ET JEAN YVES, EXPERTS
Nous rétablissons ici le Catalogue de la vente Braamcamp, qui aurait dû. trouver place à la page 186 du prt'scnt volume, et dont nous avons ajourné l'impression, faute d'avoir pu nous procurer plus tôt les prix de cette vente célrbre.
NICOLAS BERGHEM. Un Paysage admirable, lequel représente une tempête; le ciel est orageux, et les arbres paraissent fort agités par le vent. Sur le devant on voit une femme assise sur un mulet; elle parle avec deux paysans, dont Tun accommode la selle d'un autre mulet; à côté de la femme sont plusieurs moutons, et dans le lointain on voit un berger et une bergère assis auprès de leur troupeau. Ce tableau est admirablement peint, et d'une touche vigoureuse; on peut le regarder comme un des plus capitaux et des meilleurs de ce maître. Quatrevingts pouces sur quatre-vingt-quatorze. T. 2,425 florins.
J EAN BOTH. Un Paysage superbe, représentant le lever du soleil; au côté gauche on voit des rochers; il en tombe une grande quantité d'eau qui se jette dans une rivière; sur une élévation , qui est sur le devant du tableau, on voit plusieurs personnes qui regardent cette chute d'eau et semblent en admirer l'etfet. De tous les peintres de paysages, celui-ci est un de ceux qui ont mérité les plus grands éloges. Trente pouces de haut sur trente-cinq.
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Un aulre Paysage, dans lequel on voit le coucher du soleil; il y a nombre d'iinimanx dans un ponton et divers passagers prêts à y entrer, dont l'un tient son cheval par la bride; il paraît que les animaux sont encore fatigués par la chaleur du jour. Ce paysage est peint d'une chaleur admirable, et forme un beau contraste avec son pendant, où tout se ressent encore de la fraîcheur de la nuit. Trente pouces de haut sur Irente-cinq. T. Avec le précédent, 1,100 fl.
BREEMBERG. Un Paysage agréable. On voit saint Jean sur une élévation de lerre au pied d'un grand arbre, prêchant à un grand nombre de personnes qui paraissent lui prêter toute l'attention requise : sur le devant, on voit deux savants ou docteurs de la loi, dont l'un lient un livre sous le bras, et qui semblent disputer sur ce qu'ils viennent d'entendre ; derrière eux est une femme qui tient un enfant qui dort; il y en a un autre devant elle qui pleure; elle le regarde sévèrement et tient son doigt sur sa bouche pour lui imposer le silence. Les expressions sont des plus caractéristiques, et c'est un des morceaux capitaux de ce célèbre artiste. Quarante pouces de haut sur cinquantesept. T. 9-2511.; Ilope.
Ci ÉRARD TERBURG. Un tableau représentant un Officier dans sa chambre occupé à écrire une lettre; un trompette, qui est devant lui, paraît attendre cette lettre. L'altitude est naturelle, le coloris beau, et le tout d'un dessin admirable. Vingt pouces de haut sur quinze. T. 1,000 fl.; Van der Schley.
Cette composition, gravée par Buriiett, a été souvent répétée par Teibiirg, quelquefois avec de légères variantes. Nous en avons vu une semblable au Musée de Dresde, ime autre chez M. Hope, à Londres, dans Piccadilly. Smith en signale deux autres dans les collections anglaises des amateurs Couljon et Acraman.
Un autre chambre dans laquelle est une Dame d'(uie figure très-gracieuse, assise devant une table sur laquelle il y a un tapis bleu et un coussin vert galonné, sur laquelle elle a les bras posés; elle est occupée à couper ses
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ongles : sur la \i\h\o. est une boîte el un chandelier d'argent; près d'elle est une femme de chambre tenant une aiguière et un plat d'or; à ses pieds est un chien qui dort. Ce tableau est un des plus terminés de ce maître. De même grandeur. T. I,S()0 11.; Van der Scliley.
('.HARLES CIGNANI. Un sujet représentant Jacob qui abreuve les brebis marquetées; il est vu de face et assis sur une hauteur, vêtu d'une étoife violette et d'une draperie rouge, ayant le bras droit et une partie de la poitrine nue; à sa gauche est Rachel assise, ayant la main posée sur les genoux du patriarche ; elle est vêtue en partie d'une étoffe brune : devant elle est un enfant vu par le dos et un autre couché sur une hauteur. Plus loin paraît Laban avec quelques brebis. Ce tableau est d'une belle composition et bien groupé, d'un dessin noble et d'un beau coloris. Soixante-neuf ])ouces et demi de haut sur quatre-vingt-quatre. T. 1,370 fl.; Schnellink.
