‹ Le trésor de la curiosité. Avec diverses notes écédé d'une lettrè a l'auteur sur la curiosité et les curieuxChapitre 147 sur 200 · DE VERSAILLES · texte numérisé non relu

DE VERSAILLES

DESSINS ET ESTAMPES. GLOMV, EXPEUT.

BOLSWERT. Le Christ à l'épongo; d'après Van Dyck; épreuve avec la main de saint Jean effacée.

A l'occasion de cette belle pièce, Glomy entre dans le détail des quatre états qu'on en connaît, et qui ne se trouvent point décrits dans le Catalogue de Van Dyck.

Premier état, de la plus grande rareté. — Le Christ n'a point de couronne d'épines; saint Jean a la main appuyée sur Tépaule de la Vierge, et la marge est sans écriture. Cette épreuve est conforme au dessin de Van Dyck qui a été apporté, depuis peu, de Flandre, par MM. LavoUée et Alibert, marchands d'estampes.

Second état. — Le Christ a une couronne d'épines; la main de saint Jean est supprimée. Le nom de Van Dyck est écrit à gauche de l'estampe; sur la marge est un passage latin de l'Évangile, et au-dessous la dédicace : Excellentissimo, etc.. La gravuie de ces lettres est nette et légère. 11 y a apparence que ces changements ont été faits par Van Dyck.

Troisième état. — Ou a remis la main de salut Jean sur l'épaule de la Vierge; la lettre du passage latin a été retouchée, ainsi que toute l'estampe; on a effacé la dédicace, et l'on aperçoit encore un léger vestige des deux premières lettres Excellentissimo... Le nom de Van Dyck est à la droite de l'estampe. On distingue quatre petites contre-tailles sur l'ombre que forme le bout du pied de l'homme qui tient l'éponge. Ces changements viennent sans doute du possesseur de la planche, qui a voulu faire passer ce troisième état pour le premier.

Quatrième état. — C'est celui où la main de saint Jean est de nouveau supprimée, et où l'on a regravé la dédicace. Le reste est comme au précédent état.

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