DE MILAN
VENTB PAITB A PARIS. — GH. BILLET, COMltlSSAIRE - PRISEUR ; LANBUVILLE, EXPERT.
VAN DYCK. Une Femme tenant deux enfants sur ses genoux. Gravé par Mathioli. Galerie Orsi, de Bologne; galerie du prince Eugène vice -roi d'Italie. Toile. Cent quarante centimètres sur cent cinq. 3,600 fr.
JEAN HËMMELING. Triptyque. Saint Sébastien percé de flèches : un archer prépare un arc, un autre l'ajuste. Le Christ ressuscité : un ange soulève le couvercle du sépulcre; quelques soldats endormis sont auprès. L'Ascension du Christ : les douze apôtres et la Vierge le contemplent montant au ciel. Bois. Soixante centimètres sur quati^evingthuit. 20,000 fr.
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TABLEAUX TENDUS A PARIS. — FERDINAND LANBU VILLE ^ EXPERT; PILLET^ COMMISSAIRE- PRISEUR.
Quelques exemplaires de ce Catalogue ont été tirés en grand papier et ornés de croquis intéressants.
Nous avons écrit le lendemain de cette vente :
Cest un événement dans le monde des arW que la vente Patureau, car depuis bien longtemps il ne s'était vu à Thôtel Drouot ime .pareille collection de peintures. La plupart des grands maîtres flamands ou- hollandais et les trois ou quatre peintres de l'école (mnçaise qui sont aujourdliui à la mode, Watteau, Pater, Boucher, Greuze, y étalent représentés par des morceaux de premier choix, les uns déjà connus pour avoir figuré dans les cabinets fameux des Jullienne, des Choiseul, des Gonti, des Van Leyden, des Slingelaudt, des Paul Périer, des Saceghem, les antres parfaitement dignes de recevoir le baptême d'une enchère illustre. Aussi peut-on dire que tout Paris s'était rendu à cette solennité. Les artistes y étaient venus pour jouir d'un musée qui devait durer quarantehuit heures, certains connaisseurs pour hocher la tète d'un air capable, les marchands pour dresser leurs batteries, les millionnaires pour faire acte de fortune, et les journalistes pour crayonner sur leur genou l'article du jour.
Sur des sièges réservés étaient assis madame la duchesse de Grillon, lord Hartford; le marquis Maison, M. Tanneguy Duchâtel, Tancien ministre, assisté de son ami et conseil, M. Vîtel, M. de Narbonne, M. Schneider du Creuzot, M. Lacaze et autres possesseurs de galeries renommées; enfin, l'heureux gardien de la plus belle galerie du monde, le directeur du musée du Louvre, M. de Nieuwerkerke. Un seul homme manquait : le plus fin connaisseur de tout Paris, l'oracle de l'hôtel Drouot, le doyen des curieux, je veux dire le colonel Bourgeois, mort la veille de cette grande bataille.
Puis, autour du bureau où trône l'officier public, sur des bancs que j'appellerai bancs de douleur, siégeaient les simples témoins de la lutte, les amateurs qui, comme nous, faute de quelques misérables cent mille francs, ne pouvaient se procurer aucun de ces chefs-d'œuvre qu'ils apprécieraient peut-être aussi bien que d'autres.
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et qu'ils aimeraient, en tons cas, sans jamais faire semblant L*avani-veille avait eu lieu une exposition particulière qui nous avait permis de contempler à loisir les tableaux de ces grands petits maîtres de la Hollande, Ostade, Woui^^ermans, Pierre de Hooch , Ruysdael, Hobbema, Van de Velde, Paul Potter, dont Tétude nous a déjà coûté onze ans de peine, ou p1ut6t nous a valu onze ans de plaisir. Nous n*irons pas certainement recommencer le Catalogne, en citant, Tun après l'autre, tant de morceaux de prix mous dirons seulement les plus rares.