COEDYK. Un tableau représentant un appartement sur le devant duquel est une montée tournante que descend le maître de la maison dans l'intention de surprendre son valet et la servante qui badinent ensemble dans la cave que l'on voit à droite de l'escalier; on distingue cette intention, parce qu'il a le doigt sur la bouche pour marquer le silence, et qu'il descend sur la pointe des pieds, se tenant avec soin à la corde pour faire m.oins de bruit; dans un second appartement on voit une dame à table qu'il semble avoir quittée pour satisfaire sa curiosité. Ce tableau est d'un fini précieux. Vingt-neuf pouces de haut sur vingt-trois. B. 4,300 fl.; Van der Bogaart.
Le pendant représente une galerie dans laquelle on voit un Homme et sa Femme assis devant une table, sur laquelle est un coussin pour faire de la dentelle ; elle semble avoir quitté cet ouvrage pour lire un papier à son mari, qui en tire quelque extrait dans un petit livre; sur le devant il y a une chaise sur laquelle est une bible : au fond de la galerie on voit deux femmes qui se parlent au travers d'une porte ouverte. L'architecture est très-riche
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Cl VeÛ'el admirablo. I,es tahioaux de ce maître sont de la plus grande rareté, et Ton n'en connaît aucun d'aussi capital. Vingt-neuf pouces de haut sur vingt-trois de large. B. 1,700 n.; Van der Bogaart.
JEAN LE COMPE. Ce peintre, qui a tâché d'imiter Van der Heyde, surtout dans la manière de peindre les bâtiments, a acquis beaucoup de réputation. Ce tableau représente la vue de la Tour de la Monnaie d'Amsterdam. L'eau est d'un transparent admirable, et les figures sont joliment touchées. Vingt-deux pouces sur vingt-neuf et demi de large. T. 1,2:25 il. Fouquet.
CiÉRARD DOUW. Un tableau représentant une chambre extrêmement ornée, dans laquelle on voit une femme assise devant une table qui est couverte d'un tapis fait au métier, sur laquelle il y a un livre ouvert et une aiguière; il paraît qu'elle vient de tirer son enfant du berceau pour lui donner le sein; la figure de la femme est des plus ' gracieuses; elle est coifiée d'une cornette de nuit, son habillement est une jupe de satin jaune brodée en argent, et un casaquin de velours pourpre bordé d'hermine. Ou voit dans un second appartement une boutique de chirurgien, où l'on fait une opération à un paysan; la femme qui est derrière lui semble être pénétrée de douleur; à côté du chirurgien est son élève, qui paraît prêter toute l'attention possible à cette opération. Ce tableau a deux portes ou deux battants peints par le même : l'un repré-
• . . sente une école du soir: on voit sur le devant le maître qui donne des leçons d'arithmétique à ses écoliers; l'autre représente un homme qui taille des plumes. Ces deux
!" tableaux, ainsi que le principal, sont du meilleur temps de Gérard Dow, et ont toujours passé pour son chef-d'œuvre. Les dehors des battants sont peints par Coxie : ils représentent diverses allégories sur les arts et les sciences, et sont richement composés. Voyez Houbrakcn qui en donne une explication des plus étendues. On peut dire que ce tableau est un des plus capitaux qui soient connus de ce maître, et qu'il e>t d'im précieux étonnant et parfaitement
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bipii consevvt!. Vinfrl-Hcpt pniicos de lianl siii- (ifiilr-dciix. 15. li,I(H) 11.; 15. 'l'icdfiniaii.
Ce taMiMu, acheté p.ir l'inipératricc dp Russifi, périt en mer avec d'autios pointures du plus trrand prix, notamment avec le Paul Pdtter ([ue l'un verra li^urer plus lias.
Un tableau i'oprcsentant iino Femme d'une figure gracieuse, dans une niche, dessous laquelle est un bas-relief; elle lève d'une main un rideau, et de l'autre, elle tient un panier avec des fruits : à côté d'elle, est un coq mort; dans le fond de l'appartement, on voit une femme qui chante et un homme qui joue du violon. On ne peut trop taire l'éloge de ce tableau : non-seulement il est d'un fini admirable, mais la femme qui en fait le sujet principal est d'un gracieux et d'un caractère si intéressant, qu'on ose assurer que ce peintre s'y est surpassé lui-même. Quatorze pouces et demi sur dix de large. T. i.OK) fl.; II. de Winter.
