B ABOLI NE
Quelle est cette bouteille ?. . .
BECAMIEL.
C’est de l’eau de Sedlilz que je porte à une de nos clientes Madame Fortampoule. . . mais comme elle ne doit en user que demain, je me suis risqué à venir te dire bonjour. . . débarrasse-moi du bocal.
| Baboline prend la bouteille et la pose sur la cheminée auprès de la bmleille de Champagne).
BABOLWE.
Pauvre chéri 1. . . si tu savais comme je m’ennuyais de toi. . . Depuis un mois. . . un grand mois t . .'. (elle descend la scène).
BECAMIEL.
Hélas ! après cette longue absence. . . (déclamant)
Oh ! Dieu qui me la rends, pie la rends-tu. . . telle quelle!...
BABOLINE.
Ce doute ?. . .
BECAMIEL.
Il est en vers... et la poésie autorise toutes les licences... allons, ma Baboline. . . si tu as encore pour ton Becamiel une flammèche d’amitié, porte nne main hardie sur les nobles insignes <ie ta profession et prépare-moi un repas léger mais abondant. . .
BABOLINE.
Impossible. . . les tyrans sont sortis, il est vrai, mais ils peuvent rentrer à tout instant.