‹ Le trésor du prêtreChapitre 87 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

d'indulgence plénière, quand bien même la confession serait prescrite; mais cette confession ne suffit pas pour l'indulgence recordée en forme de Jubilé; car, pour cette indulgence, le Saint-Siège demande une confession spéciale (9 décembre 4763). — Cependant, il n'est pas nécessaire qu'on reçoive l'absolution (20 août 1828). — C'est pour cela que la personne à qui on aurait différé l'absolution ne devra pas recommencer les jeûnes et les autres œuvres prescrites, quand elle la recevra, si elle s'en était déjà acquittée, avant de se confesser la première fois (28 novembre 4759). — Egalement, celui qui doit s'absenter durant deux ou trois jours du lieu où il résid.3, pourra continuer les œuvres qu'il avait commencées, en dehors de ce lieu, et gagner le Jubilé. (Ibid). — Les fidèles peuvent accomplir les œuvres prescrites le jour du mois qui leur convient ; à l'exception des trois jeûnes, qui doivent être faits dans la même semaine. (S. Penit. 46 mars 4865). — Et quant à la communion, quoique Inconcussi juris est, operibus alias prœscriptis satisfieri nonposse obligationi de operibus injunctis ad acquirendas Indulgentias, nisi aliud constet expresse démente concèdent is; cependant, pour le Jubilé de 1865, le Saint-Siège a permis qu'une même communion servît pour le Jubilé et pour l'accomplissement du devoir pascal ; comme aussi que les mêmes jeûnes pussent acquitter la double obligation du Jubilé et du Carême. (S. Penit. janvier 4865). Preces requisitœ in indulgent iarum concessionibus ad adimplendam Summi Pontifias intentionem sunt ad uniuscujusque fidelis libitum, nisi peculiariter adsignentur, (29 mai 4841). — Il est indifférent que les visites soient faites avant ou après la confession. — Et la commutation des œuvres prescrites, un motif raisonnable existant, peut avoir lieu en dehors de la confession (16 mars 1865).

Durant le Jubilé, toute autre indulgence promis demeure suspendue, même celle de la bénédiction papale que donnent les évèques certains jours de Tannée (1 9 décembre 1 824). — Mais il faut excepter, outre celles dont nous avons déjà parlé, les indulgences de Y Angélus (4), de la prière Sacro-

(1) Pour les gagner, il n'est pas nécessaire que la cloche soit bénite comme quelques-uns le veulent ; car ces indulgences ne sont poiul attachées à la cloche, mais à la prière dite à tel ou tel moment.

sanctœ, de l'autel privilégié, et toutes celles des vivants, uniquement accordées en faveur des âmes du purgatoire; (Benoit XIV. 16 décembre 1749). — Léon XII a excepté au-si. pour le Jubilé de 1825, les indulgences de la sainte Croisade ; mais ex speciali gratia et in exemplum minime offerenda, pra hac vice clément issime annuit. ^Léon XII, 23 décembre 1824). — Bien qu'il ne soit pas fait une mention spéciale de cela, le pouvoir d'absoudre de l'hérésie mixte est cependant accordé au confesseur; et la Bal. la Croisade ne dispense pas de faire abstinence les trois jours prescrits par le Saint-Siège pour gagner le Jubilé, (S. Penit. 21 avril 1865). — Cependant, ex speciali Sanctitatis suœ indulto, il a été permis duser d'oeufs et de laitage, pour le Jubilé du Concile, à ceux qui avaient la Bulle deJa Croisade ;S. I. C. 10 juillet 1869;. — Si quelqu'un ne p ut jeûner, confcssavius ipse poterit jejunium in alia pia opéra commutare. (S. I. C. 10 juillet 1869;.

On ne peut gagner le même jubilé qu'une seule fois; mais tant que n'est pas expiré le mois ou le tpmps fixé pour le gagner, les séculier-, les religieux ou les religieuses peuvent faire usage des privilèges accordés par le Saint-Si^ '. cette occasion, quand bien même la communauté aurait déià fait durant la première semaine, par exemple, les jeûnes ou les autres œuvres prescrites pour gagner l'indulgence.

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