DE VALOIS
AimOUAlRE DU HOl ET FENSlUNNAlftE DE L*AC4IȣMUs IHW BBUJS-LEmill.
BHONZBS ET CUHIOSITBS VENDUS ArRBS PÉCBS. — GISSAIKT.
Un bronze égyptien de la plus haute antiquité, parfiûtement conservé, représentant le dieu Chat assis; morceau unique. Dix-huit pouces. 406 liv.
Un autre dieu Chat, de forme différente, accroupi. 68 I.
Un prêtre égyptien. Environ quinze pouces. 63 liv.
Un sphinx accroupi, tenant un vase entre ses pattes, 48 liv.
Un prêtre égyptien , parfaitement fini. 75 liv.
Une patère antique, sur laquelle est une chasse en basrelief. Morceau estimé (admirable, dit la note manuscrite d*nn amateur). 403 liv.
Une suite de cent vingt médailles de papes, en argent, belles et bien conservées. 604 liv.
Une suite de sept cents médailles antiques, presque toutes en argent , en dix-sept logettes. 300 liv.
Une médaille d'or, de Philippe de Macédoine; d'un cAté la tête de ce roi, et de Tautre une Victoire sur un bige; elle pèse deux gros seize grains. 24 liv.
Médaille en or, de Tibère; le revers représente une femme assise; elle pèse deux gros. 27 liv .
Médaille en or, d'Auguste; au revers est Jules César. Elle pèse deux gros trois grains, et est plus rare que les deux autres. 69 liv.
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ANGRAN DE FONSPERTUIS
BIJOUX , PORCELAINKS , BRONZES , LACQS y MBCBLES y TABLEACX , ESTAMPES, ETC. GBRSAINT, EXPERT.
Il MARS I7&8.
C'est encore un de ces livres sobstantiels et pleins d'intérêt, conun^ savait les (aire Gersaint. La variété des connaissances qu'il y montre est vraiment surprenante. Mais son érudition dans toutes les matières qui touchent à la curiosité, n'a rien de péuautesque et de lourd; elle est, au contraire, facile, claire et à la portée de tout le monde. Pour Tacquérir, ou plutôt pour l'augmenter, car une longue pratique lui avait beaucoup appris, cet homme consciendeux prenait avec le plus grand soin toutes ses informatioos, consultait non-seulement les livres, mais les savants, et ne donnait aucun renseignement qui n'eût été puisé à bonne source et, au besoin, vérifié. Aussi le présent Catalogue renferme-t-il , sur les bijoux, la porcelaine, les émaux, le laque de la Chine et du Japon, le cristal de roche, de véritables traités en raccourci. Quant aux tableaux et aux estampes, personne n'en parlait mieux que Gersaint.
Deux grandes bouteilles d'ancien bleu et blanc à broderie de la meilleure sorte , montées sur des pieds de bronze doré. 239 liv. 19 s.; Julliot.
Cette sorte de porcelaine est celle que les vrais connaisseurs regardent comme la plus belle pour la finesse de la pâte, la douceur de son blanc, la perfection du bleu et enfin la délicatesse de ses ornements : qualités qui lui ont fait donner le nom de porcelaine à broderie, pour la distinguer des autres.
Quatre bouteilles à huit pans et à petit gouleau ^ d'ancienne porcelaine du Japon de couleur, garnies en bronze doré. 602 liv.; de Gagny.
Quatre autres bouteilles rondes, aussi à petit gouleau et d'ancien Japon colorié, de la meilleure sorte, et ornées de bronze doré d'or moulu ; une des quatre a un coup de feu. 180 liv.
On donne le nom de coup de feu ^ certains défauts qui proviennent ordinairement de quelques bnUes d'air ou de quelques matières
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étrangères qui se tnmTent dans la pète et que la rlraetté dn fat chasse avec un effort qui produit des fèlmes. Cet MttM dsdétali ne font aucune impression à nn oonnaisienr, paorra qMf se te rencontrent pas sur le dessus du morceau, ee qpidefisBdiailalovs désagréable à rœil, par rinterruptioii (fulb oeoaÉkUMialeBfcdHU ^ Tuni de l'émail et des couleurs.
