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sacrifice appartient aux modèles courants de l'art hellénistique : on la retrouve sur les stucs, sur la terre cuite et sur le marbre. Il en est de même des scènes où les tendres Amours apparaissent en vainqueurs de la force brutale (n. 5 et 6) : aucun sujet n'a été plus en vogue, aucun n'a été plus souvent traité par les artistes grecs des bas temps. Quant aux gobelets aux squelettes (n. 7 et 8), avec leur commentaire si piquant du néant des jouissances et de la gloire humaine, ils rentrent aussi dans Yargentum vêtus. Le style de la décoration vient confirmer l'impression donnée par l'état de la matière.
Les vases de Sabeinos (n. 15 et 10), qui appartiennent au style de la dernière époque des peintures pompéiennes, les écuelles aux olives (n. 17 et 18), les canthares aux feuilles de platane (n. 19 et 20), les canthares aux cigognes (n. 13 et 14) nous sont arrivés dans un état de conservation très supérieur. Il faut y joindre la phiale d'Alexandrie, qui n'a jamais dû servir dans un festin et qui, comme la phiale au portrait d'homme certainement de travail romain, était placée sur un dressoir pour être offerte à la curiosité des connaisseurs. Ce sont les pièces les plus récentes, celles dont la fabrication doit remonter aux aimées qui s'écoulèrent entre le début de 1ère chrétienne et la destruction de Pompéi.
2° Les ustensiles (n. 24 à 95) qui constituent à proprement parler l'argenterie ordinaire de la maison et parmi lesquels se trouvent de très intéressants spécimens de Yargentum escarium aussi bien que de Yargentum potorium. Plusieurs de ces ustensiles sont décorés avec un véritable raffinement d'élégance : les quatre salières (n. 27 à 30), le pot à crème (n. 24), les petites coupes (n. 25 et 2(5), les deux belles patères (n. 47 et 48), la cuillère à manche coudé (n. 51) et le gobelet couvert de plumes d'oiseau (n. 43) offrent des modèles qu'on aimerait à voir couramment reproduits par nos orfèvres.
DESCRIPTION DES PIÈCES d' ARGENTERIE DONNÉES PAR M. E.-P. WARREN (96- 97), LE COMTE MICHEL TYSZKIEWICZ (98), MM. CESARE ET ERCOLE CANESSA
Vase à verser; forme d'un pot à crème, muni d'une anse.
Exactement semblable au n. 24 (pl. XXI, I et 2) avec lequel il forme paire. Même ornementation, mêmes dimensions.il a peut-être reçu un grafîtto sous le pied, mais on ne peut plus le distinguer nettement.
Poids, 194 gr.
Petite coupe (calix) à deux anses, montée sur un pied tourné.
Semblable aux n. 25 et 26 XXI, n. 3); les dimensions sont un peu moindres; la différence n'est pas sensible à l'œil. Les anses ont la même dimension que celles des vases 25 et 26 ; elles paraissent plus élancées.
Haut, avec les anses, 0m,067; haut., 0m,056. Diam., 0m,08.
Poids, 175 gr.
Enscr. -Sous le pied (fig. 42), on lit MAX et MAXI- MAE. On distingue aussi une indication pondérale CP//S, tracée plus anciennement en caractères minuscules, aujourd'hui presque effacés; une barre du X du mot Maximae a été gravée au travers de IIS ; Peut-être c(alices)? ou c(ymbia)? p(ondo) II s(emissem), =818gr, 736 ;
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il serait cependant étonnant que le nombre des coupes auxquelles s'applique la pesée n'eût pas été indiqué.
Les trois coupes réunies (n. 25, 26 et 97) pèsent aujourd'hui 498 gr. Même en supposant qu'elles aient été primitivement au nombre de quatre (deux paires), le poids des quatre coupes ne pouvait guère dépasser 675 gr., ce qui donnerait toujours une différence de 143 gr. environ entre la pesée ancienne et la pesée actuelle1.
Cette coupe a été en contact avec des objets en bronze ; elle porte des taches de vert-de-gris et de patine bleue.
Miroir rond, à main (spéculum), muni d'un manche.
Les deux côtés du disque sont également polis. On peut se voir encore très aisément du côté convexe, mais l'image est réduite.
Le manche. Il a la forme d'une massue, très élégante, terminée par un bouton arrondi et rattachée au disque par une peau de lion. Cette peau est disposée de telle sorte qu'elle paraît servir de lien entre le disque et la massue. Du côté convexe apparaît, en haut de la massue, la tête du lion, qui semble tenir le disque dans sa gueule et l'entourer avec ses pattes de devant; la dépouille de l'animal fait deux fois le tour du manche et revient du côté concave où s'étale Parrière-train (queue et pattes de derrière avec les griffes). Les poils de la peau sont indiqués par des séries de petits traits2.
Diam. du disque, 0"'J,13. Long, du manche, 0"l,095.
Poids, 426^,5.
1. Pour les deux vases n. 17-18, qui n'ont reçu aucun dommage, on constate une différence de 174 gr. entre les deux pesées; voir p. 8i.
2. Les miroirs en argent que l'on trouve dans les maisons de Pompéi sont ordinairement de ce type, Notizie degli scavi, 1877, p. 128; 1883, p. 147. Parmi ceux que possède le musée de Naples il s'en trouve un (Inc. n. 110861) d'une finesse et d'une élégance particulières; sur un autre (htr. n. 11 598) la massue est reliée au disque par deux tètes de cygne.
Récipient de forme ovale, muni de deux oreillettes découpées.
Exactement semblable aux n. 57, 58, 59 [pl. XXVIII, 4). Mêmes dimensions; mais il a perdu une de ses oreillettes. Poids, 60 gr.
Inscr. — Sous le fond, on lit MAX = Max(imae).
Coupe basse ; forme de petite soupière à deux anses.
Semblable au n. 64 avec lequel elle formait paire.
Diam. à l'orifice, 0m,12; diam. sous le pied, 0in,058. Haut., 0m,053.
Poids, 285 gr.
Inscr. — Sous le fond orné de cercles concentriques et supporté par un pied saillant, on lit MAXI = Maxi(mae).
Feuille de revêtement ornée de moulures1 : quatre fragments ayant servi à recouvrir une surface en bois.
Le plus grand de ces fragments de forme rectangulaire est orné, sur deux côtés, d'une moulure saillante, en forme de baguette, audessous de laquelle court une moulure creuse plus large. Ces moulures, dont un angle est conservé, constituaient l'encadrement d'un panneau dont il est impossible aujourd'hui de reconnaître les dimensions. Une
1. Cette rouille d'argent a été signalée par Pasqui, col. 175-476. Dans un rapport tic 17">!) (Fiorelli, Pompeianarum antiquitatum Idstoria, I, 2, 139), on constate à Pompéi la découverte de « indizi di una tavola guernila di argento »; il s'agit peut-être d'une feuille de revêtement analogue.