Adrien Van Ostade est trop connu de tout le monde pour que nous ayons à caractériser son génie, mais pourtant ceux qui n*ont pas vu r Estaminet hollandais ne peuvent savoir jusqu'où il a poussé quelquefois la i^agie du clair-obscur, cet art prodigieux qui, sur une siirlace plane> creuse des intérieurs profonds, promène les rayons du jour, )es avive ou les tempère, les réveille ou les tranquillise, et fait ainsi tourner les corps en les plongeant dans nu air re^irabla, ep les habillant de lumière. Jamais Ostade ne fut si blon4' Lui qui tombe de temps à autre àm» Itts tous durs, dans les fonds noirs, il est ferme et fort cette fois sans lousseurs, il est vigoureux en restant clair* Par une seconde feoètie placée au fond du tableau, il ménage un ôcbo à la lumière principale! et de la sorte rien n'egt obscur dans cette pauvre demeure où boivent en paix de bons paysans, les mêmes que nous voyons danser dans le tableau voisin, avec la grâce d'une ronde d'oursi avec la délicatesse d'un menuet d'élépbants. 51,500 fr., c'est le prix énerme et cepen- 4ant modéré, auquel a été vendu l* Estaminet koll^dais. En regard de TOstade figurait m Gonzalès U>que8 d'une exquise beauté, le Repos champêtre, celui qui faisait la joie de Guillaume U et i^ne des gloires 4e sa royale collection. Imw^ej; un Eubens apaisé, intime, qui ^ retourné sa lorgnette et qui regarde la nature, non plus avec enthousiasme i mais avec coo^isance; un Rubens qui, au lieu de rester épique, est devenu familier : vous anrez Gonzalès Coques. Au pied d'une fontaine aux chevaux de Neptune, sur la lisière d'un parc féodal, sont assis un seigneur et sa femme entourés de leur famille, dont semblent faire partie d'élégants lévriers, de fins épagneuls. Ils sont oçcnpés à ne rien faire ^ à jpuir de la fraîcheur de Vair, du bonheur de vivre, de l'union domestique, de la paix. Jamais on ne nùt plus de talent à peindre les heureux; jamais on. ne fit une plus riante image de 1^ santé du corps et de la sérénité de l'esprit^ un tablean mieux touché ni plus harm(mieux de couleqr, ni mieu^ senti, tes figures différât et pourtant se ressApi^UeAt; las tons sont d'aoeoid comme
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les cœurs... Quel dommage que le direoteur du Musée n'ait pas acheté ce GoDzalës ! (d'autant qu'il n'existe au Louvre aucun tableau de ce maître). Lord Hartford ea a été radjudicataiie; \\ l'a payé 45,000 francs : c'est pour rien.
Combien n'y a-t-il pas de manières d*étre excellent ! Ici est un petit - Paul Potter d'un gris fin, d'uoe monotonie charmante, d'une délicieuse pâleur. Quatre vachesi trois figures, cinq arbres, composent ce tableau naïf, indescriptible à force de simplicité, si vrai qu'il n'y parait aucun art, si attrayant, si calme et si agresta qu'il suf- . firait à inspirer le dégoût de la vie bruyante et;factiee des cités; là 00 8ûut des Wynants d'une qualité supérieure, des Wouwermans 4Iune ténuité exquise tel que k Puymgg mbhmeux, ou
* d'un pittoresque plein de saveur tel que /a Balte d$$ cavaliers; plus loin, c'est une marine de Guyp, lumineuse et tett imprégnée de l'odeur du goudron, mais toutefois moins iotéressante que celle du même peintre que nous avons vue à Paris dans le cabinet de H* Grémieux; enfin, c'est un p&turage d'Adrien Yan de Velde, où il semble que la lumière tombe à travers un s^re délicat, douce lumière qui attendrit le modelé des animaux, caresse lae pelages et atténue les aspérités d'une grande* ruine, dans un paysage semblable au]( campagnes veloutées de Poelembourg.
Mais le morceau le plus vanté de la vente Patureau, celui qui devait produire le plus d'argent (car, hélas I Tidée d'intérêt pénètre partout), c'était un paysage d'Hobbema. Il faut le dire, il y a aujourd'hui bien de l'engouement et de la convention dans renthousiasme des amateurs pour un paysagiste qui leur parait bien supérieur à tous les autres, si nous en jugeons par les prix fabuleux qu'ils en donnent Celui de la vente Paturean* fes Moulina, n'est pas, à notre avis, de premier ordre. Les arbres et les terrains sont peints, il est vrai, grassement, avec une force étonnante, d'une touohe mâle et généreuse, qui en rend à marYciUa les épais feuillages et la robuste végétation; mais le ciel,— et c'est quelque chose dans un paysage,^ le ciel est mince et plat comme du papier, le moulin se réfléchit dans Teau avec une intensité qui offense l'csil, et l'ensemble manque de cette poésie qu'un peu plus de mystère y eût répandue, de cette poésie qui enveloppe tous les paysages de Ruysdaôl. Pourquoi donner 9S.000 fr. d'un Hobbema, lorsqu'on n'offre que 6 ou 8,ooo fr. d'une de ces belles Mntrétt de forêts y où se cachent tous les charmes de la rêverie, où je crois entendre gémir Ttoe d'un podte dans lo souffie du vont qui courbe les buissons et qui agite des nuages ambulants sur un ciel d'une mélancolie sublime? Pourquoi ces disproportions sous prétexte de ravetéf Est-il bien sur quil n'y
a pas dans ces prix exagérés beaucoup de prévention, beaucoup de respect pour les ouï-dire, beaucoup de mode?
