EDME BOUCHARDON
SCl'LFTEUE DU MOI, PHOPESSCfTl EN L^ACADÉMIE DB PEINTURE ET DE SCULPTimE.
TABLBAl'X, DISiMIlS, BSTAHFES, LIVHB8, IICH>BLB8 EN QR! BT EN PLATRE, VENDUS RUE DB LA MAGDBLBINB, PORTE SAIfiT - HOIVORB , A PARIS. BASAN, EXPERT.
Ce Catalogne est précédé d'une conrte Notice dont voici la substance : Bonchardon était né à Chanmont, en mai 1698^ d'un père qui exerçait avec qoelqne talent la sculpture et Tarchitecture. Après avoir travaillé chez Coustou le jeune, et avoir remporté le prix à l'Académie, il passa à Rome, avec la pension du roi, et y demeura neuf ans. Tout son temps y fut consacré à dessiner ce que cette grande et superbe ville offire de plus remarquable; mais quelque application qu'il y mit, quelque nombreuse que fût la suite de ses dessins, comme il ne lui fut pas possible de tout embrasser ni de tout emporter, il ne trouvait à s'en consoler qu'avec les estampes qu'il avait eu soin de rassembler et dont il faisait son plus délicieux délassement. En formant sa collection, il fut principalement occupé de l'utilité qu'il en retirerait, lui , sévère observateur du costume. Son érudition, autant que son habileté dans le dessin, le firent nonmier dessinateur en titre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, dans laquelle il eut séance.
L'idée sublime qu'il s'était faite du beau, dit Basan, rendait notre artiste difficile et timide, quand il s'agissait de ces travaux que le statuaire confie à des matières précieuses et durables, n s'épuisait alors en réflexions, et consumait plus de temps à méditer qu'il n'en employait à opérer, car il était né vif, et personne n'a manié le ciseau avec plus de célérité. Sa promptitude dans l'exécution éclatait surtout quand il avait dans les mains Tébauchoir et le crayon ; l'un et l'autre obéissaient sans peine à son génie tout de feu, et lui faisaient créer cette inmiense quantité de modèles et de dessins qui auraient dû se trouver chez lui après sa mort, s'il n'en avait été, de son vivant, aussi prodigue.
Bouchardon fut continuellement occupé, ou pour le roi , ou pour la ville de Paris, qui, pleinement satisfaite des beaux ouvrages dont il avait enrichi la Fontaine de la rue de Grenelle, le choisit pour l'pxécution de l» statue équertre de Louis XV. à la<|uelle il était
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prêt de donner la dernière main^ lorsqu'une hydiopi8ie« causée par un trop grand épuisement d'esprit, le conduisit an tombeau, le 27 juillet 1762. C'est M. Pigal que le défont et la Tille de Paris ont choisi pour finir cet ouvrage.
BOUGHARDON. Le modèle du groupe principal de la Footaioe de la rue de Grenelle, dont les figures sont en dre et l'architecture en bois, portant deux pieds de haut sur trente-deux pouces de large. 12 liv.
L^élévation et la représentation entière , en carton , de ladite Fontaine, de dix-huit pouces de haut snr quatre pieds de large. 9 liv.
Nombre de figures en terre cuite ou en plfttre, bien conservées^ exécutées pour la plupart par M. Bouchardon. 70 1.
Deux portefeuilles, contenant des dessins de compositions et figures académiques, faits par M. Bouchardon, qui seront divisés. 2,430 liv.
Les statues et bas-reliefs antiques de Rome, par Perrier; premières épreuves. Deux volumes in-fol. en veau. 22 liv.
Les anciens arcs de triomphe, publiés par Bellori, dessinés et gravés par Piètre Santé. In-fol. parchemin. 15 liv.
Les principaux vases antiques qui sont à Rome, et les plus beaux cartouches d'ornements qui y ont été exécutés diaprés Piètre de Cortone et autres, publiés par D. Rossi. In-fol. obi. parchemin. 18 liv.
Les vues d*^ Florence, dessinées par Zoccbi et gravées par les soins du marquis Gerini , au nombre de cinquantedeux grandes pièces, en un volume grand in-fol. en veau. 24 liv.
Les vues des églises et palais de Venise^ par Carlevaris, en cent une pièces. In-fol. obi. 30 liv. Les vues de Venise, par Marieschi, en vingt-deux pièces; dans le même volume se trouve le Parc d'Anghien, par R. de Hooge, en dix-huit pièces. In-fol. veau. 30 liv.
Les dessins des grands maîtres qui composaient le cabinet de M. de Jabac, en deux cent quatre-vingt-trois sujets et paysages, gravés à l'eau r forte par Corneille, Pesnc et Massé, in-ibl. en venu, ol liv.
i EDUE BOUCHARDON. '• lOB
La grande galerie de Versailles, en cinquante-deux morceaux, gravés par les plus célèbres graveurs du siècle, d'après les peintures de M. Le Brun ; les épreuves en sont parTaites et imprimées sur le papier extraordinairement grand , nommé le grand Lonvois. 2S2 liv. On nomme ainsi ce p&pier, parce qu'il toi fabriqué tout exprès pour Imprimer plusieure tbâ»es dédiées an ministre Louvois, tbèses dont les planches élfùent si grandes, que le papier grand aigle n'y safflsait point. Les deux coupoles de la galerie de Versailles, qni sont les deni pins grandes planches de cet ouvrage, devaient être plo^ées par le haut et par le bas, si on les eût imprimées sur papier grand aigle, an lien que sur le papier de Lonvois, elles ne le sont point , et c'est même ce qui caracUrise la primauté des preuves. Massé fit, ponr la parfaite eiécntion de son onvrage, des dépenses immenses.
Les peintures de l'hAtel du président Lambert, d'après Le Sueur et Le Bran, en quarante - tnus pièces. In-fol. veau. 53 liv.
Un grand volume in-rolio , très-proprement relié en veau, contenant l'œuvre de La Fage, en soixante-treize {ûëces, précédé d'un abrégé de sa vie ; {dus, dans le même volume se trouvent cinquante pièces , grandes et petites, composées et gravées par Salvator Rosa, et vingt-sept d'après Lairesse, gravées à l'eau-forte par Glauber; le tout d'anciennes épreuves. S4 liv.
Un clavecin , un violoncel , deux violons et une niandolino. 90, SO, 16 et 9 livres.
Il» GAILLARD DE UA6NY. 17M