A la fin du deuxième mois, l'augmentation du poids est de 2 kilogr. 220.

Jia malade part à la campagne. Elle peut se lever toute la journée et sa convalescence paraît désormais aiguillée sur une bonne voie.

Revue six mois après, en automne 4931, on conseille de nouveau une série de C. C. C., avant de reprendre les occupations habituelles. Une série de 30 piqûres est faite pendant le mois de novembre 1931. L'augmentation de poids n’est pas très considérable : 280 grammes, mais l’état général s’est infiniment amélioré, les forces sont revenues et la malade est capable d'assurer décormais la profession pénible qu’elle occupe, étant chargée du vestiaire d’un grand restaurant.

Revue à différentes reprises depuis ce temps, son état général est excellent.

L 2 eLopide

OBSERVATION VI, — M. N..., Marcel, 17 ans.

Convalescence de pleurésie séro-fibrineuse de la base gauche, Pas de bacilles de Koch, pas de signes de lésions tuberculeuses du parenchyme, Amaigrissement marqué, affaiblissement et difficulté du rétablissement complet. Le malade traîne, il est incapable d’un effort soutenu et on lui déconseille de reprendre ses études avant l’année suivante. Avant de se résoudre à cette pénible décision, qui est susceptible de, modifier toute sa carrière, le malade désire essayer un traitement par le C. C. C., qui lui a été recommandé par son cousin, Chef de Clinique à la Faculté de Médecine de Paris.

Il est fait, en 60 jours, au courant des mois de novembre et de décembre 1931 : 60 injections de C. C. C. dont les 18 premières sont de 10 c.c. Il est à noter que ce traitement est suivi pendant le travail habituel et sans interrompre les études. Au bout de quinze jours, le changement est manifeste, le malade dort, le cœur s’est régularisé; il est capable d’une attention soutenue et d’un travail assez intense, sans la moindre trace de fatigue. Le poids a augmenté de 320 grammes. Au bout de la cinquième semaine, le poids a augmenté de 1 kilogr. 175 et au bout du deuxième mois, le poids a augmenté de 2 kilogr. 650 en tout. L’appétit est revenu, le malade a subi sans fatigue apparente et dans d’excellentes conditions, les examens trimestriels de fin d'année.

OBSERVATION VII. — M. R.…., Georges, 33 ans. Employé de commerce.

Convalescence de rougeole avec troubles bronchiques rebelles. Le malade à maigri de 2 kilogr. 500 en cinq semaines et ne parvient pas à reprendre ni forces ni poids; l’appétit est nul, l’asthénie complète, le moindre effort détermine une fatigue considérable et le malade préfère rester dans un fauteuil, plutôt que d’essayer le moindre exercice.

On institue un traitement par le C. C. C., au cours duquel 74 injections de 5 c.c. sont faites en deux mois et demi. À la fin du premier mois, le malade a repris 1 kilogr. 800. Il se lève et vaque aux occupations ménagères, même fatigantes. ,

Il reprend son travail au bout de la sixième semaine et s’il continue les injections de C. C. C., bien qu’il ait toutes les apparences de la guérison, c’est, dit-il, parce qu’il ne veut pas les cesser avant d’avoir repris le poids qu’il avait avant d’être tombé malade. Ce poids est dépassé de 300 grammes après la dixième semaine. Les petits phénomènes qui persistaient du côté des bronches ont complètement disparu, les forces sont revenues intégralement.

OBSERVATION VIIL. — Mme J..., Marthe, 34 ans. Blanchisseuse.

À la suite d'une bronchite grave récidivante, a dû interrompre son travail pendant six semaines. Toux fréquente et expectoration abondante; l’analyse des crachats ne montre pas de bacilles de Koch. Cependant, l’amaigrissement est progressif

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