‹ Le tresor du bibliophileChapitre 17 sur 514 · LAVAGE ET ENCOLLAGE — RESTAURATION · texte numérisé non relu

LAVAGE ET ENCOLLAGE — RESTAURATION

Avant de relier les ouvrages romantiques, il faut souvent faire disparaître les mouillures, piqûres et outrages du temps, qui véritablement ne sont pas supportables quand ils sont importants. En effet, la plupart des papiers de cette époque, destinés à l'impression des livres à gravures sur bois, étaient sans colle ; leur fragilité n'a pas résisté aux variations de température, à l'humidité, leur grand ennemi; c'est ce qui explique la nécessité du lavage et de l'encollage. L'opération est d'ailleurs d'une extrême délicatesse, car souvent il ne faut laver que les parties qui en ont besoin et, d'autre part, il importe de respecter le ton des papiers et la beauté des épreuves ; un lavage qui aboutirait à transformer un papier teinté en un papier d'un blanc pur n'apporterait qu'une aggravation au mauvais état du livre. Si les vélins réclament le plus grand soin, le chine doit être l'objet d'une manipulation toute spéciale, à cause de sa grande fragilité dès qu'il est mouillé. L'encollage fixe pour toujours l'inaltérabilité du papier ainsi traité.

Quand tous ces travaux ont été éxécutés soigneusement par des artistes comme les Debroise, les Hitter, les Vigna, les Dupré et que le livre a repris son aspect primitif, le relieur intervient alors et constitue du définitif.

M. Prévotat, le dernier venu, est passé maître; il s'est spécialisé dans la restauration des vieux livres et des couvertures, de ces couvertures devenues si rares, qui font

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