Tome I : (première partie) 202 pages tout compris
Frontispice et 28 pl. hors texte sur acier, coloriées.
Tome II : (deuxième partie) faux titre, titre et p. 263 n. ch. à p. 364, iv p. introduction d'Alph. Karr pour la Botanique et 132 pages.
Frontispice, 22 planches, hors texte sur acier, coloriées et 2 planches en noir pour la Botanique.
Les deux frontispices gravés sur bois et coloriés portent : Typ. Pion frères.
Dessins de Grandville gravés par Geoffroy. L'ouvrage a paru en 83 livraisons. Grandville, ainsi qu'il résulte d'un procès, n'aurait fait qu'une partie des dessins.
Les couvertures blanches imprimées en rose reproduisent les frontispices.
Les cartonnages et surtout les reliures de l'éditeur, genre Boutigny, sont à rechercher.
Vente :
L. de Montgermont, 1912, fig. coloriées, demi-rel., couv 122 fr.
Une deuxième édition porte la date de 1847, elle se reconnaît à ce que la pagination n'est pas suivie, mais spéciale à chaque volume.
Réimpression : Paris, Martinon, s. d. (1857), 2 vol. avec pagination spéciale à chaque volume; le texte est encadré d'un double filet; les gravures sont entourées d'un filet doré et les légendes sont imprimées en or.
Il a été fait une réimpression belge, Bruxelles, Delavau, 1852, 2 vol. in-8, couv. blanche glacée, cadre imprimé en bleu et vert, répété sur les deux plats.
Les figures, de coloris différent, portent au bas : Lith. de E. De Ligne.
Pour les autres ouvrages de Grandville, voir a la table des artistes.
Grandville, de son vrai nom Gérard, fut un caricaturiste et un illustrateur. Sa collaboration à l'illustration des livres fut grande et variée. Il se dépensa de son mieux dans le journal La Caricature avant l'arrivée de Daumier et on peut dire qu'il fut, malgré certaines critiques, un brillant second de la pléiade des grands illustrateurs de l'époque romantique; les ouvrages qu'il a illustrés, dit M. Henri Beraldi, « demeurent un élément obligé d'une collection de livres à figures ».
Son existence fut courte et semée de gros chagrins intimes, il se maria deux fois, perdit ses enfants et mourut à quarante-quatre ans dans un accès de folie. Il s'était composé cette épitaphe : Ci-git Grandville, il aima tout, fit tout vivre, parler et marcher, seul, il ne sut pas faire son chemin. C'était une boutade de malade et une erreur; celui qui sut attacher son nom aux Voyages de Gulliver, un des meilleurs livres illus-
GHANDVILLE - GRESSET
très de cette époque, aux Animaux peints par eux-mêmes, aux Fables de La Fontaine et aux Métamorphoses du jour, pour ne citer que ses œuvres principales, cet artiste-là a fait son chemin et il restera.