Et comment croire qu'il n'en est pas ainsi, quand on voit deux dessus de porte de Boucher se vendre 14,500 francs? Quelle réaction, grand Dieu ! Il y a trente ans à peine, on eût obtenu ces deux toiles pour quelque chose comme cent écus; et parce qu'il a plu i tel homme d'esprit, à tel humoriste gracieux de porter aux nues les Boucher, fallait-il tout de suite le prendre au mot et faire des folies d'argent pour ces folies de peintures ? Que sont, en effet, ces figures de paravent, ces insignifiantes poupées, qui nous montrent de la omte pour touic chair, qui n'ont ni sang ni vie, et tjni se refroidissent encore, je ne sais pourquoi, dans -une teinte vertpomme^ Qoe sont-elles, je le demande, quand on jette un regard sur la nature ou quand on se souvient des grands maîtres? N*est-il pas scandaleux qu'un Boucher se paie autant et plus qu'un Titien? N*est-il pas étrange surtout qu'une manière creuse, plate, sans consistance et sans relief, soit en si grande faveur aujourd'hui qu'on aime une peinture corsée, nourrie et pâteuse ?
Passe encore pour Watteau, pour Pater. Ceux-là ont de là distinction, de la grâce et souvent une grâce adorable; ils ont dans leur fantaisie môme, un côté vrai ; ils sont poètes, ils sont peintres, surtout ils sont coloristes, et pour ce qui est de Pater, cet homme si singulièrement inégal, il soutenait ici sa réputation, récemment réhabilitée, par deux morceaux du goût le plus aimable et d'un charme irrésistible, la Balançoire et le Concert champêtre^ et par deux Campements que Watteau, son maître, n'eût pas désavoués dans son meilleur temps... Mais pousser à 45,000 fr. le prix total de ces quatre tableaux, c'est insulter vraiment aux princes de Fart; c'est avoir perdu tout sentiment des proportions et de la mesure. Je dis plus : comparons les maîtres à eux-mêmes. Quelle valeur assignera-Von à V Accordée du village, à la Lçciure de la Bible, si une simple tête de Grenze, jolie sans doute, mais parfondue et blairautée, peut atteindre le chiflfre incroyable de 27,700 francs ?
Maintenant, du reste, que tout est fini, que chacun a soldé son bordereau et emporté ses trésors, qu'il nous soit permis de dire qu'il y avait dans la vente Patureau trois peintures douteuses et plus que douteuses : un portrait rond et cotonneux de Martin Pepyn, qu'il n'était pas bienséant d'attribuer à Van Dyck; une copie, ancienne peut-être, mais froide et peu trompeuse du Rembrandt à la serviette; qui est au Louvre, et un Rabbin, que l'on donnait à Rembrandt et que l'on devrait donner à Amould de Gueldre ( de Gelder), car si l'aspect eu est d'abord magnifique, on s'aperçoit
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bientôt que l'exécution eu est fourde, que la barbe est grossièrement faite, que des couleurs épaisses promenées partout avec pesanteur y tiennent lieu des touches spirituelles du maître et de ses empâtements fiers.
Quoi qu*il en soit^ en deux vacations, les soixante-sept tableaux de la vente ont produit 846,000 fr., somme bien supérieure à celle que la galerie Patureau avait coûtée. Ainsi, Dieu me pardonne ! le rôle de Mécène est devenu profitable; on fait aujourd'hui d'excellentes afi(aire5 avec la passion , apparente ou sincère, des belles choses. Mais que penser d'une époque où le venin de la spéculation matérielle peut se glisser jusque dans l'amour de l'art, cette suprême élégance de l'esprit?
GONZALÈS COQUES. Le Repos champêtre : dans un parc s'élève une fontaine représentant Neptune traîné paf ses chevaux niarins; non loin de cette fontaine, à Tombre de quelques arbres élevés^ est assis un seigneur auprès de sa fenune, habillé d'un justaucorps de velours brun, que recouvre une houppelande grise ; il a la tête découverte ; il tient sa femme par la main et lui montre une villageoise qui va lui présenter des fruits étalés dans une corbeille ; un jeune chasseur porte un lièvre et prend une pèche. Toile. Cent seize centiinèti^s sur c(>nt soixante-quinze. Ce tableau est gravé par Moitié dans la Galerie de Lebrun, et provient des colleciions R^bit, Paris, Grand-Pré, du prince Lucien Bonaparte (dans le catalogue duquel il est gravé au irait par Léonetti sous le titre de : Riposo campestre) et de celle du roi de Hollande, Guillaume IL 45,000 fr.; lord Hartford.
ALBERT eu YP. Marine : vue prise aux environs de Dort; au premier plan, une barque chargée de figures est dirigée par deux rameurs qui la ramènent au port ; à droite est un bateau rempli de personnages; on y remarque un gentilhomme qui regarde le vaisseau royal dont les agrès sont repliés; au fond apparaît le lieu de naissance et la résidence de Tartiste, la ville de Dort, dominée par sa cathédrale. Toile. Quatre-vingt-dix-neuf centimètres sur cinquantetrois. Collection Van der Linden Van Slingelandt, de Dort, du baron Van Nagell Van Ampsen, de La Haye. Décrit au Catalogue raisonné de Smith. 26^000 fr.; lord Hartford.
