LE PRINCE
PBINTRB DD ROI.
TABLEAUX, PBSSINS, ESTAMPES, TERRES CriTES, PLANCHES GRAVEES, COSTUMES ÉTRANGERS, ARMES..., VENDUS APRÈS pÉCÈS, EN SON ATELIER, AU LOUVRE. J.-B.-P. LEBRUN, EXPERT.
Nous ne pouvons ici que renvoyer le lecteur à la biographie de J.-B. Leprince, que nous avons écrite dans l'Histoire des Peintres; mais nous dirons un mot de son invention. Ce procédé de gravure, à la manière du lavis, est proprement ce qu'on appelle aquatinte, genre de gravure qui imite parfaitement les dessins à l'encre de Chine , au bistre , à la sepia. Après avoir gravé les contours à la pointe, on verse sur la planche une espèce d'eau préparée avec l'eau- forte et on' laisse mordre; mais ce procédé ne fournissant qu'une teinte plate assez monotone , on le varie quelquefois de manière à obtenir un petit grain plus agréable qu'une simple teinte. En couvrant la planche d'une couche de colophane en poudre, ou de sel ou de sable fin, à travers laquelle on laisse pénétrer l'eau-forte, on arrive à un effet moins lourd, plus grenu et plus piquant à l'œil. Il est facile de comprendre que Teau-forte, en passant à travers les molécules de sable , de sel , de colophane ou de mastic (car on emploie aussi cette substance), altère la superficie du cuivre de diverses façons, suivant la forme particulière qu'affectent ces molécules; les grains de sable, par exemple, n'ont pas la foime que dessinent des brins de colophane. Le graveur, ici , doit être dirigé par le goût et par la nature des objets qu'il veut rendre.
LE PRINCE. Une Fête russe sur la glace, enrichie de figures; dessin à l'eticre de Chine sur papier blanc.
17tl LE PRINCE. U
Deux paysages à la pierre noire siir papier blanc.
Deux cents études, croquis, ébauches.
Douze petits cartons, contenant des croquis faits en Russie, d'après nature.
Quatre dessins, dont deux de costumes russes.
Les planches de son œuvre, gravées h l'eau-forte et à la manière du lavis, par lui-même, en cent cinquante-huit pièces; il se trouve cent soixante -trois planches avec quatre mille quatre cent soixante-treize épreuves au bistre et neuf cent soixante-deux à Teau-forte; le tout en un lot.
On peut dire que, dans le genre de gravure qu'il a inventé. Le Prince a porté l'imitation dn dessin au plus haut point de perfection.
SIREUL
TABLEAUX ET DESSINS. — BOILEAU^ PEINTRE, EXPEKt.
RAOUX. Portrait de mademoiselle Carton : en naïade et demi -nue. Peint pour le miurécbal de 8axe. Six pieds sur quatre. i60 liv.
Dans le spiritnel et amusant petit volume que MM. de Oonconrt viennent de publier sous le titre de Portraits intimes du xviii« siècle, on trouve de curieux détails sur la Carton, et comme qui dirait un pastel littéiaire de cette aimable fille :
« La Carton ! l'ôpigramme de TOpéra, la belle méchante impromptue, un diablotin cynique et rieur, la grand'mère spirituelle de Sophie Amould ! tête folle et main vive^ sacrifiant une amie à une saillie, et la fortune à un soufflet; méchante aux ridicules, présidente de foyer, jugeant los causes litigieuses dun bon mot qui fait rire et qui fait loi; écoutée, applaudie comme un tribunal qui serait une comédie ; bonne fille, tous comptes faits, qui parfois se calomnie un peu pour avoir le droit de beaucoup médire. .... Paurre Carton ! que Maurice de Saxe avait fait souper, à son camp de Muhlbtrg, avec quatre rois, et qui devait Wr dans la stule compagnie d'un laifuais ! »
se SIREUL. 1781
PIERRE. Médée en fureur égorge un de ses enfants. Ti^ bleau fait en un jour! Six pieds sur quatre. 420 It?.
BOUCHER. Madame de Pompadour vue de trois quarts, en cheveux, la gorge à demi découverte. Délicieux pastel de quatorze pouces sur douze. 200 liv.
Jeune Bile tenant un lapin et paraissant dédaigner les pièces d'or que lui présente une vieille femme, tandis que la suivante les regarde avec cupidité. Douze pouces sur neuf. Dessin à la pierre noire et au pastel sur papier bleu, provenant de la collection de Boisset (li9 liv.). 130 liv-
Deux précieux dessins ronds à la pierre noire et au pastel sur papier blanc : l'un représente une jeune femme les pieds allongés sur un tabouret, avec un chat sur ses genoux ; l'autre, Danaê recevant la pluie d'or et accompagnée de deux amours. Dix pouces de diamètre. Us viennent de la même collection (239 liv.). 490 liv.
Deux autres à la pierre noire et au pastel siur papier bleu : c'est un Jeune Garçon faisant Técole à des petites filles; une Jeune Fille faisant Técole à des petits garçons. Dix pouces sur sept. Donnés à M. Sireul par M. de Boisset. 650 liv.
Un autre, de même : une jeune fille nue est couchée sur un lit dans une attitude gracieuse ; à côté d'elle est un amour endormi. Neuf pouces sur quatorze. Même provenance. 92 liv.
L'Adoration des bergers, dessin à la pierre noire, rehaussé de blanc; 12 figures. Sept pouces environ sur neuf. Même provenance (201 liv.). 400 liv.
Les Trois Grâces au bain, précieux dessin à la pierre noire sur papier blanc. Quinze pouces sur neuf. 100 liv.
Deux paysages à la plume, lavé de bistre sur papier blanc. On voit dans l'un un berger roulant une jeune fille dans une brouette qu'il feint de renverser; dans l'autre, un jeune homme couché prend des oiseaux pour les donner à une jeune fille. Sept pouces sur neuf. Même provenance (449 liv. 19 s.). 180 liv.
Paysage au crayon noir, rehaussé de blanc sur papier
47tl SIREUL. 87
bleu; deux jeunes filles semblent guetter quelque chose, et un chien aboie. Treize pouces sur neuf. 95 Uv.
Joli dessin à la sanguine, rehaussé de blanc sur papier gris : c'est une femme nue couchée sur des draperies dans une attitude de plaisir. Sept pouces sur onze. 90 liv.
Précieux dessin colorié sur papier gris, d'une femme nue, couchée sur le dos dans une pose vohiptueuse. Dix pouces sur douze. 120 liv.
COCHIN. Le portrait en petit et à la mine de plomb de Boucher. 17 hv.
FRAGONARD. La Peinture dédiant ses crayons à Homère, Virgile et Mécène; superbe dessin lavé de bistre sur papier blanc. 72 liv.
yne Jeune Fille invoquant TAmour au pied de sa statue. Treize pouces sur dix -sept. 60 liv.