Un tableau, qui fait le pendant du précédent, et qui est très-connu sous le nom ûu .loueur de trompette; dans le fond on voit une compagnie joyeuse de l'un et l'autre sexe à table ; sur la rampe est mie aiguière avec son plat d'argent et lui tapis fait au métier : au-dessous .de la niche, est un rideau relevé. Ce tableau n'est pas moindre que le précédent. Il semble que le peintre ait fait tous ses efforts dans ces deux chefs-d'œuvre pour faire voir combien l'art peut approcher de la nature. Même grandeur que le précédent. T. 3,120 fl.; Locquet.
Ce tableau passa, comme l'on voit, dans le cabinet Locquet, et y fut vendu 7,000 florins, en 1783; il est maintenant an Louvre.
JEAN VAN DER HEYDEN. Un tableau représentant l'extérieiu' d'une ville avec ses faubourgs, laquelle est vue dans le fond du tableau. Au côté droit coule une rivière sur laquelle on voit bon nombre de bateaux marchands peints par Guillaume Van de Velde, et sur le devant on aperçoit un homme qui conduit un troupeau considérable de bœufs, qui semble prendre le chemin de
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la ville : ils sont peints par Adrien Van de Velde. L'on peut dire que ces trois maîtres se sont surpassés dans ce tableau, et tous les connaisseurs sont obligés de convenir que c'est un chef-d'œuvre. Dix-huit pouces sur vingt-deux. 2,450 fl.; P. Oetz.
Un autre tableau qui fait pendant est une Vue dans la ville de Cologne, nommée la Montagne de Miséricorde. Le fond représente un cloître ou couvent, devant lequel est une grande cour où se promènent plusieurs personnes: ce tableau ne le cède en rien au précédent pour le fini merveilleux; les figures sont peintes par Adrien Van de Velde. L'on peut assurer que ces deux tableaux sont aussi précieux à tous égards que ce que l'on a jamais vu de plus parfait de ces maîtres. De même grandeur. 2,410 fl.: G .-P. Oetz.
MELGHIOR HONDEKOETER. Un paysage sur le devant duquel est un chien barbet couché devant un tronc d'arbre; plus loin l'on voit un bouc, une chèvre et plusieurs autres animaux. Ce tableau est d'une belle exécution. Cinquante-deux pouces sur soixante-dix. T. 1,3500.; P. Van der Schley.
VAN HUIZUM. Un superbe vase d'ambre dans lequel il y a beaucoup de fleurs très-artistement rangées. Ce vase est posé sur une table de marbre, sur laquelle il y a diverses fleurs détachées : le fond du tableau représente un paysage clair. L'harmonie des couleurs est parfaitement observée dans ce tableau; l'effet en est surprenant, et il n'est pas possible de rendre la nature plus fidèlement ni d'en faire un plus beau choix que ce célèbre artiste ne l'a fait dans ce tableau. Trente et un pouces sur vingt -trois et demi. B. 3,800 fl.; J. Geldemeester.
Une table de marbre qui est devant une niche , dans laquelle est posé un vase de pierre, garni d'un grand nombre de fleurs artistement rangées, comme tulipes, roses, renoncules et autres; sur la table sont d'un côté trois roses éparses et une branche d'oranger, et de l'autre un nid d'oiseaux. Ce tableau est d'un précieux fini et
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d'une liai'inoilio admirable. Mt-iiic ;;;i;m(l(iir. li. i,l<MMl.; (lOldfiinct'slor.
KAllEL Dl'JAKDIN. Un paysage montagneux, au eùlc droit du(iuel est une cliaumière; sur le devant on voit une rivière où est jusqu'à nii-janibe une feuiine qu'un chien semble vouloir tirer par la jupe. Un homme monte sur un cheval blanc paraît parler à cette fenmie et descend aussi dans la rivière; il y a sur ses bords un bouc et des brebis. Ce tableau est d'un transpaienl admirable et d'un bel eliet. Vingt pouces sur dix-huit. ï. 1,005 11.; Fouquet.
C'est le tableau que nous voyous plus haut figurer daus la vente du duc de Choiseul, et se vendre au prix de 2,000 liv.
Un autre paysage montagneux; sur une élévation Ton voit deux vaches dont l'une se repose; à coté d'elles deux moutons et un agneau qui sont éclairés par un cou[) de soleil; sur le devant, à l'ombre, est un âne qui se repose; entre le premier et le second plan brille une chute d'eau. La variété des arbres est parfaitement rendue. Vingt pouces sur seize et demi de large. T. I,ol0 IL; P. Locquet.
Ce tableau est uiaiuteuant au l.ouvi'e. Il fut estimé 18,000 francs par les experts du Musée. 11 a été gravé par Lieuard et par Masquelier.
