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bout de la troisième semaine, l’état général est nettement amélioré, l’appétit est revenu, le moral de la malade s’est amélioré d’une manière considérable également et peu à peu le goût à l'existence revient. La tension qui était de 16 et 11 au début du traitement est encore de 16 et 11 à la fin du traitement. Le poids a augmenté de 600 grammes.
OBSERVATION XVI. — M. C.., Marcel, 42 ans.
Convalescence difficile d’une grippe grave ayant tenu le malade couché pendant quatre semaines. Amaigrissement considérable, évalué par le malade à 8 kilogr. Manque d’appétit. Cœur fatigué. Tension basse : 12,5 et 8; pouls lent, battant à 65. Faible tension syncopale, aboutissant quelquefois à des pertes de connaissance pendant quelques minutes. Etat général mauvais; les reconstituants habituels se sont montrés peu efficaces.
On institue un traitement par le C. C. C., à raison de 10 c.c. quotidiens pendant dix-huit jours, puis 5 c.c. quotidiens pendant deux mois, soit au total 78 injections. Dès la cinquième injection, les syncopes ont complètement disparu, le visage s’est recoloré. Le pouls bat à 70, la tension est passée à 12 et 8,5. L’appétit est revenu, la transformation est extrêmement marquée au point de vue général. Au bout du premier mois, l'augmentation de poids est de 2 kilogr. 700. La tension est de 12,8 et 9; le cœur bat à 72. Le malade s’est levé et commence à circuler.
La convalescence est complète au bout de six semaines et le malade a retrouvé toute son activité avant la fin du traitement. Son poids a augmenté de 4 kilogr. au cours de son traitement. La tension est de 14,1 et 9,3. |
OBSERVATION XVII. — M. P..., Pierre, 18 ans.
Convalescence après une appendicite gangréneuse. Symptômes toxémiques nets. Cœur fatigué. Quinze jours après l’achèvement de la période post-opératoire normale, le malade est encore incapable de se lever. Inappétence complète, vomissements. Le chirurgien affirme que le malade n’a plus besoin de ses soins et qu’il doit désormais se confier à un traitement médical avec séjour à la campagne obligatoire. Les conditions actuelles empêchent ce jeune homme de quitter Paris et le conduisent à essayer de se rétablir chez ses parents, dans des conditions hygiéniques peu satisfaisantes.
Au cours du mois suivant, son état général continue à empirer; il maigrit de nouveau de 1 kilogr. 500. Un traitement par les rayons U. V., institué par le médecin de la famille n’améliore pas cet état, bien au contraire, et le malade perd à nouveau 800 grammes en dix jours. Aucun symptôme pulmonaire, intestinal ou péritonéal permettant d’incriminer la tuberculose. Une injection de sérum polyvalent déclanche une crise d’urticaire extrêmement importante qui oblige à ne plus songer à cette médication. Les phénomènes toxémiques s’aggravant de jour
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en jour, on décide de réaliser la thérapeutique par l’Electrargol, celui-ci se montre inefficace.
Le cœur est devenu faible, la tension s’est abaissée à 11,2 et 8. Le pouls est faible, filant, battant à 63. Le malade est incapable du moindre effort et doit rester au lit.
On institue à cette période un traitement par le C. C. C:, au moyen de l'injection massive de 15 c.c. par jour en trois injections faites l’une le matin, l’dutre à midi et la troisième le soir. Dès le troisième jour, l'amélioration de l’état général est indubitable; le cœur s’est repris, le pouls est mieux frappé, battant à 67. Pour la première fois, le malade s’alimente un peu mieux, sans vomissements. Au bout du quinzième jour, la transformation est remarquable. Le cœur est complètement régularisé, avec pouls battant à 72; tension à 12,8. Le malade s’alimente d’une façon progressivement croissante et sent ses forces revenir. Au bout de la sixième semaine, il se lève sans incidents et à la fin du traitement il commence à sortir seul deux heures chaque jour. Depuis, sa convalescence s’est achevée normalement et actuellement il a repris son travail sans se ressentir d’une manière appréciable des quatre mois de maladie qu’il a passés.
OBSERVATION XIX. = M. T.., Charles, 44 ans.
À la suite d’une colibacillurie grave, récidivant pour la troisième fois et accompagnée de la présence de 0 gr. 22 d’albumine, le malade s’est affaibli. Amaïigrissement peu important de 1 kilogr. 100 en deux mois, mais un état d’asthénie et de fatigabilité extrême s’est installé. Le malade est dans la quasi impossibilité d’assurer ses fonctions de fondé de pouvoir dans une grande administration.