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VAN DYCK. Portrall dé Martin Pepyn. Cette admirable production , dit le Catalogue , porte Tinscription suivante : Me Pictorem Pictor Pinxit , D. Ant. Van Dyck Eqves iUvsiris. Bois. Soixante- quatorie centimètres sur cinquante-huit* Gravé avec des variantes par Bokwert , et provenant de la collection du feu roi Guillaume H. 45^000 fr.; Etienne Leroy.
Ce morceau, comme nous Tavons dit ^\us haut, était fort douteux.
VAN DER HEYDEN et AD. VAN DE VELDE. Vue de l'entrée d'une ville forte. Bois. Vingt-trois centimètres sur vingt -sept et demi. Provenant dQ la collection de M. Goll de Frankenstein d'Amsterdam , et de celle de feu M. le baron Van Nageli Van Ampsen, de La Haye. 14^500 fr.; marquis de Lagrange.
MEINDERT HOBBEMA. Les Moulins : sur un sentier chemine un paysan tenant un bftton sur Tépaule ; au bord Me Teau, deux pêcheurs à la ligne; un villageois s'enfonce dans le bois> vers la droite; le soleil projette ses rayons sur une clairière où se trouvent trois figures. Toile remarquable. Soixante-douze centimètcies sur cent neuf. Provenant des collections Van der Meersche et Van Saceghem de Gand. 96^500 fr.; Musée de Berlto.
RAREL DU JARDIN. Le Cuirassier démonté, précédé de ses deux chiens; derrière lui vient un deuxième cavalier monté sur un cheval noir; des ruines couronnent des rochers a'élevant à pic vers la gauche; un ftne chemiM tête baissée^ non loin d'un boeuf, d'une chèvre et d'un mouton. Toile. Quarante-huit centimètres sur scrixantedeux. Ce précieux tableau a fait partie des ccrilections de madame la baronne Thoms, à Leyde, de MM. Lerouge, à Paris, de Pennell de Londres, d*Étienne Le Roy, et de M. Tardieu fils. 14,000 fr.; Tardieu.
FRANÇOIS VAN MIÉRIS {U père). Jeune Femme à sa toilette, debout devant une glace; elle est vêtue d'un corsage de satin blanc brodé d*or et d'une jupe de satin noir, qu'elle relève de la main gauche; une négresse lui
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présente sa cassette à bijoux ; sur une table , recouverte d'un riche tapis^ se voient une boite à poudre et une lettre décachetée; au fond^ par une porte ouverte^ on aperçoit un monsieur occupé à lire. Bois. Trente et un centimètres et demi sur vingt -quatre. Provient des collections de MM. De Preuil^ Le Brun, à Paris, (où il fut acheté par feu M. Henri,) et de celle de M. Vati Saceghem de Oand^ Bruxelles. 19,700 fr.; Etienne Leroy.
BARTHOLOMÊ-ESTEBAN MURILLO. Le Sommeil de TEnfairt Jésus : la Vierge Marie est agenouillée devant son son Fils. Bois. Cinquante et un centimètres et demi sur quarante et un. Cabinet de M. le marquis de Forbin- Janson^ à t^aris. 41^500 fr.; Nieuwerkerke, pour les Tuileries.
ADRIEN VAN OSTADE. L'Estaminet hollandais : le premier groupe est formé par une femme entre deux âges qui s'appuie en chancelant sur une table placée derrière elle, et qui accepte encore un verre de bière que lui présente, en riant, le chapeau à la main, un vieux buveur assis devant elle; près de celui-ci, un autre buveur, debout, la tête couverte de son vieux feutre, tient sa pipe d*une main et de l'autre le pot d'étain dont il vient de verser une rasade. Bois. Quarante centimètres sur cinquante-six. Collections Yàn Leyden d'Amsterdam et Van Saceghem de Gand, Bruxelles. 51,500 fr.; Moreau.
Le Joueur de Vielle : un aveugle jouant de la vielle implore la pitié de ceux qui Técoutent en riant; parmi ses auditeurs, l'aubergiste, la tête couverte d'un bonnet de coton, se tient sur sa porte, le cou tendu et la mine épanouie; au-dessus de sa tète apparaît celle de la maltresse du logis; en dehors et à la droite de la porte, un buveur, la tète couverte d'un feut^, est assis et tient à la mahi un verre de bière; derrière lui, une petite fille regarde avec une extrême curiosité le joueur de vielle, et laisse voir audessus d'elle la figure ouverte et rieuse d'un gamin. Bois. Vingt-cinq centimètres et demi sur vingt et un. Ce petit bijou provient de là collection du marquis de Clavière et
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de la venle du cabinel de M. Dubois^ Paris. 48,400 fr.; ' Tardieu.