Un magnifique pot-pourri, à double couirercle, d'ancienne porcelaine traitée à fleurs de couleur, et monté en or. 1,100 liv.; acheté pour madame de Pompadonr.
Ce morceau peut laisser pour unique; sa fonne est ifaignlièie et agréable, et la qualité de la porcelaine est parUsHs. fl Tient dn cabinet de madame de Verrue, à qui il ayait été doaaé eonme une pièce rare par M. le duo, prince de Gondé, qui «nil beaaooop d'amour pour l'ancienne porcelaine et la coonaisiiitpaiftitemenl.
Deux magnifiques urnes à six pans^ couvertes, d'ancienne porcelaine coloriée du Japon , appelées communément à cicogne; article fort rare et très-recherclié en Hollande. 384 liv.; JuUiot.
Deux urnes de mêmes forme et grandeur, auM d'andra Japon colorié, à fleurs et sans cicogne, mais avec d'antres ornements à leur place ; elles sont montées soi^ des pieds de bronze doré d*or moulu , et aussi parfaites que .les précédentes. I«203 liv.; de Gagny.
Une très-belle théière d'ancien blanc à fleurs de relief, montée en or. 151 liv.; Gersaint.
L'ancien blanc a toujours été très-estimé des connaisseurs, dit Go^saint. En Espagne, surtout, on lui donne la préférence sur toate autre couleur, et même, pour mieux dire, on n'en recherche point «rautre. Il est vrai qu'il n'y a rien de plus séduisant à Tosil que le ton velouté^ doux et fnatte qu'ils ont su donner dans les Indes à celte porcelaine; et jamais, dans quelque manufacture qui ait été établie et quelques soins qu'on se soit donnés pour y atteindre, on n*a pn y réussir. On ne sait point encore à quoi attribuer cette dilfioalté, si c'est à la qualité des eaux, à la beauté du vernis ou à la nature de la matière, qui a toujours été portée aux Indes à la plus grande finesse, dans les morceaux anciens qu'on destinait à rester en blanc
Six gobelets d*ancien blanc à fleurs de relief et de In bonne sorte, garnis de soucoupes plus plates. 141 liv.; Gersaint.
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Six petits vases d'ancienne porcelaine Céladon , unie et craquelée, dont deux sont carrés, deux ronds et deux en forme d'oiseaux, avec des fleurs en relief. 150 liv.
Deux jolies urnes à pans, et deux petites bouteilles rondes à petit gouleau ; le tout en porcelaine de la Chine gaufrée, à fond bleu. 2^ liv.
On peut faire de la porcelaine de toutes les couleurs : la jaune n*est que pour l'usage de l'Empereur, comme la couleur qui lui est particulière et qu'il est défendu à tonte autre personne de porter. (^ grise, qui approche du Céladon, se voit communément en France ; elle est le plus souvent hachée d'une infinité de petites lignes irrégulières qui se croisent , comme si le vase était fèlé dans toutes ses parties ; ou hien il s'y trouve de grandes raies dont l'effet est encore plus sensible; on appelle ordinairement cette porcelaine truitée ou craquelée, suivant la grandeur ou la petitesse de ces espèces de fêlures.
On voit aussi de la porcelaine bleue, rouge et verte, mais ces couleurs sont difficiles à étendre également, et rarement elles réussissent, ce qui en rend les morceaux fort chers, quand ils sont parfaits. J'en ai va même de noire, mais eDe est fort raie ici^ et ne pourrait plaire que par sa rareté, cette couleur la rendant trop triste.
Deux magots placés sur des tigres dont les queues sont relevées et se détachent quand on le veut. 492 1.; Gersaint.
Une fort jolie pagode (homme) d'ancienne porcelaine du Japon ^ et placée sur un cheval. 423 liv.; Gersaint.
Deux grands et magnifiques aigles d'ancienne porcelaine du Japon (m&le et femelle), et faits pour être pendants. Us sont montés sur des rodiers de même porcelaine , et placés sur des pieds de bois sculpté et doré. 8i0 liv.; madame de Boufflers.
