MOITTE
SCULPTEUR, SECRÉTAniB DE L*AMCIENNB ACADÉMIE DE PBINTtIRE ET SCULPTURE, S DE L'IMSTITOT. .
STATUES EN BRONZE ET EN PLATRE, TABLEAUX, DESSINS..... REGNAULT-DELALANDE, EXPERT.
Jean-GuiUaume Moitié, né à Paris en 1747, était flls de Pierre- Etienne Moitte, gravenr en taille -donoe, dont les six enfants furent tons adonnés anx arts. Pigalle , le voyant dessiner avec ardeur, voulut ravoir pour élève, et le fit entrer dans son atelier. Moitte • y apprit la sculpture; mais, sentant llmportance du dessin, il continuait d^aller à TAcadémie dessiner d'après le modèle, même au sortir de l'atelier de Pigalle, qu'il abandonna bientôt pour passer dans celui de Jean-Baptiste Lemoyne. En 1768, il obtint le grand prix sur le sujet de David portant en triomphe la tète de Goliath. Arrivé à Rome, il s'y absorba entièrement dan» l'étude de l'antique. Persuadé que les sculpteurs grecs avaient épuisé toutes les beautés de la nature, il ne chercha que dans leurs ouvrages le grand goût, l'élégance des formes, la noblesse, la fierté des expressions, le choix des draperies. Fort dé ces profondes études qni faillirent lui faire perdre la santé et même la vie, il revint en France et fut agréé à l'Académie en 1783, sur une figure de Sacrificateur. Il ne tarda pas à être chargé de grands travaux. Il exécuta, pour M. de Joubert , trésorier des États du Languedoc, une Vestale faisant l'aspersion de Teau lustrale; pour M. Beckford, Anglais, une figure d'Ariane; pour la barrière de Paris, dite des Bons-Bommes, les figures colossales de la Bretagne et de la Normandie; pour d'autres barrières, des bas-reliefs; pour le château de l'Ile- Adam, des bas-reliefs et des sphinx. Pendant la révolution, il fit le fronton de l'église Sainte- Geneviève, devenue le Panthéon, et y représenta la Patrie qui
1810 MOITTE. i(i9
couronne la Verta et la Valeur. Sow l'Eia]^, il eat msû de» travaux importants : le mausolée de Desaix, placé au mont Sainte Bernard; les bas-reliefs d'un des avant-corps de Tattique du vieujt Louvre, où il représenta l'Histoire prête à Inscrire sur ses tablettes le nom de Napoléon, et les législateurs Moïse et Numa. Il fit enfla le buste de Léonard de Vinci et la statue équestre de l'Empereur. Membre de l'Institut en 1809, il est mort le 2 mai 1810, laissant inachevés les bas-reliefs de la colonne de Boulogne, la statue de Custine, le tombeau du général Leclerc, destiné à l'église Sainte- Geneviève, la statue équestre du général d'Hautpoul; et, parmi ses ouvrages terminés, le modèle de la statue de J.- J. Rousseau méditant V Emile et observant les premiers pas de l'enfance, sculpture qui avait remporté le prix au concours de 1794 et devait être coulée en bronze, pour être placée aux Champs-Elysées. Moitte était d*une probité sévère, d*un caractère sombre, d'une franchise inaltérable. On compte, parmi ses élèves, 6atteaax, Gaule, Gérard, Giraud et Taunay le jeune.
MOITTE. La Statue équestre de Tempereur Napoléon, couronné de lauriers, couvert du manteau^ tenant son épée d'une main, avançant l'autre en signe de commandement. Bronze couleur antique de dix-neuf pouces de proportion, sur socle carré et piédestal en marbre blanc. Hauteur totale quarante-quatre pouces. 1,005 fr.; Feuchère.
Le modèle en plâtre de cette statue avec son moule. Ii2fr.;/d.
Quatre figures allégoriques en plâtre bronzé : le Destin, la Force^ le Rétablissement des cultes, la Paix d'Amiens, sur socles en marbre blanc statuaire, ^i fr.
GAIRENS
TABLEAUX. — RECN AULT-DBLALAlf DB, EXPERT.
VAN OS. Vase de fleurs entouré de fruits : melon, ananas, pèches, raisin uoir^ groseilles. Vingt-deux pouces sur dixiieuf. Sur bois d'acajou. 440 fr.