Intérieur d'Estaminet : quelle attention chacun prête à la danse exécutée par un couple entre deux âges 4 avec quelle peine cet agréable violoneur conduit la mesure de son menuet ! DeiT^re le couple dansant^ un paysan assis charge sa pipe; sur le banc de bois placé à droite sont groupes trois villageois^ dont Tun, coiffé d'un béret rouge, rit en se grattant la jambe d'une main , et en se retenant de l'autre au banc qui le soutient; une ménagère^ assise sur le même siége^ a près d'elle un jeune enfant, et montre en riant les danseurs aux fumeurs debout derrière elle. Bois. Quarante-deux centimètres sur cinquante-cinq. Gravé à Teau-forte par Adrien Van Ostade, et provenant de la collection de M. Tardieu fils, de Paris. 8,000 fr.; Favart.
ISAAC VAN OSTADE. Paysage hollandais: le peintre a représenté un hiver rigoureux avec un canal, dont la navigation est interceptée par la glace. Un grand nombre de figures animent cette composition : un paysan , après avoir traversé la plaine, excite son cheval blanc pour lui faire gravir, avec le traîneau auquel il est attelé, un petit monticule qui conduit au village, dont on voit à gauche les nombreuses habitations rustiques dominées par le clocher delà paroisse; un autre^ placé à droite, donne à boire à son cheval attelé à un traîneau chargé de quatre figures, et prêt à abandonner la rive où s'élèvent la tente d'un cabaret improvisé et un moulin à vent. Bois. Trentetrois centimètres sur quarante- quatre et demi. Ce charmant petit tableau provient de la collection de sir Charles Bagot. 32,000 fr.; Achille Fould.
PAUL POTTER. Animaux au pâturage : une vache brune se désaltère dans un ruisseau; à droite^ au bas du monticule que dominent quelques arbres, sont couchées et ruminent paisiblement deux vaches^ Tune à robe blanche et noire, Tautre à robe brune, et toutes deux touchées avec une précision sans égale; au pied des arbres, une quatrième vache^ à la robe noire, bjoute Therbe, non loin
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d'une dame assise auprès de son mari^ qui caresse un chien. Bois. Trente-quatre centimètres sur trente-neuf. Provenant des collections Lormier, du comte de Radstock et Tafdieu. 1^,050 fr.; lord Hartford. .
REMBRANDT. Un Rabbin : ce personnage est debout, à mi-corps ; il porte une houppelande aux larges plis, doublée de fourrures, qui laisse voir ses mains, dont Tune est négligemment abandonnée sur le bras du siège sur lequel il se trouve, tandis que Tautre retient les plis de son vêtement; une chaîne d*or et de pierreries entoure son cou et retombe sur sa poitrine. Signé, Rembrandt , 1645. Toile. Cent-dix centimètres sur quatre-vingt-un. Collection Fonthill-Abbey de Londres. 15,100 fr.; Surmondt.
RUBENS. Sujet mythologique : au centre de cette composition^ Vénus, accompagnée de TAmour, vient prier Vulcain de lui fabriquer des armes pour Mars, elle est suivie du vieux Silène à la barbe blanche, à qui elle semble adresser la parole ; plus loin, Cérès et Pomone. Bois. Cent soixante-dix-buit centimètres sur .cent quatre-vingt-dixhuit. Ce tableau capital provient de la collection de feu M. T. Wittebol et de Labistraelem d'Anvers^ et de M. Legrelle de Bruxelles. 11,200 fr.; Musée de Bruxelles. Ce Musée aurait pu Tavoir pour 7,000 fr. à la vente de If. Legrelle.
Sainte Thérèse intercédant pour les âmes du purgatoire : agenouillée aux pieds du Sauveur; le Christ so rend à sa prière, et un ange soulève de la main , pour la délivrer, une des âmes repentantes. Bois. Soixante-cinq centimètres sur quarante-huit. Ce tableau, gravé par Bolswerl, et à Teau forte par Spruyt, provient des célèbres collections du prince de Rubempré de Bruxelles, Braamcamp d'Amsterdam, et Yan Saceghem de Gand, Bruxelles. 46,000 fr.; marquis de Blézié.
JACQUES RUYSDAEL. Vue de Harlem : ce vaste panorama laisse se dérouler au loin une plaine entrecoupée, çà et là, de quelques bosquets et de massifs , du sein desquels surgissent des maisons de campagne et des habitan. 84
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lions rustiques; cette plaine se terminé par une TUe delà ville de Harlem; des moulins sont répandus en grand nombre aux abords de la cité ; la gauche du paysage est embellie par les ruines du château de Benthem. Toile. Cinquante-troi» centimètres sur soixante-six. Proreoifit des vantes de MM. le colonel de Biré et Tardieu fils. 9,700 fr.; Verboen.
Paysage s entrée d'un bois; à une mare, aboutit m chemin creux où marchent paisiblement un pajsin ^ un enfant accompagnés de deux chiens i toutes te basses et hautes futaies se détachent sur un ciel fortement ouagé et éclairé. Toile» Cinquante-ot-un centimètres sur soixantecinq et demi. Collection de M. le colonel Bourgeois, à Paris. 27,7 W fr.; lord Hartford.