JOUVENET. Ce morceau, qui est richement composé , représente la Résurrection du Lazare; il est vraisemblable que ce tableau a servi de modèle au grand tableau que ce maître a peint, et qui est gravé par Jean Audrun. iSSfl.; V^. Colnif.
JEAN LINGELBAG. Un Portdemer d'Italie, devant lequel on voit un navire à l'ancre ; il y a dans ce navire quantité de personnes occupées à se divertir, et dont plusieurs jouent aux cartes. 11 y a une foule considérable de monde de toutes nations rassemblée sur le port pour y prendre le frais. Sur le devant, près d'une fontaine, l'on voit des esclaves enchaînés. C'est le tableau le plus capital et le
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plus riche de composition qui soit connu de ce maître; il est d'un beau ton de couleur, d'une touche franche, et aussi fini que les tableaux de chevalet du même maître. Soixante-quatorze pouces sur soixante-six de large. T. i,500n.; Van der Schley.
GABRIEL METZU. Un sujet représentant la chambre d'une accouchée, qui est assise dans un fauteuil, tenant sur ses genoux son enfaintemniaillotté, dont le berceau est devant elle. Elle aune manteline de velours rouge bordée d'hermine, et une jupe de satin blanc; derrière elle est un cavalier qui fait son compliment à une dame qui vient rendre visite à l'accouchée. L'ne vieille femme, qui est assise derrière le berceau , regarde d'un air d'atfection la dame qui vient d'entrer, pour qui la servante apporte une chaise et une chautferette. Derrière l'accouchée est une table couverte d'un tapis superbe, sur laquelle il y a une aiguière et un plat d'un travail admirable. Au-dessus de la cheminée est un tableau dans le goût de Parselles : tout l'intérieur de l'appartement est fort riche. Ce morceau est d'une belle composition. Vingt-neuf pouces sur trentetrois de large. B. 1,^200 tl. Oetz.
Un tableau représentant un jeune étudiant assis dans sa chambre devant une table, qui est couverte d'un lapis àuperbe. Il écrit une lettre à sa maîtresse, comme il paraît par le tableau qui lui sert de pendant. L'attention est pari'aitement bien exprimée. On voit un globe derrière la fenêtre, qui est ouverte. Tous les connaisseurs conviennent que c'est un des plus beaux murceaux qui soient connus de ce célèbre artiste.
Le pendant représente une dame qui quitte sou ouvrage pour lire une lettre de son amant, que sa fille de chambre vient de lui remettre; elle semble ressentir beaucouj) de plaisir en lisant cette lettre. Cette dame tst d'une figure gracieuse, et habillée d'un casaquin de soie bordé d'hermine, et d'une jupe de satin rouge brodée en or. Ce tableau, quoique tout éclairé, est d'un effet surprenant, et tous les objets s'y détachent parfaitement sur un fond
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clair; ce moiceiui est du inèiiie luerile (|ue le [>i'ece(l(!iii. Tous les deux oui viuj^t et un pouces sur seize. liui>. 5,205 11.; Hope.
Ces tableaux sont à Londres, dans la culliîction do M. Philiii|ii'- Henry Hniie.
Une jeune Fille qui tient sous son bras un petit baril de harengs; elle en a un à la main qu'une vieille feninu; examine et semble lui marchander; ces ligures sont vues jusqu'au genou. Derrière elles, une maison dont le devant est ombragé par les feuilles d'ime vigne. Ce tableau est peint d'une touclu! moelleuse et d'une grande vigueur. (Juiuze pouces sur treize de large. 15. l,()l()tl.; 1*. Loc(iU('l.
On voit dans une niche une vieille femme assise et feuilletant un livre; à côté d'elle est une cruche, un pilon et une cage pendante à gauche proche la niche, et dans laquelle est un oiseau. La délicatesse du pinceau et le grand fini de ce tableau ne peuvent être trop admirés ; c'est un chef-d'œuvre du maître. Douze pouces et demi sur onze. D. l,(l'.)r> 11.; P. Locquet.
F K A N Ç 0 1 S VA N ]\] I E H 1 S le Vieux. Un précieux tableau représentant une fenmie de la figure la plus agréable , écrivant sur une table couverte d'un tapis de velours cramoisi, sur laquelle est un instrument de musique; derrière elle est un domestique qui attend ses ordres, et sur le devant un fauteuil sur lequel est un chien qui dort. Ce morceau est d'un fini presque inimitable, et supérieurement colorié; les tableaux de ce maître sont de la plus grande rareté. Neuf pouces et demi sur huit. 3,610 11. B. Fouquet.
