‹ Le trésor de la curiosité tiré des catalogues de vente de tableaux ..., Volume 2Chapitre 131 sur 274 · PEYRON · texte numérisé non relu

PEYRON

PBINTRB, DE L^ÀNGIBNNB ÀCADiMIB.

TABLEAUX, DESSIKS, ESTAMPES, AIH^IQUIT^S, BRONZES, VENDUS APRÈS DlicÈS. — RSGNAULT-DELALANDE, EXPERT.

Jean-FraDçois-Pierre Peyroo, né à Aix, le 15 décembre 1744, fut d'abord destiné par sa famille au barreau, mais il aima mieux se faire peintre, et prit lés premières leçons de son compatriote, Dandré Bardon, qui était à Aix. Il vint ensuite à Paris et entra chez Lagrenée Talné; mais le goût qui régnait alors dans Técole ne s'accordant pas avec ses pensées, il eut le pressentiment d\me peinture plus digne et plus mâle, et chercha de nouvelles routes.

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Sou premier ouvrage uiarquint (ut la Mort de Seni^qiw, et lui valut le grand prix, en 1773. En Italie, Peyron n'étudia que le style des maîtres qui avaient donné un grand caractère à la peinture historique, tels que Poussin et Raphaël. Échauffé d'un , noble enthousiasme pour l'antiquité, il y puisa dès lors tous ses sujets, et fit à Rome une sensation profonde par ses deux tableaux : Cimon se dévouant à la prison pour donner la sépulture au corps de Miltiade son père, et Socrate détachaut Alcibiade de la Volupté. En 1783, de retour à Paris, il fut agréé à l'Académie sur son tableau de Marins à Minturnes, et il fut reçu, en 1787, sur le tableau de Gurius Dentatus refusant les présents des Samuites. La Mort de Socrate, que Peyroa peignit pour le roi, et qui fut exposée au Salon de 1789, lui valut un véritable triomphe. C'est du reste une composition énergique, qui n'a rien perdu à être gravée à l'eau -forte par le peintre lui-même. Une autre commande que Peyron avait reçue du roi ne fut pas exécutée : c'était le sujet de Thésée méditant la délivrance des jeunes Athéniens dont il veut partager le péril. Peyron n'en fit qu'un dessin arrêté, qui, heureusement, nous a été conservé par l'estampe de Beisson, publiée sous ce titre : Jeunes Athénietts et Athéniennes tirant au sort. Nommé, en 17 80, inspecteur de la mauu facture des Gobelins, ce peintre remplit ses fonctions jusqu'à la Révolution. Plein de la haute idue qu'il s'était faite de sou art, il ne peignit que des tableaux de nature à inspirer des sentiments généreux, à éveiller de nobles souvenirs : Paul-Émile vainqueur, sMndignaut de l'excès d'abaissement où se réduit Pei-sée; Œdipe, soutenu par Antigone, accablant d'imprécations son fils Polynice; l'École de Pythagore; les EntretTens de Démocriie avec Hippocrate.,. On peut dire que, par ce retour à l'anticjue, Peyron a précédé David dans sa réforme, et a contribué, plus encore que Vien, à la régénération de l'école. Il est mort à Paris en 1814 (22 janvier). Monsiau a été son élève.

PEYRON. Cimon se dévouant à la prison pour donner la sépulture au corps de Miltiade, son père, et Socrate arrachant Alcibiade à la volupté. Répétition de deux tabicaux peints à Rome par Tauleur. Trente-six pouces siu- cinquante.

Aichiniède assis, le bras gauche levé; il paraît occupe d'un problème de géométrie. Soixante-six pouces sur quarante-sepl.

Prisonnier tourmenté par ses remords; il est étendu sur la paille. Mêmes dimensions.

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