Sa présence étant cependant indispensable, il se soumet à un traitement par le C. C. C., à raison de 50 injections réparlies sur un peu plus d’un mois et demi. Les dix premières injections sont de 10 c.c. injectés en une seule fois, les suivantes sont de 5 c.c. quotidiennes. Au bout du quinzième jour, l’état général s’est complètement modifié et le malade circule plus aisément. il accomplit son travail avec facilité. L’appétit et le sommeil sont revenus et la sensation de fatigue a disparu. Depuis ce temps, le malade fait régulièrement chaque mois une petite série de cinq injections de C. C. C., qui lui permet, dit-il, de supporter plus facilement le surmenage des fins de mois.
OBsSERVATION XX. — Mme G.…., Henriette, 32 ans.
Convalescence d’appendicite chronique opérée en ville. La malade continue à souffrir malgré son opération remontant à sept semaines et n’a pas pu encore ou n’a pas voulu quitter son lit depuis ce temps. Asthénie très marquée. Cœur faible. Tension basse : 12,5 et 8. Etat général très déficient. Manque d’appétit presque complet. Amaigrissement progressif très net.
On institue le traitement par le C. C. C. qui comporte au total une série de 52 injections réparties sur deux mois. Les symptômes d’asthénie s’amendent dès la sixième injection. La
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malade est plus gaie, la sensation d’oppression et de gêne cardiaque a disparu. L’appétit est revenu et la malade çommence à s’alimenter de façon raisonnable. Le sommeil est convenable. Au bout de la vingt-deuxième injection, la malade commence à se lever. Son poids est passé de 52 kilogr. 700 la veille de son opération à 54 kilogr. 300. Il sera de 57 kil. 600 huit jours après la fin du traitement. La. pression sera alors de 14,4 et 9,2 et l’état général permettra à la malade de reprendre ses occupations ménagères et mondaines.
OBSERVATION XXI. -— M. B.., Bernard, 29 ans.
Suppuration mastoïdienne traitée par un évidement pétromastoïdien, opérée en ville. Ce malade vu cinquante deux jours après l'intervention chirurgicale, n’a pas encore repris son équilibre. Il se trouve fatigué, dans un état d’asthénie très marquée, avec petit amaigrissement et symptômes généraux de déficience organique. Il n’a pas encore osé recommencer à travailler, bien que la plaie opératoire soit parfaitement cicatrisée et qu’il ne subsiste plus de signes extérieurs appréciables.
Un traitement par le C. C. C. est institué, comportant 32 injections réparties chaque jour à raison de 5 c.c. par jour. L'amélioration est extrêmement rapide; au bout du quinzième jour, le malade est transformé et sa convalescence, indécise jusque là, s’oriente d’une manière tout à fait nette vers la guérison. L’appétit revient en même temps que le sommeil. Le poids augmente, passant de 61 kilogr. 200 au début du traitement à 63 kilogr. 300 à la fin du mois.
OBSERVATION XXII. — Mme G.., Françoise, 34 ans.
Anémie et fatigue post-partum; accouchement lent, avec hémorragie importante, mauvaises conditions d'hygiène avec santé antérieurement médiocre. L’allaitement a dû être cessé par suite de fatigue insupportable. Amaigrissement progressif. Retour des règles à peu près normal. Cependant, les secondes règles sont revenues moins de trois semaines après les premières et ont déterminé une fatigue extrême de la malade. Tension très basse : 11,3 et 7,9; pouls petit. Pâleur extrême des téguments, avec muqueuses décolorées. Difficulté de l’alimentation, par suite d’un état nauséeux permanent.
On institue un traitement par le C. C. C., comportant au total 82 injections réparties de mars 1932 à la fin de juin 1932. Les douze premiers jours, on fait 15 c.c. de C. C. C., à raison de 5 c.c. le matin, 5 c.c. à midi et 5 c.c. le soir. L’état général s’améliore avec une rapidité extrême. Le deuxième jour, les couleurs commencent à revenir au visage, le cœur s’est régularisé, le pouls est frappé d’une manière satisfaisante, à 68. La tension accuse une légère augmentation de 3/10° à la maximale et 2/10° à la minima. Huit jours après l’institution du traitement, la malade commence à s’alimenter d’une manière normale. Les forces reviennent nettement et au bout du vingtième jour, l’état général s’est amélioré d’une façon suffisante pour permettre à