DAVID TENIER9 fils. Corps de gardr : à laporteestla sentinelle armée de soft arquebuse; plus Ioin,dcrautR c6té de la rue^ on voit un peloton de militaires faisant k guet, et arrêté à la poHe de Ift ville ; à gauche setrotnient diverses pièces d'armures et d'équipement militairei sur un banc de bois sont deux gantelets et une hallebarde; à un pilier de bois pendent deux pistolets d'arçon. Goivie. Quararite-neuf centimètres sur soixante-cinq. Prorcnaiil des célèbres collections Helsleuter, du comte de Pourtaiès, de MM. Auguste Comb, Etienne Le Roy, et de M. le comte de M"*, à Paris. 20,500 fr.; Schneider.
La Tentation de saint Antoine : rien de plus saisissant et de plus drolatique que cette charmante compositioD) au cadre si resserré, c;t pourtant si remplie d'animation et d'intérêt ; agenouillé dans sa grotte, que la lumière céleste éclaire largement, saint Antoine voit sans terreur autour de lui se remuer les êtres les plus fantastiques^ parmi eut) un démon, sous les traits d'une vieille duègne, poaeuœ main sur Tépaule du saint et de Fautre lui présente UQ verre de vin; un autre démon, placé à l'extrême gauche, tient dans ses grilfes un balai, pendant qu'un autre lit la pzette et qu'un quatrième se livre au plaisir de la pipC.B^'S. Trente-six centimètres sur vingt-sept. 6,900 fr.j Perou>^'
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f GÉRARD TERBDRG. Jeune Fille à sa toilette : elle est
* vêtue d'un corsage jaurte et d'une jupe de satin rose; ' devant elle, sur une table recouverte d'un riche tapis de ( drap rouge, sont posés une boite, une cassolette, un peigne
et une brosse, auprès d'une glace encadrée dans des l baguettes de bois noir ; derrière ce miroir est le complé-
ment de la toilette de la jeune fille; une suivante, la serviette au bras, apporte sur un plateau une aiguière avec i de l'eau chaude. Bois. Quarante- sept centimètres sur
^ trente-quatre. Collections Blondel de Gagny, Dulac, Vil-
, Hers et La Peyrière, à Paris. 7,800 fr.; E. Leroy.
• WILLIAM VAN DE VELDE. Marine : on remarque sur- ^ tout le yacht royal animé de grand nombre de figures; sur
le pont sont deux trompettes; le yacht salue le port en lâchant une bordée de ses canons. Toile sur t>ois. Trente-
' et-un centimètres et demi sur trente-sept et demi. Prove-
nant de la collection Van Saceghem de Gand y Bruxelles.
' 9,000 fr.; comte de Narbonne.
Mer calme : au premier plan un bateau p'écheur^ animé
È d'un grand nombre de figures, a ses voiles tendues^ il est
amarré près d'une jetée sablonneuse qui s'avance vers la gauche^ et sur laquelle est un pécheur qui regagne sa barque; çà et là, plusieurs embarcations sillonnent les flots. Bois. Trente-huit centimètres et demi sur quaraute-
i huit et demi. 10^000 fr.; Laneuville.
Paysage : au deuxième plan, s'élèvent quelques ruines dont le lierre et les ronces se sont emparés ; dans la pé-
[ nombre jetée, un berger veut dérober un baiser à une
I jeune villageoise; cachés derrière les broussailles, deux
I paysans égrillards se trouvent spectateurs de la lutte.
I Toile. Trente centimètres sur quarante. Provenant de la
f collection de M. Duval de Genève (gravé au trait), de
M. Klauber de Londres, et du cabinet de M. le comte de
j M... de Paris. 23,500 fr.; lord Hartford.
PHILIPPE WOC VERMANS. Halte de Cavaliers : sur un
tertre, qui cache en partie une plaine occupée par un
' camp^ se trouve un arbre dont les rameaux dépouillés
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servent à soutenir une tente sous laquelle est établie une cantine^ que désigne fort bien la pinte attachée au-dessus de la porte; sous cette tente sont plusieurs figures parmi lesquelles on remarque le cantinier tirant à boire à un tonneau ; assis sur une futaille, un soudard lutine une villageoise, qui se défend en riant; à côté du chef, un cavalier remonte à cheval. Bois. Trente-deux centimètres sur trentecinq. Ce tableau provient de la collection de Frédéric- Guillaume 11^ roi de Prusse. 50,100 fr.; Nieuwerkerke.
