ACTE II, SCENE VI
guet dans les bras ) Tenez, voilà ce que cet être confit dans sa graisse a osé me présenter.
(Baboline ouvre le paquet et en relire trois paires de bas. ) baboline ( avec stupéfaction).
Des bas !
(Elle les donne à Mme Têlelicot et met sur le guéridon l’enveloppe des bas.)
ROSA
Et piqués, encore. . . des fonds de magasin. (Elle jette les bas sur le guéridon.)
BABOLINE.
Oh ! c’est indécent de la part de Monsieur, et je comprends l’exaspération de Madame. . . Aussi je ne sais si je puis me permettre de souhaiter à Madame une bonne et heureuse année, accompagnée de. . .
ROSA
Je comprends, Baboline, la portée de vos souhaits. . . je n’ai pas à me plaindre de vous. . . au contraire. . .
BABOLINE.
Madame est indulgente. . . mais Madame est si facile à satisfaire. . . Mon plus vif désir est de servir Madame jusqu’à sa mort , et d’entourer ensuite de tous mes soins le veuf de Madame.
ROSA ( avec contrariété).
Vous êtes trop bonne, Baboline, et je vous remercie de votre attention. . . vous ne perdrez rien pour attendre, et, si vous continuez ainsi, je vous donnerai quelque chose l’année prochaine.
L’année prochaine !!.. . Comment l’entend Madame?
ROSA
Mais, en 1860. (*)
O L'indication de l’année doit naturellement changer si ce vaudeville est représenté après cette époque.
u acte ii, sckise vu.
BABOLINE.
El aujourd’hui» . . Madame ne nie donne rien ?
ROSA
Ah ! si (lui désignant du doigt las bas déposés sur le guéridon) prenez pour vous ces trois paires de bas... ça commencera votre trousseau.
baboline (allant prendre les bas).
Grand merci, Madame. (A part) Joli cadeau. . . le mari et la femme se valent. . . les deux font la paire (elle les dépose sur la table).