‹ Le trésor des pianistes (volume 2)Chapitre 16 sur 43 · JEAN-CHRISTOPHE-FRÉDERIC BACH · texte numérisé non relu

JEAN-CHRISTOPHE-FRÉDERIC BACH

Jeax-Carisropne-Frénéric BACH, compositeur distingué, huitième fils du grand Jean-Sébastien, naquit à Leipzig, en 1732. Il étudia d’abord le droit à l’université de cette ville; mais bientôt il abandonna cette science pour la musique, qu’il aimait avec passion. Ses heureuses dispositions et les leçons de son père en firent un compositeur habile et un claveciniste remarquable. Charmé de ses talents, le comte de Schaumbourg, grand amateur de musique, le nomma son maître de chapelle et lui donna des appointements de 1,000 thalers (3,750 francs), somme considérable pour cette époque. Les devoirs de sa place l'obligeaient à composer des cantates et des oratorios pour toutes les fêtes de la cour de Bückebourg ; du reste, il jouissait d’une existence douce, tranquille, et pouvait se livrer aux travaux qu’il affectionnait, sans être troublé par un service fatigant. Il ne s’éloigna qu'une seule fois de la résidence du comte de Schaumbourg : ce fut pour faire avec son frère, Jean-Chrétien Bach, un voyage de quelques mois à Londres. De retour à Bückebourg, il y reprit ses travaux, y vécut encore environ vingt-cinq ans et mourut le 26 janvier 1795, d’une inflammation de poitrine, laissant après lui la réputation d’un artiste distingué et d’un homme respectable. On ne trouve pas dans ses ouvrages la richesse d'imagination qui distingue ceux de ses frères Charles-Philippe-Emmanuel et Guillaume-Friedmann ; mais ils se font remarquer par la force de l'harmonie et par l’habileté avec laquelle le style fugué y est traité. Bach aimait son art avec passion et s’en occupait sans cesse. Jusqu'à sa mort, il conserva l’habitude de consacrer toutes les matinées à la composition. Ses ouvrages sont en grand nombre ; la bibliothèque royale de Berlin possède de lui en manuscrit : Zno, cantate dont les paroles sont de Ramler : elle est à voix seule, avec deux violons, alto et basse ; — Za Jeunesse de Jésus, tableau biblique à quatre voix, deux violons, viole, basse continue, deux flûtes et deux cors; — Za Résurrection de Lazare, oratorio de Herder, à quatre voix et orchestre; — Une cantate pour l’anniversaire de la naissance du comte de Schaumbourg, composée en 1787, à quatre voix et orchestre ; — Une cantate pour l’Ascension, à quatre voix, deux violons, alto et basse continue; — Deux motets à quatre voix; — Une symphonie (en s2 bémol) pour deux violons, alto, basse, deux clarinettes, basson et deux cors; — Pygmalion, cantate théâtrale ; — Deux concertos pour le piano avec orchestre; — Un trio pour flûte, violon et basse; — Un autre trio pour deux violons et basse; — Des airs avec orchestre. On n’a imprimé de la composition de Jean-Christophe-Frédérie Bach que des sonates

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