Marche d'une Armée : une troupe nombreuse défile en se rendant vers le pont qu'elle franchit, et suit le chemin qui longe la rivière; la marche est dirigée par deux trompettes^ dont l'un est monté sur un cheval blanc qui s'est dressé à Taspect de deux mendiants à Tair suppliant qui se trouvent au bord du chemin ; le chef, monté siur un superbe coursier à la robe grise, jette un regard scrutateur sur les mendiants; trois cavaliers, à droite de ce groupe, font boire leurs chevaux; Tun d'eux tient une femme ei^ croupe. Bois. Trente-cinq centimètres sur quarante-et-un. Ce tableau a fait partie de la galerie de TEscurial, en Espagne, et provient de M. Pennell. 42,600 fr.; Nieuwerkerke.
Paysage sablonneux : à gauche de ce paysage, s'élèvent quelques rochers que recouvre une végétation rabougrie, et que domine un arbre aux rameaux en partie dénudés ; un villageois est auprès de sa femme et d'un jeune enfant, au bord du chemin qui longe la rivière; sur ce chemin arrive nn chasseur suivi de son chien; plus loin, s'éloignant au fond, vers un horizon montagneux, sont deux figures. Bois. Vingt-deux centimètres sur dix-sept et deaii. Collection de M. le baron de Bors de Malines, et de madame la douairière de Bors d'Overen. 30^000 fr.; Nieuwerkerke.
Ces trois tableaux ont été achetés pour orner les appartements des Toileries.
JEAN WINANTS ET ADRIEN VAN DE VELDE. U Sortie de la bergerie : d'une porte, qui occupe la gauche, sort une bergère portant une houlette et chassant devant
elle un troupeau de moutons; un agneau s^est éloigné du troupeau pour brouter quelques tiges. Toile. Trente-six centimètres sur quarante-trois. Collection de M. Van Saceghem de Gand^ Bruxelles. 7^600 fr.; Meunier.
FRANÇOIS BOUCHER. Le Printemps : deux jeunes nymphes se reposent; la première, aux cheveux châtains^ est assise sur un banc de gazon que recouvre une ample draperie rouge; elle est vétoe d'une jupe jaune sur laquelle est jetée une écharpe grise^ et pose des fleurs dans la blonde chevelure de sa compagne; celle-ci^ le corps à demi caché sous une gaze blanche, tient ses mains jointes; deux Amours placés à droite^ et tenant des fleurs^ complètent agréablement ce sujet allégorique. F. Boucher. Toile. Quatre-vingt-onze centimètres et demi sur cent vingtcinq. Forme médaillon. Ce tableau et le suivant adjugés U,500 fr.; lord Hartford.
L'Automne : les deux nymphes reparaissent avec d'autres attitudes; les deux petits Amours, dont Tun est assis à terre , tiennent d'énormes grappes de raisins. F. Boucher. Toile. Quatre-vingt-onze centifiètres et demi sur cent vingt-cinq. Forme médaillon.
JEAN-BAPTISTE GREUZE. Psyché : tète admirable dont les yeux sont humides de larmes; un lien de perles ne retient qu'en partie une longue chevelure blonde, qui retombe en désordre sur les épaules; une draperie lilas, ornée d'une broderie en or, est retenue par une agrafe placée sur Tépaule gauche. Bois. Quarante-cinq centimètres siur trente-sept et demi. Provenant des collections de M. B. et de feu M. le comte Perregaux. 27,700 fr.; lord Hartford.
Tête de Bacchante : comme ces yeux ont bien la langueur de rivresse, dit le Catalogue, combien cette chevelure blonde en désordre, et retenue par une couronne de pampre vert, ajoute à l'expression de cette tête admirable! Bois. Quarante-six centimètres sur trente-six et demi. Collection dfe M. Du Bois. 17,100 fr.; marquis du Blézié. Tête d'Enfant : sur une petite couchette, enfoncé dans
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d'épaisses et chaudes couvertures, repose un jeune enfant à la blonde chevelure ; il a la tête penchée sur sa main droite, dans laquelle il tient une pomnne, tandis que de la main gauche il retient les couvertures. Toile. Quaranteneuf centimètres sur quarante. Ovale. 10,900 fr.; Fould.
Tôte d'Enfant : un ruban bleu refient sa blonde chevelure. Toile sur bois. Trente-sept centimètres etdemi sur vingt-neuf. 5,000 fr.; Isaac Pereire.
JEAN-BAPTISTE PATER. Le Concert champêtre : sur une terrasse sont groupés divers personnages; à droite, une jeune fille montre un biscuit à un chien ; à gauche, à l'ombre de quelques arbres, sont groupés plusieurs dames et quelques cavaliers faisant de la musique. Toile. Cinquante et un centimètres sur soixante et un. Vendu avec le suivant.
La Balançoire : à droite est une jeune femme demicouchée à terre, et vêtue d'une robe de soie olive sur laquelle est jetée une écharpe bleue ornée de fleurs; devant elle est assise, sur le gazon, une autre femme charmante, qui se joue d'un galant; plus loin est un autre groupe amoureux , en grande partie caché par les arbres;^ sur la balançoire se trouve une jeune femme vêtue d'une robei de soi^ rose dont la jupe^ relevée en partie^ l^dsse voir des pieds oiignqps <^hs^\)s^ de souliers de satin blanc; un cavalier la repousse en arrière, tandis qu'un autre la la lance en «^yapt. Toile. Cinquante-et-un centimètres sur soixante^t-un? Ces deux tableaux proviei^tient de la collectioq de lord We|lesley, comte de MoroingtOQ^ Bruxelles. Avec le pr^édent : 30,500 fr.; Fould.