Après avoir passé dans les cabinets de Boisset, Beaujou, Destouches et Van der Pot, ce tableau est aujourd'hui au Musée d'Amsterdam.
ADRIEN VAN 0 STADE. Un tableau représentant une guinguette devant laquelle sont {dusieurs paysans qui se divertissent à boire et à fumer; \\n d'eux, qui semble commencer à sentir rellél de la liqueur bachique, conte des douceurs à une jolie paysanne qui tient un pot de
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bière à la main. Ce sujet est compose de dix tigures; le paysage est clair. Ce morceau est d'un beau ton de couleur et d'un bel effet. Vingt-sept pouces sur vingt- trois et demi. 2,523 fl. J. de Bosch.
Une Compagnie de paysans assemblés dans une chambre devant la cheminée : l'un d'eux tient un verre de bière et a l'air de le présenter à un autre qui a son chapeau à la main; on voit un enfant qui semble vouloir tirer quelque chose d'un pot de terre pour le donner à un chien. Dans le fond sont trois autres paysans qui jouent au trictrac. La touche de ce morceau est des plus fines, et la composition intéressante ; c'est tout ce que l'on peut voir de mieux de ce maître.
Plus, une Compagnie de paysans assemblés devant une cheminée : l'un d'eux, qui tient un verre à la main, semble faire un discours à l'assemblée, et un autre, qui est appuyé sur le dos d'une chaise, a l'air de lui prêter une attention toute particulière. Ce sujet est composé de cinq figures; il est de la même qualité et dimension que le précédent. Bois. Quatorze pouces sur treize. Les deux : 2,560 fl.; Fouquet.
PAUL POTTEB. Un superbe tableau représentant un Paysan qui conduit un troupeau de bœufs. Ces animaux semblent être en vie et respirent la liberté; sur le devant on voit un chien, et le fond est un paysage agréable. De tous ceux qui ont peint dans son genre, ce peintre a été le plus fidèle imitateur de la nature, et l'on ne peut faire assez l'éloge de ce superbe morceau, car de tous les tableaux connus de ce célèbre artiste, l'on peut assurer que c'est le plus précieux. Cinquante -deux pouces de haut sur soixante-dix-huit. 0,050 fl. T.-D. Bomvmaester.
Cette peinture passait pour un des cliefs-d'œuvre du maître; elle fut envoyée en Russie, mais le navire qui la transportait fit naufrage, et le tableau fut perdu, avec d'autres chefs-d'œuvre.
Un très- beau paysage : sur le devant on voit deux chevaux à la porte d'une écurie; il en sort un petit garçon tenant dans ses bras un petit chien qu'il vient d'enlever de
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dessous su uwvo. ; la cliieunc, liirifiusc dn la perte d'un de ses petits, atteint le petit ^arron et le tient par la bascpif; de sa veste : l'ellroi (pi'il l'ail paraître est pailaitcnicnt rendu. Près de l'écurie est une paysanne assise qui trait une vaclie; à côté on en voit une autre qui se repose, ainsi que deux moutons et un coq qui semblent etlrayés par les cris que jette le petit garçon. Dans le lointain on aperçoit une vache qui paît l'herbe, et un cavalier. Il n'est pas possible de rendre la nature avec plus de précision ; le paysage est des plus ai^réables, rdlet du soleil est trèsbien rendu. C'est un tableau des plus beaux et des plus finis de ce maître. Vingt et un pouces sur trente. 4,060 (1. B.-J. "VanderMark.
Ce tableau, après avoir passé dans les cabinets Randon de Boisset, Geldemeester et Baring, est maintenant dans la galerie de la reine d'Angleterre, à Buckinghani-palace, où nous l'avons vu.
Un chemin sur lequel on voit deux vaches, dont l'une sur le devant est couchée et l'autre debout; derrière elles est un taureau, un peu à côté un tronc d'arbre et une barrière. Ce peintre a joint dans ce tableau le fini précieux à l'expression la plus parfaite ; il semble que la vache qui est couchée sur le devant rumine avec tranquillité, tandis que le taureau paraît fort animé, ce qui forme un beau contraste. Dix -neuf pouces et demi sur quinze. 2,700 fl. B.-J. Hiver.
Une éminence de terre sur laquelle on voit trois vaches et un mouton ; sur le second plan est un carrosse à quatre chevaux, et dans le lointain un paysage. Ce tableau est d'une touche large et moelleuse, et du bon temps de ce maître. Seize pouces sur vingt-trois. 1,300 tl. B.-J. Hiver.
