TABLEAUX, DESSINS. HASAN . EXPERT
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lin avertissement imprimé eu tête de ce Catalogue nous appieml que la collection mise en vente avait été commencée par Jeaiillaptiste Vanloo, mort à Aix en Provence, le 19 septembre 1745. àpé de soixante-cinq ans. On sait que Jean-Haptiste était le fils de Jacques Vanloo, auteur du célrbre Coucher à l'Italienne, et le fnre de Carie. Il eut trois fils qui exercèrent son art : Cliarles-Amédée, qui fut peintre du roi de Prusse ; François Vanloo, qui mourut fort jeune, et Louis-Michel, qui fut premier peintre du roi d'Mspagne. Celui-ci avait hérité de son père la passion des tableaux ; il les aimait en peintre et les collectionnait en curieux. Pour en augmenter le iioml)re, il mit à profit ses voyages en France, en Espagne et en Angleterre. Louis-Michel Vanloo était membre de l'Académie de Peinture. Il y fut reçu le 25 avril 1733, et présenta pour sa réception le tableau à' Apollon poursuivant Daphné.
La mort de Rano, premier peintre du roi d'Espagne, le fit appeler dans cette cour. Il y passa quinze ou vingt ans, et y reçut du roi de France le cordon de Saint-Michel, en 1748. Rappelé dans sa patrie (probablement à la mort de Carie Vanloo, son oncle), il fit le portrait en pied de Louis XV dans le costume de Tordre du Saint-Esprit, et fut élu, à la place de Carie, directeur des élèves protégés. Il mourut dans cette fonction le 20 mars 1771. 11 était né à Toulon en 1707.
Son morceau le plus remarquable fut le portrait de Carie A'anloo, qui fut exposé au sal,on de 1765, à la plus belle place du Salon carré, et au milieu des ouvrages de Carie, qui venait de mourir. Diderot en parle en ces termes :
« Carie, en robe de chambre, en bonnet d'atelier, le corps de profil , la tète de face, sortait du milieu de ses propres ouvrages. Il ressemblait à étonner : la veuve ne put le regarder sans verser des larmes. La touche en est vigoureuse; il est peint de grande manière, cependant un peu rouge. En général , Michel fait les portraits d'hommes largement et les dessine bien. Pour ceux de femmes.
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c'est autre chose : il est lourd, il est sans fuiessi;; il vise à la craie (le Drouais. Michel est uu peu froid; Drouais est tout à fait faux. Quand ou tourne les yeux sur toutes ces figures mortes qui tapissent le salon, on sVcrie : Latour, Lalour, ubi es? »
CLAUDE LORRAIN. Une Marine : un aia^nifique palais bâti au bord de la mer et qui s'ouvre en péristyle, occupe presque la moitié du tableau et se détache en clair sur un i^roupe d'arbres; un gros vaisseau, dont on ne voit que le tiers , se remarque ilans l'autre p.u'lie et se détache en brun sur son fond, qui en cet endroit est très-lumineux; on y découvre une côte défendue par des tours, et diverses banpies remplies de matelots qui font les man(euvres nécessaires pour aborder au rivage : le ton de couleur est admirable, la touche est libre et l'effet très-piquant. Trente-trois pouces sur quatre pieds. 2,G00 liv.; Ménageot.
REMBRANDT. Un Buste d'homme, dont la tète à courte barbe, est d'un très-beau caractère; le corps est enveloppé d'un manteau ; il a sur la tête un chapeau rabattu , et autour du cou une chaîne de pierres fines de différentes couleurs. Trente-deux pouces sur vingt- six. 1,300 liv.; Basan.
i'IERRE PAT EL. Un riche Paysage, de forme ovale, dans lequel il entre des figiu'es, des animaux, et les ruines d'un temple dont il ne reste que huit colonnes sur pied ; il symétrise avec un bois touffu qui est vis-à-vis; et , dans l'entre-deux, on découvre un horizon borde dt; montagnes. Sur le premier plan sont distrilniees douze tigures, occupées à garder ou à conduire des troupeaux. Ovale, de trois ()ieds sur vingt-six pouces, 1,001 liv.; Basan.
SEBASTIEN BOURDON. Le Départ de Jacob. Ce tableau, traité avec ra(7/ies5e, et d'un ton argentin, présente une composition de quinze figures, qui devient très-intéressante par la variété des objets qu'elle renferme; on y voit, sur un des côtés, un beau groupe de femmes et d'enfants, et sur le devant du tableau, deux hommes à moitié nus et d'un goût de dessin eNcellent , (jui sont oceuj)és à lier (les ballois: l'on v voit au^si uu grand nombre d'aui-
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inimx divers. Dix-liiiit poiircs de hiiiil sur viiigt-(|uatrt'. I,o00liv.; Folio.
VAN DEH MEULKN. Deux tableaux de r.alailles, se faisant pendants. On peut compter dans chacun de ces tableaux jusqu'à trois cents figures; la touche en est légère, le coloris frais, le mouvement plein de feu. Dans l'un, c'est une mêlée générale qui fait le principal objet; cl, siu' le second plan, les vaincus poursuivis passent une petite rivière à la nage. Dans l'autre, plusieurs groupes de combattants, l'épée à la main, occupent le d(nant, tandis que sur le second plan, près d'mi village où se livrela bataille, est le groupe le plus nombreux; dans le fond, divers détachements prennent la fuite. Huaranle-deux pouces de haut sur soixante-six. 10,000 liv.; Ménageot.
DAVID TÉNIERS. Une Fête ilamande, où il entre dixhuit ligures de dix à douze pouces de proportion ; deux d'entre elles dansent au son d'une musette dont joue un vieillard qui est monté sur en tonneau...; deux hommes debout regardent avec attention les danseurs, et sur le premier plan est une admirable figure de paysan debout, qui d'une main tient un pot, et de l'autre un pot; uiif^ chèvre blanche et un grand |)ut à lait de cuivre jaune sont à ses côtés. Trois chaumières servent de fond au principal groupe et occupent la moitié du tableau; l'autre moitié otfre une cabane, un paysage, et trois paysans en conversation... Cinquante-trois pouces sur soixante-six. 6,000 1.: Basan.
JACQUES VANLOO. Deux Bustes, de forme ovale, dont l'un est le portrait de l'auteur vêtu en Arménien, soulevant de la main gauche son vêtement et la tête couverte d'un bonnet fourré. 50 liv.; M. Vanloo.
JEAN-BAPTISTE VANLOO. Diane au repos, avec ses nymphes, au nombre de douze, dont quelques-unes se baignent, d'autres lui présentent une corbeille de fruits; elle est assise au pied d'un rocher, et l'on voit auprès d'elle des chiens et le gibier qu'elh; a tué. Trente-neuf pouces sur cin(| i)ieds. l.oriO liv.; Basan.