‹ Le triolet bleu comédievaudeville en cinq actesChapitre 2 sur 43 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, CHARLES, costume (T étudiant : petite redingote bleue , pantalon b*euy ceinture de cuir noir^ casquette blanche et bleue,

CHARLES. Pardon, mesdemoiseliea , si je vous dér.mge.

toDtes trois. Tiens ! c'est un étudiant!

COAELES , à pariy reganlanl Hose, Si je ne me trompe... cette tournure... oui, c'est bien elle ! ( Haut.) Je fi'ai pas Thonneur d'étre connu de vous, mais cette lettre de M. le conseiller Hadendorf vous instruira do sujet de ma visite. .

LOUISE, bas à Cécile, Il e*l trél^gmtüf jeuoehoiBiDe.

RO(E, s'approchant de lui. De la part u conseiller?., c’est pour moi , monsieur.

KUe décachète la letlre.

chableS, à pari. J’en étais sûr!., ah!

monsieur le conseiller, ça vous apprendra à parler tout haut de vos conquêtes !

BOSE , lisant.

» Adorable Rose,

n La goutte qui m’emprisonne dans » mon grand fauteuil me privera du bon- » heur de souper avec vous ce soir. Craignant le bavardage des valets, je confie » le mystère de mes amours au plus disv cret de mes amis.

» Je suis, pour la vie, votre esclave, etc.

CHARLES, à part. £lle lit fort bien mon écriture.

BOSE. Dien!... que c’est contrariant!...

dites donc, mesdemoiselles... si nous ne sommes que cinq , ça ne pourra plus être une partie carrée.

LOUISE. C’est vrai, trois dames et deux cavaliers... c’est incorrect !

CHARLES, à part. Allons, encore un petit mensonge. ( Haut.) 11 y aurait bien un moyen de régulariser tout cela.

BOSE. 'Vraiment, et lequel.’’ cuABLBS. Relisez la lettre du conseiller.

Am : Je sais attacher des rùhans.

Par lui je devaii tire admis Dans cet asile du mystère ,

Le plus discret de ses amis Sur son bonheur saura se taire.

Accueillea-moi, c’est mon espoir...

Car je voudrais, séduit par tant de grâce , Auprès de vuus le remplacer ce soir.

Et ne plus lui rendre sa place, (èés.) céciLE. Tiens!., mais c’est comme une déclaration, cela.

BOSE. Envoyez donc des étudians quand on est goutteux, ils font joliment les commissions !

LOUISE. Au fait, monsieur a raison... et pourvu qn'il nous promette d’être aimable...

cuABLES. Aimable... je ne sais pas, mais pour galant, empressé, amoureux, oh ! je réponds de moi, charmante Rose, et pour commencer.

11 va pour l'embrasser.

ROSE C’est un peu fort ! ( A part.) Il est tont-à-faitbien ce jeune bomme-U... qu'en dites-vous, mesdemoiselles ?

céciLE. Mais, certainement... ce serait très-inconvenant que de ne pas recevoir monsieur.

LOUISE. C’est dit, voiis êtes des nôtres, et pour commencer, vous aller nous aider à mettre le couvert.

BOSE. Oui, cela sera plus tôt fait...

CHARLES, à Doré. Bon ! me voiiil en pied.

A Rose, Voniez-voits que je vous aidef^

CÉCILE , le prenant par le bras. Non, monsieur, venez plutôt icL.. placez ces assiettes, posez ces verres sur la table.

LOUISE. Là!., voilà encore Cécile qui veut accaparer celui-là... prends garde à toi. Rose.

CHARLES. Ah ! mademoiselle n'a rien à craindre.

( Déclamant avec cmpbaae.)

Dans ce moment de faveur pen commune ,

Si , près de vous, mes regards enchantés

Admirent toutes les beautés.

Mon cœur ne peut en aimer qu'une.

ROSE. Tiens!... ^a rime!... oh! que c’est joli!... on dirait des vers d’Opéra.

CÉCILE. Monsieur fait peut-être des pièces de comédie.

CHARLES. Des pièces?... oui, j’en fais quelquefois et... tenez, puisque vous m'avez admis dans votre petit comité, je vais vous en raconter une que je viens d’imaginer.

TOUTES se rapprochant ^e /ui. Ah! voyons, voyous !

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