Ce joli morceau figura dans la vente du ministre Galonné, faite à Londres en 1795, et y fut adjugé au prix de 310 livres sLerliilg, soit G,750 frans.
VAN RHYN REMBRANDT. Ce tableau si renommé sous le nom de la Nacelle de saint Pierre , représente Jésus- Christ couché sur la poupe de la nacelle et que quelquesuns de ses disciples éveillent avec beaucoup de précipita-
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tion. Les disciples paraissent pâles et saisis d'ettroi, par la crainte d'être engloutis dans le lac de Galilée, d'autant plus que la nacelle est comme submergée par les flots qui passent en grand nombre par-dessus la proue et la remplissent d'eau. Ils sont tout déconcertés et cherchent tous les moyens possibles de conservation; quelques-uns sont occupés à baisser la voile déjà déchirée . et d'autres à la tirer avec effort le long de la partie inférieure du mât. Le pilote, tout à fait troublé, se tient assis avec le timon du gouvernail rompu entre ses mains, attendant la dernière submersion des vagues qui engloutira l'équipage et la nacelle. L'événement, dans ce terrible moment où la mer est tellement agitée par les ouragans, qu'elle semble vouloir confondre les flots en fureur avec les nues sombres et orageuses , ce désordre affreux dans cette soirée épouvantable, est rendu visible au spectateur par la lumière des éclairs; et tout cela nous remplirait naturellement de la plus juste terreur, si l'on n'apercevait en même temps dans le Sauveur une contenance tranquille et une fermeté d'âme plus qu'humaine au milieu de ce danger. L'on ne saurait trouver un tableau qui soit en même temps plus naturel et plus touchant, tant à l'égard de l'expression que du contraste des passions et de l'effet du clair- obscur. Hembrundi n'a du moins jamais fait le pareil quant à la beauté, et il surpasse dans toutes les parties de l'art tous ses autres ouvrages. Soixante -deux pouces sur cinquante. 4,360 fl. T. Hope.
Ce merveilleux morceau est à Londi-es, dans la collection de M. Philippe-Henry Hope, à Piccadilly.
GUIDO RENL Vénus et Adonis: la déesse est vue assise et presque de face, et Adonis, assis à sa gauche, n'est vu presque que de profil , ayant la tète penchée en arrière sur le bras de la déesse, et le bras droit appuyé sur son genou; il tient de la main gauche un dard. Au côté gauche du tableau on voit l'Amour armé de son arc et de ses flèches, et dans le lointain Adonis que le sanglier déchire d'un coup de boutoir. Ce morceau est très-
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bien composé et largement peint. Soixante-quatre pouces et demi sur quatre-vingt-cinri ol demi. 1 ,000 tl. T.-A^ Van Aalst.
Un sujet allégorique sur la Foi : sur le devant sont deux figures de femmes debout, dont Tune lient un calice; l'on voit dans le haut une gloire d'anges, au milieu de laquelle ''st la sainle Vierge t(Miant l'enfant Jésus siu- ses bras; le fond du tableau représente une ville. Les figures sont d'un dessin élégant, les draperies superbement jetées, et le cobris brillant. Vingt-lrois pouces sur dix-huit. 2,000 (1. C. Fouquet.
ROTTENHAMER. Ce tableau, un des plus précieux de cetix qui sont connus de ce maître, représente les sept arts libéraux : siu' le devant on voit la Musique et la Poésie, et sur le second plan la Peinture qui copie une Vénus qu'un Amour couronne , pendant que deux autres se cachent derrière un rideau; les autres figures, représentant la Géométrie et les arts, semblent occupées à admirer la beauté de cette Vénus. Le fond est un paysage peint par Breitghel de Velours. Onze pouces et demi sur neuf et demi de large. Cuivre. 1,000 11.; C. PI. Van Amstel.
PIERRE-PAUL RUBENS. Un tableau représentant le Sauveur donnant les clefs à saint Pierre ; il est accompagne de quatre antres disciples vus jusqu'aux genoux, un peu plus grands que nature. Ce morceau est peint d'une vigueur surprenante et d'un coloris admirable. Il est connu par l'estampe que P. de Joode en a gravée, et qui fait le n» 48, p. 1(), du Catalogue de Hequet. Ce niorceau précieux a longtenqis orne la tombe de F. Rreughel , dans l'égHse nommée la Chapelle, à Bruxelles, et a été vendu en 1765. Soixante et onze pouces sur soixante-lrois. Bois. 4,000 11.; Van Lankerens.
