INTRODUCTION
Le travail féminin a toujours existé. Ayant d’abord débuté avec
l'agriculture et les travaux d’aiguille, il a suivi ensuite lafflux massif vers les différentes industries, parallèlement à lessor du
machinisme. .
Déjà entreprise voilà quelque temps sur le plan juridique, se dessinait également, sur le plan moral, une évolution de l'esprit féminin, pour aboutir actuellement au terme si fréquemment employé d’émancipation. S’il est juste d’être ainsi amené
à réviser les idées établies concernant le travail féminin, il est
important de distinguer la jeune fille ou la jeune femme seule,
chargée de famille, pour lesquelles la logique nous incite à partager largement leurs idées, de la femme mariée, mère de famille, dont l'époux exerce une profession.
Ainsi examinerons-nous tout d’abord l’importance de la maind'œuvre féminine dans les différentes catégories professionnelles, en laissant cependant de côté le point de vue agricole. Nous
nous occuperons principalement, dans cette étude, du travail ouvrier féminin, et nous essaierons de tirer parti de constatations
locales ou régionales, résultats d'enquêtes personnelles. Il est bon de se souvenir que « le travail n’est point une marchandise ordinaire. Ce sont ses forces que l’ouvrier met à la disposition d'autrui. Faut-il Pabandonner à lui-même, si les exigences qu’il subit compromettent sa santé, abrègent sa vie ? Le
travail n’est point une chose d'intérêt privé; c’est une fonction sociale, la source de prospérité générale ».
Afin d'éviter la répétition des notes bibliographiques, nous faisons suivre chaque nom d'auteur d’un chiffre correspondant au numéro de
notre bibliographie.
Lea nes
Les modalités du travail sont variées, car, malheureusement, devant les nécessités actuelles, jointes à certains désirs et qualités, spécifiquement féminins, il est trop souvent constaté qu'il s’ensuit pour la salariée des conséquences fâcheuses tant physiopathologiques que professionnelles et sociales. Cela constituera la deuxième partie de notre travail, en insistant particulièrement sur la protection de la femme enceinte et sur son rôle de mère.
Qu'il nous soit permis, devant la grande difficulté qu'il y aurait à vouloir apporter une solution idéale à cette question, de proposer différentes améliorations médicales et professionnelles qui atténueraient les graves incidences soulevées par l’activité professionnelle féminine, allant jusqu’à ébranler la destination naturelle de l’être féminin et, en conséquence, la famille, base de la société.