Établissement d'un Camp françuisi : vera la gauche, un groupe animé dont le principal personnage est une jçune femnoe qui cheminait sur son âne chargé de légumes et de diverses provisions,, nn^is que la paisible monture , en tombant, vient d'entratner dans sa chute m^lepcontreuse; un mousquetaire s*est empressé de lui offrir ses secours légèrement intéressés. Bois, Vingt-s^t centimètres sur quarante-deux. Ce tableau et le suivant 15,100 fr.; M. Ficbel^ pour un amateur.
Un Caropement ; nous sommes maintenant au milieu d'un camp^ chacun y est chez soi et s'occupe à sa manière î à gauche, une servante écure un chaudron sur la pierf« d'un puits, et ses regards 3e portent furtivement sur un chef qui donne fièrement le bras à une dame riche- . ment vêtue d'une longue rob^ 4© soie è larges rayures, coiffée d'une fanchon; sur te terrasse sont plusieurs groupes couchés ou assis, parmi lesquels on remarque une femme charmante que courtise un mousquetaire. Bois. Vingt-sept centimètres sur quarante-deux". Ce tableau a été vendu avec le précédent.
ANTOINE WATTEAU. Les Deux Cousines : petite composition qui nous transporte au milieu d'un bois magnifique; un cours d'eau traverse de droite à gauche ce site enchanteur, embelli de statues et animé par quelques figures, parmi lesquelles se remarque un groupe de troia personnages. Toile. Vingt-neuf oentiraètres sur trentecinq et demi. 55,000 fr.; Van der Hoven*
FRANÇOIS DESPORTES. Sujet de Chasse : dans un parc, auprès d'une fontaine architecturale et au pied dHine colonne brisée> on voit un groupe de gibier composé de faisans ^saéu et argentés, avec deux lapins attachés ensemble et suspendus 1 à la droite de ce groupe s'élève un Tosi&t chargé de fleurs; à gauche, un chien épagneul flaire le gibier ; près de lui sont deux beaux pavots rouges panachés. Toile. Cent-vingt^cinq centimètres sur cent cinquante -huit. Vendu avec un autr^ ^ei de chasse iO,700 fr.; lord Hartford.
TABLEAUX VENDUS APRÈS DEcèS. — POUCHET, COIIMISSAIRE-PRISEUR; FBRDmAMD LANBU VILLE, EXPERT.
N. BERGHEM. Le Laboureur : au pied d'une ruine baignée par une rivière, une paysanne cause avec un homme vêtu
d'une casaque rouge et monté sur un des chevaux attelés à sa charrue^ près d'elle est un ânej des vaches se désaltèrent. Collection Périer. Toile. Quarante-cinq centimètres sur cinquante-cinq. Vente Varange (9,500 fr.). 7,300 fr. Les Adieux de la bergère : sur une route, près de laquelle se trouve un ch&teau en ruines, des paysans conduisent UD troupeau de vaches et de moutons; une paysanne en pleurs fait ses adieux à sa vieille mère qui est montée sur un âne. Toile. Soixante-six centimètres sur quatre-vingts. 15,500 fr.
KOBËLL. Taureau^ vaches et moutons au pâturage. Les œuvres de ce maître sont très-recherchées et se payent fort cher en Hollande. Bois. Trente-huit centimètres sur quarante-sept. 1,820 fr.
AD. VAN OSTADË. Buveur : un vieillard, coiffé d'un chapeau , est assis près d'une table sur laquelle sont placés un pot d'étain et une pipe; il tient son verre à la main. Bois. Vingt et un centimètres sur dix-neuf. Cabinet Goll d'Amsterdam. Vente Varange (2,150 fr.). 3,050 fr.
W. VAN DEN VELDE. Marine, calme : sur le premier plan, des matelots sont occupés à charger des bateaux marchands; à gauche se dirige une barque vers un yacht richement orné; dans le fond, une flotte est à l'ancre. Toile. Quarante -deux centimètres sur trente -six. Vente Martini (3,400 fr.). 4,000 fr.
Mer agitée : elle est couverte d'un grand nombre de navires battus par les vents. Toile. Quarante-deux centimètres sur trente-six. Pendant du précédent. Ces deux précieux tableaux ont fait partie de la collection de feu sir Richard Forster de Londres. Vente Martini (3,900 fr.). 2,600 fr.
D E M A R N E. Le Petit Poucet et ses frères frappant à la porte de Togre. Collection Perrin atné. 300 fr.
1857 THIBAUDEAD. 537
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