Deux tableaux faisant pendant : l'un représentant la Sainte Cène, et l'autre la Résurrection de Lazare. La composition en est des plus riches. Ils sont assez connus par les estampes que Bolswert en a gravées sous les yeux de
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ce grand maître, pour qu'on puisse se dispenser d'en Caire un détail plus circonslancié. Ils sont peints en grisaille. Vingt-quatre pouces sur vingt. Bois. 1,700 11.; J. J. de Bruyn.
PIERRE VAN SLINGELAND. Un précieux tableau représentant une Cuisine : sur le premier plan à gauche, Ton voit une servante assise qui a devant elle une chaise sur laquelle est un plat de faïence avec une ponnne; il y a derrière elle une table couverte d'un tapis, sur laquelle on voit un pot à bière, du beurre et du pain dans une assiette; aux pieds de la table est un chat qui joue avec une souris; vers la droite on voit un plat de poisson, un seau de cuivre renversé, ainsi que des choux et des artichauts; plus loin, un domestique fait examiner à la cuisinière des perdreaux qu'il tient, et dans le fond est un cuisinier qui met le rôti à la broche. Ce morceau est d'un détail et d'un fini étonnant; les tableaux de ce maître sont de la plus grande rareté. Bois. Dix-huit pouces sur quinze. 2,010 il.; H. de Winter.
JEAN STEEN. Un morceau, qui est une des meilleures pièces de ce maître, représentant une École : la composition est de plus de trente figures et des plus comiques ; les différents caractères y sont parfaitement bien exprimés. Ce tableau est très -bien peint et d'un bel effet. Toile. Trente-deux pouces sur quarante -deux. 1,200 fh; J. Greenwood.
VECELLO TITIEN. Une Vénus couchée sur une draperie de velours cramoisi , et qui paraît dormir ; tout en elle respire la volupté. Rien ne surpasse la correction du dessin ; le coloris est admirable et la fonte des couleurs presque inimitable. Toile. Quarante-deux pouces sur soixantecinq. 3,000 11.; P. Van der Schley.
CORNEILLE TROOST. Deux tableaux faisant pendant : l'un représente une Dame qui tient un livre de musique, et regarde un cavalier accoudé sur sa chaise, qui tient dans sa main une flûte traversière et semble lui faire re-
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inarqurr une note ; devant elle est nue table convcrte d'nn tapis, sur la(iiielle il y a nne épinette ; dans le fond de l'appartement on voit une compagnie. L'autre représente la Scène du Tartuffe où le mari est caché sous la table ; les caractères sont très-bien exprimés. Ces tableaux sont bien composés et lilirement peints. Toiles. Trente-trois pouces sur vingt-six, 200 11.; I'. Calkoen.
A ORIEN VAN DER VELDEN. Un paysage sur le devant duquel est un grand arbre, derrière il y a un cheval , et devant on voit une vache et trois moutons couchés à rond)re, et à côté d'eux un bœuf et plusieurs vaches qui sont dans le grand jour ; il y a encore sur le devant une chèvre qui broute des orties: plus loin l'on voit un ruisseau que deux moutons traversent pour aller vers deux bergères, dont l'une trait une vache. Toile, Vingt-sept pouces sur trente et un. 2,400 fl.; J. Geldemeester,
Un paysage où Ton voit les débris d'un ancien château, devant lequel est une femme qui file, et un honmie qui tient un cheval blanc et qui semble parler à la femme; auprès d'elle sont couchées plusieurs brebis et une vache, derrière laquelle est une chèvre qui veut monter sur une motte de terre j un peu plus loin, sont deux chèvres, et de l'autre côté une chèvre couchée avec ses petits auprès d'un tronc d'arbre. L'eflFet du soleil est admirablement observé dans ce tableau. Ce tableau et le précédent sont du plus beau de ce maître. Toile, Vingt- sept pouces sur trente et un, 2,iO0 fl,; Geldemeester,
Un tableau qui est un chef-d'œuvre : c'est la Vue du village de Schevehng près La Haye; on voit sur le rivage de la mer un carrosse attelé de six chevaux blancs : à la livrée des domestiques, il paraît que c'est l'équipage du prince d'Orange. Il y a sur le rivage une grande affluence de monde qui se promène, et dans le lointain on aperçoit la mer avec plusieurs barques de pécheurs. Ce tableau est du plus précieux du maître. Bois, Quinze pouces sur dixneuf. 1,000 liv,; Fonquet,
C'est le tablean qui est maintenant au Louvre .
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(iUILLAUME YAN DER VELDE. Une Eau agitée sur laquelle on voit quantité tle navires; le ciel est orageux, l'eau d'un transparent admirable, et l'effet du clair-obscur est très-bien observé dans ce tableau, qui est des plus capitaux et des meilleurs. Toile. (^)uarante-quatre pouces sur soixante-quatre. 700 IL; Fouquet.