La représentation d'une tour chinoise, en ancienne terre des Indes. 54 liv.; La Hoguette.
11 n*est personne qui n'ait entendu parler de la fameuse tour de porcelaine élevée à Nanking. Cette tour a huit faces , chacune de quinze pieds ; sa hauteur est de vingt toises chinoises, qui reviennent à deux cents pieds. Elle est divisée en neuf étages par de-simples planchers en dedans, et en dehors par des corniches que soutiennent de petits toits couverts de tuiles vernissées de couleur verte... Il n'est rien que les Chinois et les Japonais ne soient en état d'ezé-
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ruter. puisqu'ils toM en porcelaine jnsqu'l des inEti uiiieats de musique, ia,as lesquels ils ont l'art de mémigei' si ù propos l'épaisseur lies Uifféventes parties, que lea tons s'j trooTeiil dans la plus exacte préeisioQ, Il est pitteillemetit vrai qn'on n'a jamtus pu aticiodrr' antte part au degré de Bnesae, ni au grenu de la pâte qui fait la soliditédeleur porcelaine et qui laearaciérise, surtout danscelle du Japon, qui l'emporte de ^eauc'mpdP«'eûré-Usur^elledl' laCtiin*'.
Un fort l>eRii groupe trè&-fini . de douze pouces de haui sur neuf de largeur, représentant Laocoon et ses fils entouré pnr les serpents. Il est monté sur un pied de bois noirci , qui est orné de fileis et d'agrafes de bronze don' iror moulu. 330 liv.; de Gagny.
Deux très-beaux groujifis de bronze, k trois figures chacun, de vingt-quatre pouces de hiiut, parfaitement réparés, et cfui représentent l'Rnlèvement de Proserpine et
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celui d'une Vestale. Ils sont montés sur des pieds de bois noirci et ornés de bronze. I ,â50 liv.; baron de Thiers.
Un superbe cabinet du plus ancien et du plus beau lacq du Japon noir et or, à deux battants ou portes fermant à clef, dont le fond général est à mosaïque, avec paysages, bâtiments, pagodes ou animaux , qui forment autant de tableaux et qui sont renfermés dans des carrés ou cartouches très-riches d'ouvrages. i,400 liv.; Gersaint.
WOUWËRMANS. Un très-beau tableau peint sur toile et de son bon temps. Il porte seize pouces de haut sur vingt et un de large, et représente une foire flamande, au milieu de laquelle on voit un marchand d'orviétan qui amuse le peuple par des bouffonneries. Ce morceau est singulier, en ce que Wouwermans semble avoir affecté d*y mettre fort peu de chevaux, car il n'y en a qu'un seul sur le devant et quelques autres dans le lointain qui traînent un chariot. Il est connu par l'estampe que Moyreau en a gravée sous le titre du Marchand d^orviéian. 660 liv.
Deux magnifiques morceaux peints sur bois, de dix-sept pouces sur vingt-quatre, représentant^ l'un, le Départ pour la chasse aux chiens couchants, l'autre, la Fontaine de Bacchus. Ils ont été gravés sous ces titres par Moyreau, et sont des plus intéressants du maître. 3,300 liv.; Laurent.
TÉNIERS. Un tableau capital peint sur toile dans son meilleur temps. 11 poite trente-cinq pouces de haut sur quarante-huit de large. Il représente une Noce de village et contient une multitude de personnages dont les différents caractères sont exprimés avec esprit. L'attention que le peintre a eue d'y mettre son portrait et celui de sa femme et des siens, donne une noblesse à ce tableau qui fait contraste avec la bassesse de ses figures paysannes et flamandes. Il suffit, pour faire l'éloge de ce tableau, de dire que madame de Verrue, dont le goût était si délicat, le regardait comme le plus intéressant de son cabinet, et qu'elle le laissa à M. de Fonspertuis en témoignage de son amiiiè pour lui. Le Bas en a gravé une magnifique estampe sous le titre des Réjouissances flamandes. 6,000 1.; M. d'Argenson.
