‹ Le trésor de la curiosité. Avec diverses notes écédé d'une lettrè a l'auteur sur la curiosité et les curieuxChapitre 64 sur 200 · TABLEAUX, DESSINS, ESTAMPES. BASAN, EXPERT · texte numérisé non relu

TABLEAUX, DESSINS, ESTAMPES. BASAN, EXPERT

Connu sous le nom de Michel-Ange Slodtz, René-Michel Slodtz, né à Paris en 1705, était l'un des flls de Sébastien Slodtz, l'auteur de la statue d'Annibal qui décore le jardin des Tuileries, près du grand bassin. Élève de son père, René-Michel prit à cette école toutes les idées françaises que les statuaires de Louis XIV avaient professées. Comme eux, comme son père Sébastien, comme son fi^ère Paul-Anibroise, autre sculpteur distingué, il chercha la vie, le pittoresque et le mouvement dans le marbre. Envoyé à Rome, il y étudia beaucoup l'antique, mais sans pouvoir se défaire du goût de son siècle pour les lignes ondoyantes et serpentines, tant recommandées alors comme les lignes même de la beauté. Chargé de faire la statue de saint Bruno destinée à Saint-Pierre de Rome , il choisit le moment où le cénobite refuse la mitre épiscopale que lui offre un ange , et au lieu de traiter son groupe dans im style austère et simple, il lui donna un caractère de grâce et de pittoresque tout à fait inattendu. Mais à part ces défauts qui tiennent plus au temps qu'à l'artiste, Slotdz fut un sculpteur de mérite. Le tombeau du marquis Caponi, à Saint-Jean-des-Florentins, à Rome, et celui du cardinal d'Auvergne, à Vienne-en-Dauphiné, sont regardés comme ses meilleurs ouvrages. Il y montra beaucoup de souplesse et d'élégance dans les draperies et toutes les qualités aimables du ciseau. Revenu eu France, il fut nommé, en 1758, à la place de dessinateur du calnnet du roi, vacante par la mort de son frère, Paul- Ambroise ; et depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivée en 1704, il ne cessa de fournir les dessins des fêtes et cérémonies publiques, celles des pompes funèbres de Notre-Dame, et fut constamment surchargé de travaux. La plus célèbre de ses sculptures, à Paris, fut le mausolée de M. Languet, ciu-é de Saint-Sulpice , où il fit usage pour la première fois de marbres de différentes couleurs.

SLODTZ. Quatre dessins montés représentant des tombeaux et un Saint lîruno, lesquels ont été exécutés en grand par l'artiste. ^2'i~ li\.

I7(i5 MICll Kl.- ANCK SI.ODTZ. I-J'J

Un portt'f'tMiillo d'onviron deux cenls (l(.'ssiiis, (Hiid«\s faites à Uninn d'après raiitique; un second d'onviron trois cents dessins, de Slodtz et autres maîtres. I ,.'îO-2 liv.

Un modèle d'Amour en terre non cuite, (\\n devait être exécuté en marbre pour madame de Ponipadour. '■>.i:\ liv.

Le piédestal en plâtre: il est rond et orne d'un Im^-i'elief d'enfants. 17:2 liv.

Le même en marbre l>lane, tiui. ilO liv.

Groupe en terre cuite représentant la Victoire qui ramène lal'aixj il devait être exécute en marbre après l'avontdernière guerre. 100 liv.

Le modèle du mausolée de M. Languet, curé de Saint- Sulpice, en bois scul|)te et en cire. Trente pouces sur dixhuit. 27 liv.

Un modèle en bois sculpté et en cire pour b; chœur de Saint-Germain-l'Auxerrois. Six pieds carrés. 72 liv.

Un autre pour la chaire de Saint-Sulpice, id. Six pieds sur quatre. VM) liv.

I' ll']RRE. Plusieurs planches de cuivre gravées à l'eau- forte, dont une par lui, représentant la Galvacade faite à Rome par les pensionnaires de l'Académie. 83 liv.

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