ARY DE YOIS. Un tableau représentant un Chasseur assis devant un arbre et tenant de la main droite une perdrix et de l'autre son fusil; son chien dort couché à ses pieds. Le fond est un paysage agréable. Ce morceau est d'un fini précieux, et c'est ce que l'on peut voir de plus capital de ce maître, dont les ouvrages sont de la plus grande rareté. Bois. Onze pouces et demi sur neuf. 1,'210 fl.; J. P. C. Yan Hang.
JACQUES DE WIT. Une Allégorie sur le commerce : au milieu on voit Mercure sur un piédestal peint en grisaille, et sur ce piédestal un bas-relief au milieu duquel est un médaillon représentant un écureuil sur une planche au milieu de la mer ( sujet tiré en partie des armes de M- Braamcamp); sur l'exergue du médaillon on lit cette inscription : Labor vincit œrumnas; dans le haut paraît la Fortune. Ce sujet est bien composé. Bois. Yingt-cinq pouces sur dix-neuf. -400 11.; Geldemeester,
PHILIPP-E WOUWERMANS. Un Yillage mis au pillage par des gens de guerre : sur le premier plan l'on voit plusieurs paysans que l'on amène liés et garrottés; plus loin, à droite, des soldats et des paysans qui se battent à coups de fusil, et trois autres de ces derniers qui se défendent dans une rivière; l'on voit, dans le village, une maison consumée par les flammes; la vue du paysage est des plus étendues. C'est un morceau très-capital et du meilleur temps de ce maître. Toile. Quarante-trois pouces sur vingtsix et demi.
La Yuc d'un ancien château situé auprès d'une rivière, auprès duquel il y a un pont que l'on répare; l'on voit, au , bord de la. rivière, des femmes qui lavent .du linge, et
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un cavalier (|iii alii'ciivc Sdii clicval; |»liis loin, pliisioins femmes assises, des gens à cheval et un chariot de loin que (les hommes aident h monter nne hauteur; sur le second plan il y a une (îouric devant laquelle est un âne à qui Ton ùte sa charge, et plus en avant un cheval chargé: on voit dans la rivière plusieurs nageurs, et de l'autre cùlé un hameau , devant lequel est un ponton où il y a plusieurs personnes et un cheval. Ce tableau est aussi de la première beauté. Toile. Quarante -trois pouces sur vingt-six et demi. Les deux ; 3.000 11.; Van der Schley.
L'Incendie d'un château mis en feu par des gens de guerre; l'on en voit un grand nombre sur le devant dont quelques-uns ordonnent qu'on emmène les paysans prisonniers; plusieurs lenmies et enfants implorent vainement leur clémence ; les soldats pillent et enlèvent tout ce qu'ils trouvent dans les maisons, ainsi que les bestiaux, r/cst un tableau d'un mérite distingué. Toile. Vingt-cinq pouces sur trente. 2, "200 IL; P. Yver.
Un Repos de chasse : sur le devant d'un paysage agréable on voit plusieurs cavaliers à cheval, et une dame qui se délasse des fatigues de la chasse; un domestique leur présente à boire, tandis que d'autres attachent leurs chiens; à la droite du tableau est une guinguette devant laquelle sont quantité de paysans et paysannes qui semblent venir en dansant au-devant de la compagnie; sur le second plan, on voit un vielleux qui fait danser quelques personnes de sa troupe au son de son instrument. Ce tableau est un des meilleurs qui soit connu de ce maître, tant pour la beauté de la touche que pour la couleur, et pour la richesse de la composition. Toile. Vingt- trois pouces sur trente- trois. 3,51011.; Ilope.
Un morceau d'une riche composition, représentant une Rencontre de cavalerie : vers la gauche on voit des cavaliers dont l'un parait vouloir arracher un drapeau vigoureusement défendu par celui qui le porte; plus loin, sur la hauteur, on aperçoit un trompette qui sonne de son instrument. Ce tableau , dont les figures semblent (Mre
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(iERKKT HRA A M CAMP.
i-eniplies de vie et d'action, est d'une belle composition et d'un beau ton de couleur: c'est ce que l'on peut voir de plus beau de ce célèbre artiste. Toile. Vingt-trois pouces sur trente. 1,740 tl.; A. Van Aalst.
Erratum. Page 149, à la luiitième ligne, au lieu de « Rothschild », lisez : Ce tableau fait partie aujourd'hui de la galerie Rothschild.