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J K A N M I Ë L. Un parfaitement beau tableau» peint sur. toile, haut de vingt-trois pouces sur dijL-huit. On y voit uo religieux qui distribue la charité à phisieurs pauvres à la porte d'un monastère. Il est peint d'un ton vague et brillant, ce qui n*est pas ordinaire à ce peintre, auquel on ne reproche guère que d'être souvent tombé dans le fMiriire. 1,201 1.; Laurent.
REMBRANDT. Un joli portrait de femme couronnée de fleurs , et peint sur bois. Il porte trente pouces sur vingttrois environ, et il est connu parmi les curieux sous le nom de la Belle Jardinière. Un autre portrait, de même grandeur, regardé comme un chef-d*œuvre du aiattre et célèbre sous le nom de la Crasseuse : c'est ce portrait de la servante de Rembrandt dont de Piles a parlé daas son Al>régé de la vie des peintres, et qu*il a possédé dans son cabinet. Les deux ensemble : 2,001 iiv.; de Gagny.
Un grand volume in-folio, carta maxima^ relié en maroquin, coKitenant les cinq grandes Batailles gravées d*apiès les tableaux de M. Le Brun par Edelinck et Gérard Au- (iran, avec le Triomphe et la Bataille de Constantin. Ces estampes se trouvent ici avec le nom de Goilon , imprimf'ur, ce qui les caractérise des premières épreuves. t03 Iiv.; Verbieck.
GerKiint se défend, à rarticle des estampes, contre l'auteiir du DiC' tionnaire abrégé de peinture (l'abbé de Marsy), qui rayait légèrement censuré au sujet de la sui)ériorité que Gfitsaint attribue à La Belle sur CAllot, daus son Catalopue Lorangère :
« Ce n'est point mon sentiment personnel que j'ai voulu reodre, dit Ttersaint, quoique j'aie souvent senti par moi-même beaucoup plus d'art, de grâces et de grand goût dans les ouvrages de La BeUe que dans c«ux de Callot. Ce n'est que d'après les peintres et les connaisseurs que j'ai parlé. Quelles sont ordinairement les estampes qu'ils recherchent avec le plus d'empressement? Celles de Rimbrant et celles de La Belle. Voilà les deux maîtres qui les piquent, conune ceux dans lesquels ils ti-ouvent le plus d'esprit et d'expression : le premier pour IVrAet, le second pour les grâces et la légèreté. Callot est un excellent graveur dont h granie imaprination et la fôcondîlé
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lie génie ne peuvent être trop admirées. Ses snjcts sonl composi» avec beaucoup d'intelligence el de variété, et sa pointe est d'une précision,d'une netteté surprenantes; mais ne pouirait-Dn pas dire aussi qu'il est un peu maniéré, gigantesque, quelquefois même dur dans ses coniouri', et qu'uu artiste qui voudrait ne se modeler qne sur ses ouvrages, risquerait de tomber dans un dessm raide et souvent outré. Je dis plus, c'est que nous ne connaissons point de peintres et de graveurs qui se soient attachés i Tirai ter. Il n'y a guère que CoUignon, sou contemporain, qui ait tait quelques morceaux dans ion goût. An lieu que, d'après La Belle, un artiste acquerrait plus facilement des grdce» et de l'élégance, de la légèreté et de la noblesse. Les peintres, commes les graveurs, n'ont-ils pas souvent recours à ses ouvrages, et les derniers surtout, qui travaillent à l'eau-forte, ne tlcbeut-ils pas d'attraper la légèreté et le gracieux Ipiffonnement de sa pointef J'en appelle i ces maires de l'art. Ce sont eux qui me causent celle petite qnerelk agréable : c'est à eux de DM détendre, puisque je n'ai rapporté qne leur sentiment... » Un très-beau bureau en forme de coquillier, dans lequel étaient renfermées toutes les coquilles de la collection de Fonspertuis. Il est à deux battants fermant à clef; le tout de bois des Indes eculpté, tant en dedans qu'en dehors, et à )otir. Il y a dee vases et autres ornements de pierre de l^ard et de nacre, incrustés sur la face des volelB, Le dessus! est un très-beau marbre jaspé d'Italie. 207 1.; Gersaint.
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